AFFAIRE KARINE LEROY

1ère Partie

  1. (voix off) Karine suivait le même itinéraire tous les jours.
  2. 00'48" (Mère) Ici pour moi c'est son cimetière, c'est là qu'on l'a retrouvée.
  3. 02'23" Qui a enlevé la vie de ma fille et pourquoi?
  4. 03'55" (voix off) Ce 9 juin 94 au matin,en cette fin d'année scolaire, elle doit assister à une rencontre sportive organisée entre professeurs et élèves.... Nathalie, sa soeur jumelle, était déjà en vacances. Ce matin-là elle assiste au départ de Karine.
  5. 04'40" (Nathalie Leroy) J'ai attendu la copine mais elle n'est pas repassée.
  6. 06'03" (voix off) Chaque jour Karine empruntait le même itinéraire pour aller au lycée.
  7. 5'30" (Mère) Moi ça me faisait toujours peur de passer là avec Karine mais comme les jeunes "C'est pas grave, c'est pas grave, tu vois le mal partout" comme elle disait... moi depuis 15 ans c'est toujours là que j'ai pensé qu'il était arrivé le malheur. Elle a dû passer ici, c'est là qu'on l'a prise et qu'on l'a assassinée. Pour moi personnellement c'est ce que j'ai toujours pensé.
  8. 07'00 (Nathalie Leroy) ... J'ai appelé ma mère et personne ne l'avait (Karine) vue.
  9. 08'27" (voix off) Mme Cagnet appelle le lycée et apprend que sa fille ne s'y est pas rendue de la journée.
  10. 15'07" (voix off) Le corps repose au tout début du petit bois situé à côté du chateau d'eau à l'extrémité de ce champ.
  11. 15'33" (voix off)... Quand à la terre retrouvée sous les semelles des chaussures de la victime, elle se révèle identique à celle du champ voisin. Conclusion: Karine était encore vivante puisqu'elle marchait à son arrivée dans le bois.
  12. 17'20" (Capitaine Jeannesson) Le blouson et le T-shirt qu'elle portait portaient les signes d'une incision.
  13. 16'43" (voix off)... soutien-gorge dans la poche arrière du jeans et bois fréquenté par des couples.

2ème Partie

  1. 00'41" (Nathalie Esperet) ...je la vois le faire, et le mettre (son soutien-gorge) dans la poche de son blouson en cuir. Elle avait de grandes poches. Mais au mois de juin elle l'avait certainement pas son blouson, enfin, je sais pas comment elle était habillée, peu importe j'ai plus le souvenir mais euh... qu'elle ait pu l'enlever, ouis, mais comme vous dites, dans un endroit glauque, pas du tout, mais alors, pas du tout!
  2. 01'06" (voix off) A l'annonce de la mort de sa fille, Annick Cagnet s'était évanouie, un malaise dont les séquelles la font encore souffrir aujourd'hui.
  3. 01'24" (Mère) Pour moi-même, dans ma tête, il fallait que je la voie... pour moi, quelquefois je me dis elle est peut-être partie en vacances puis elle reviendra un jour. Voyez, c'est ça que... mais ils ont pas voulu [me montrer le cadavre] parce qu'ils savent que je suis cardiaque.
  4. 03'10" (voix off)... d'autres parcourent tous les itinéraires allant de Beauval au lycée Jean Vilar. Les enquêteurs cherchent notamment les lunettes et le cartable de Karine, curieusement introuvables dans les bois de Montceau.
  5. 04'17" (Capitaine J.) Si elle avait été enlevée de force il y a de grandes chances qu'il y aurait eu un témoin de la scène. Or ça n'a pas été le cas.
  6. 04'24" (voix off) Restent deux hypothèses: soit l'enlèvement a eu lieu dans le parking, avec une voiture, soit la disparition a été organisée par un proche.
  7. 05'29" (Nathalie) C'est quelqu'un qu'elle connaissait sinon elle ne serait jamais montée.
  8. 05'35" (voix off) L'objectif est de découvrir s'il existe un mobile de vengeance, haine ou jalousie mais rien ne permet de conclure que Karine se sentait menacée avant sa disparition.
  9. 08'05 (Capt. J) Tout le monde est suspecté... tant qu'on n'a pas une preuve que telle personne n'a rien à voir avec ce crime on ne lâche pas... il faut vérifier les emplois du temps de chacun.
  10. 08'29" (Nathalie Esperet) ... et puis ils vont voir les principaux intéressés donc la maman, le père qui dir "moi je savais r..." lui ses auditions étaient toujours super-rapides parce qu'il était jamais au courant de rien, forcément, Karine ne parlait pas avec, donc il renvoyait toujours sur la mère...
  11. 08'56" Ils ont vraiment commencé à écouter la mère et elle elle les a orientés: "untel il est comme ci, untel il est comme ça...
  12. 09'00" (Mère) Quand j'avais, pour moi, des pistes, je le disais aux gendarmes. Et eux, peut-être qu'ils y allaient, mais ils y allaient pas tout de suite. Le problème c'est qu'ils y allaient pas tout de suite.
  13. 09'17" ...après ils m'ont dit soit-disant que je perdais la tête, que j'avais des hallucinations...
  14. 09'24" (Capt J) A un moment de l'enquête on s'est rapproché d'une voyante, enfin... C'est Mme Cagnet qui nous avait plus ou moins orientés vers quelqu'un qui avait des "flashes".
  15. 09'50" (voix off) Plus sérieusement, les enquêteurs continuent à creuser la piste familiale sans épargner personne.
  16. 10'24" (Capt. J) Finalement on en arrive à travailler plus sur les ancien amis de Karine Leroy. Une fois de plus, elle avait très peu de relations extérieures à son groupe.
  17. 11'38" (Mère) Je l'ai toujours pris comme mon fils, parce que quand il est arrivé à Meaux il était tout seul. Et puis par l'intermédiaire de ma famille, enfin famille du 2ème mariage, je l'ai connu comme ça, mais c'est vrai qu'à première vue, pour moi personnellement c'est pas lui quoi. A moins qu'on me dise vraiment aujourd'hui on me dise que c'est lui, c'est lui qu'a tué Karine, ça il faudrait qu'ils me le disent en face.
  18. 16'43 (Nathalie E)... des pratiques sexuelles un peu bizarres. Enfin, imaginez si le garçon, pour avoir une érection, il faut qu'il voie la fille de dos, c'est qu'il y a un problème, et Karine, quand elle s'est dir "oh la! C'est bizarre!" elle a mis un terme à cette relation.
  19. 17'15" (Mère) C'est les gendarmes qui me poussent à bout pour que je dise que c'est lui. Alors je dis non, on peut pa accuser une personne quand on n'et pas sûr que c'est la personne ou pas. Parce qu'ils me disent "c'est lui! c'est lui!" Ben je dis non, je suis désolée, c'est votre conviction à vous mais pa à moi. Moi, personnellement, la maman, non. Voilà. Parce qu'il tapait sur la table de leur bureau "Ecoutez! On vous dit que c'et lui! Ben je dis écoutez, si vraiment c'est lui, arrêtez-le.

3ème Partie

  1. 02'45" (voix off) La pression ne fait pas craquer le jeune homme mais elle renforce sa haine contre la famille de Karine. 3 ans après sa dernière garde à vue, sa colère explose au hasard d'une rencontre dans le centre commercial de la cité.
  2. 03'01" (Mère devant boucherie fermée) ... il y avait X à l'intérieur. Il me dit "est-ce que tu me reconnais?" Je lui dis "bien sûr que je te reconnais. Il me dit "arrête de manipuler ta salope de fille pour des connards de gendarmes!" Après le commerçant dit "Ecoutez, allez faire vos histoires dehors." (elle s'éloigne du magasin) et puis là il continuait à m'agresser, donc il m'avait pris à la gorge comme ça, et puis il serrait, il serrait, il serrait...
  3. 03'32" (Rezika,amie de la mère) entre à G et tournant le dos à la caméra se dirige vers la Mère: "Je le vois en train de l'étrangler donc PLOW (fait un mouvement d'attaque avec le genou) coup de poing (rit) et puis il a lâché Annick. Je l'ai re-choppé et puis hop, il m'a lâché les bras et il s'est sauvé dans le magasin. Au moment où il l'étranglait, il était en train de dire "De toute façon je vais t'envoyer en haut, avec..." euh bon alors je vais dire un gros mot... "avec ta salope de fille, je vais t'expédier avec ta salope de fille!"
  4. 04'03" (voix off) L'agresseur est placé en détention. Un mois plus tard, sur plainte d'Annick Cagnet, le jeune homme est condamné pour violences volontaires.
  5. 04'18" (Mère) alors peut-être qu'à force de le harceler il est devenu à moitié fou... donc il a voulu peut-être se venger, enfin je sais pas, je suppose, je suppose qu'il a voulu se venger un petit peu comme ça.
  6. 05'15" (Sophie Combes, juge d'instruction)... en plus c'était [le corps] en bordure d'un petit bois donc c'est des lieux qui sont quand même humides..
  7. 06'12 Les premières investigations qu'on fait, c'est souvent là qu'on a des éléments déterminants.
  8. FIN 1999 LE JUGE ORDONNE UN NON LIEU
  9. 06'13" (Nathalie Leroy) (Gros soupir) Ca fait mal...
  10. 07'07" (Mère) Je n'en resterai pas là, me connaissant, je pourrai pas, à moins que Dieu m'emmène avec lui la-haut! La je pourrai plus rien faire et je n'embêterai plus personne, le gendarme, les autorités, j'embêterai plus personne, mais tant que je serai sur la terre (mouvement de négation)... j'arrêterai pas.
  11. L'AVOCAT DE LA FAMILLE DEMANDE A CE QUE L'ADN DE MICHEL FOURNIRET SOIT COMPARE AVEC LE SPECIMEN TROUVE SUR KARINE
  12. 09'26" (Sophie Combes)... il faut savoir qu'on n'a pas d'éléments biologiques laissant penser à ce que cette JF ait fait l'objet d'un viol ou autre chose, il y a juste ce détail de son soutien-gorge qui a été retrouvé dans sa poche qui a fait penser à un moment donné, à éventuellement une agression sexuelle. Mais rien qui n'ait laissé de trace physiologique sur elle.
  13. 10'10" (Nathalie) ... de toute manière au point où on en est il faut tout essayer.
  14. COMPARAISON AVEC L'ADN DE GUARDO
  15. AFFAIRE CLASSEE LE 30 JANVIER 2007
  16. 13'07" (Capitaine J) Humainement ce sont des affaires qui vous poursuivent tout le temps... parce que là, compte tenu du scénario, il y a eu un niveau de souffrance... et puis... quelque part, un assassin se promène!
  17. 13'49" (Nathalie L)... les faits sont peut-être à côté de nous et que ça a été fait, mal fait, j'en sais rien mais... je peux pas rester comme ça.
  18. 14'14" (Sophie Combes) Qu'est-ce qui pourrait relancer ce dossier? Ca peut être des aspects techniques (Il y a des génotypes qui restent à compléter... la science va très vite dans ce domaine et rien ne dit que d'ici plusieurs années on ne sera pas capable de les compléter.
  19. 14'42" Ce type de dossier, c'est susceptible de rebondir par des axes, des renseignements qui vont arriver en parallèle en fait.
  20. 16'12" (Mère assise dans son lit en face d'une photo de Karine) Je la regarde et je lui pose des questions. Des fois je me dis peut être qu'elle va me parler... Il est temps que ça s'arrête tout ça, j'en ai marre! (frottant la photo) je lui dis eh ben, y'a de la poussière comme d'habitude. Je lui fais des bisous... Pourquoi, pourquoi t'es partie? Pourquoi tu m'a laissée tomber? Tes frères et soeurs et puis voilà.