attentat de dec. 07 à votre cabinet

Time: Tue, 03 Mar 2009 17:37:01 +0100 (CET)
From: "Brigitte Picart"
To: gouet-jenselme@XXXX
CC: 
Subject: attentat de dec. 07 à votre cabinet

Cher Ma$itre,

Pourriez-vous me dire si vous avez donné suite à mon envoi de documents? Je ne puis vous cacher plus longtemps la situation critique dans laquelle je me trouve et j'avoue que j'avais placé en vous l'espoir de pouvoir me sortir de captivité. Je ne veux pas passer le reste de ma vie à être empêchée de porter plainte, et à subir les violences des membres de ma famille.

Les papiers que je vous ai envoyés en pdf contiennent la preuve que l'objet de l'appel fictif était de camoufler des crimes préexistants dont j'avais été victime en leur donnant l'autorité apparente de la "res judicata". Il ne restait plus, après avoir usurpé l'identité de Me Brane, qu'à l'empêcher de parler, ce qui explique le colis piégé.


Depuis notre conversation téléphonique de fin janvier j'ai reçu des menaces extraordinaires, et j'ai même été empoisonnée par du thé: j'avais acheté une boîte de thé Twinings en vrac et la première fois que je m'en suis servie le samedi 21 février j'ai vu que le sceau de papier aluminium était brisé. Dès le lendemain je souffrais de symptômes assez bénins qui se sont aggravés au cours de la semaine. Hier j'avais tout le corps, à part les jambes et le visage, couvert d'urticaire et les démangeaisons m'ont empêchée de dormir toute la semaine.

Dimanche dernier j'ai appelé le centre anti-poison et expliqué ce que je viens de vous dire au sujet du thé, et décrit mes symptômes, et après m'avoir mise en attente quelques minutes la femme qui avait répondu à mon appel m'a dit que ce n'est certainement pas un empoisonnement, que c'est probablement une attaque virale et que ce n'est pas la peine de conserver le thé ni de le faire analyser!

Voilà un exemple de plus qui prouve que toutes mes communications sont surveillées. C'est pourquoi vous êtes la seule qui puisse agir en ma faveur car nous avons des intérêts communs. En agissant pour faire la lumière sur l'attentat contre votre collègue vous me délivrerez.

Je ne veux pas dramatiser ni être mélodramatique mais je vis dans l'isolement le plus complet, et mon état de santé empire petit à petit car ma famille ne me laisse pas recevoir les soins dont j'ai besoin. Ainsi depuis début 05 je ne peux me déplacer sans béquilles suite à une agression dont j'ai été victime le 31 dec. 04 et du fait que les diverses fractures et lésions n'ont pas toutes été traitées; j'ai perdu un bridge dentaire en juin 06 et n'ai pu recevoir de soins pour le re-sceller; j'ai pris beaucoup de poids à cause de l'immobilisation qui résulte de mon handicap moteur, je ne peux pas avoir de lunettes de prescription, et maintenant je me remets de mon empoisonnement récent avec les moyens à ma disposition.

N'ai-je pas assez souffert?

Recevez, cher Maître, mes salutations distinguées.



Brigitte Picart