Journal de la Femme à Abattre



[HOME] - [CONTENTS] - [PRINT] - [PHOTOS OF MY WORK] - [CONTACT] - [<--] - [-->] Bookmark and Share

Paris, août 2009

Lundi 3: finis ma 3ème bande "double chevron" tissage au doigt, commencée lundi dernier. Photos sur Flickr:cliquez sur "photos of my work" ci-dessus puis sur l'album "FINGERWEAVING" ou cliquez sur ce lien:3eme bande en double chevrons

Mardi 4: Asiatique accroupi au pied du tilleul en face de ma fenêtre parle très fort comme s'il perdait la boule. Après quelques minutes je jette un oeil. Il y a deux flics en chemisette blanche debout à environ trois mètres de lui. Et le seuil de la porte d'entrée est toujours en terre battue, de même que la terrasse du restau, bien que celle-ci soit recouverte d'un plancher.

Merc. 5: dès 8h30 du mat les ouvriers de Jean Lefèbvre sont de nouveau là et cette fois ils tassent le sol à l'endroit de la tranchée, déposent à la surface une matière plus fine d'apprêt et enfin, une couche de.... BETON! Non pas du goudron mais du béton. En plus ils ont agrandi la surface où le goudron a été enlevé mais ils n'ont pas bétonné cette surface, comme s'ils voulaient pouvoir enlever la couche de béton d'un simple petit coup de pelle. Ben voyons! Voici quelques photos de la phase de bétonnage, et le lendemain, de la phase: d'asphaltage-sur-papier-kraft: sur mon album flickr

Jeudi 6: téléchargé les docs pdf que j'avais transmis à Me Gouet-Jenselme lors de nos échanges de Janvier à Mars dernier. Il s'agit des papiers de première instance au TGI d'Evreux et l'appel à la cour à Rouen. Enfin, d'après les dires de Sophie. A mon avis la plainte n'a été déposée au TGI d'Evreux que pour fournir un prétexte à la production d'un appel bidon qui n'a été en fait rédigé que pour que je le lise. Me Gouet-Jenselme m'avait bien affirmé avoir transmis tous mes e-mails et les docs à l'inspecteur en charge (dont elle ne m'a pas donné le nom) et je n'ai jamais été contactée. Est-ce normal? Il ne me semble pas pourtant que les pistes d'enquête abondent dans cette affaire. Et moi, moi seule, j'avais trouvé un motif et une coupable alors qu'est-ce qu'ils attendent? Enfin, voilà les docs en question. Attention, ils sont assez lourds car je les ai scannés en haute résolution. Pour accélérer le chargement il vaut mieux d'abord ouvrir le lecteur Acrobat:

- plainte TGI Evreux
- appel Rouen

Comme elle évoque à la p. 15 de l'appel l'attentat de New York du 23 mai 90 et plus bas celui de Paris du 31 decembre 04 en disant que ce sont des "accidents", je me suis dit que le seul but de ces papiers était de donner à ces mensonges l'apparence de la res judicata, la chose jugée, pour que j'arrête de m'inquiéter, puisque les déclarations contenues dans des papiers soumis au tribunal sont en fait des déclarations sous serment. Donc elle voulait en quelque sorte, que cela soit gravé dans la pierre. "C'ETAIT DES ACCIDENTS" point final.

Je ne sais pas s'il y a un rapport, mais juste un mois auparavant le notaire de la succession m'avait remis une somme coquette à titre de ma part d'héritage. Il se peut que ma soeur (et la famille derrière elle) ait craint que maintenant que j'en avails les moyens, je fasse des vagues, contacte son avocat et découvre le pot aux roses. Alors pour s'assurer que rien ne viendrait ébranler son édifice de mensonge, elle aura voulu réduire au silence l'avocat dont elle a emprunté le nom, Olivier Brane, en le tuant par l'explosion d'un colis piégé qu'elle ou une autre femme a livré à son cabinet aux alentours de Noël 07 pour faire croire à un cadeau. Mais c'est la secrétaire qui a ouvert le cadeau, et c'est elle, pas l'avocat usurpé, qui est morte. Lui, il a "seulement" été blessé à la main et au visage. Et c'est cette personne immonde, ma soeur, que la police protège. C'est elle qui épie mes moindres faits et gestes, c'est elle qui écoute mon téléphone, et qui garde à l'oeil tout ce que j'écris sur mon ordinateur même quand je ne suis pas connectée à internet.

Bien sûr comme les policiers (les bons, je veux dire) ne sont pas au courant de ces "accidents" car tout a été fait pour m'empêcher de porter plainte, ils ne sont pas capables de faire le rapprochement; mais moi qui ai survécu et qui connais la noirceur de l'âme de ma soeur, je suis seule capable de le faire.
Colis piégé... suite en septembre

Donc pour en revenir à Jeudi 6, j'ai lancé un appel au secours sur le forum Doctissimo (sexualité-viol et abus sexuels- sur un fil intitulé "je suis policier, si je peux vous aider je le ferais" (sic). J'étais au comble de l'angoisse à cause de ces faux travaux et l'ouverture permanente de la porte de la cave ainsi que les travaux au 1er étage, tout cela se combinant pour fournir les moyens de me faire disparaître après m'avoir tuée. Voici le texte et les échanges suivants:

kamomil (c'est moi): Bonjour cocoinfo. J'ai une question pour vous. Voilà, je n'ose pas sortir de chez moi entre 9 heures et 19 heures.

Je vis seule, quinqua sans enfants et n'ai pas d'emploi à l'extérieur. Je m'occupe d'arts textiles en vivant sur un petit héritage. L'immeuble où j'habite appartenait à mon père et nous en avons hérité moi, ma mère et mes 6 frères et soeurs. Mais tout le 1er étage a été vendu à un restaurateur chinois.

- Depuis quelques mois l'accès à la cave, qui se trouve sous l'escalier dans le réduit à poubelles, est dégagé en permanence alors qu'avant il était bloqué par les poubelles. Maintenant les poubelles sont dans l'entrée, ce qui est illégal, et malgré mes réclamations au syndic et au représentant syndical qui est mon petit frère, elles restent là.

Voici le réduit-poubelles avec accès cave.

- En plus de l'accès à la cave dégagé, qui, à mon avis, crée un danger pour la sécurité des habitants, il y a le fait qu'une tranchée a été creusée à l'emplacement de la terrasse du restau et devant l'entrée de l'immeuble. Cette tranchée est restée ouverte environ 2 mois mai-juin sans que rien ne s'y passe, puis elle a été rebouchée mais pas goudronnée, ce qui fait qu'on peut facilement la creuser à nouveau. Cette tranchée n'a pas de fonction apparente, et ni EDF ni GDF n'y a travaillé, et s'ils y avaient travaillé ils l'auraient rebouchée et goudronnée immédiatement leur travail terminé. Donc je trouve cela suspect.

Voici le seuil de l'entrée de l'immeuble. A droite on voit mes béquilles.

- En plus de ça depuis début juillet le restaurateur fait rénover son appartement du 1er et c'est pourquoi je n'ose pas sortir car j'ai peur que les ouvriers m'agressent et me tuent quand je suis dans l'escalier et profitent de l'état de l'appartement en chantier, de l'accès à la cave, et de la tranchée, pour me faire disparaitre.

Je ne suis pas parano! Le chef de chantier m'a déjà menacée il y a plus d'un an à une autre occasion. Le restaurateur chinois est ami avec ma mère de même que la police de mon arrondissement. Ma famille a essayé de me faire mourir dans des "accidents" c'est pourquoi je suis estropiée et dois marcher avec des béquilles depuis 4 ans.

Et ils me gardent sous surveillance totale, y compris bien sûr tout ce que je fais et j'écris sur mon ordinateur. Ainsi je ne peux pas porter plainte. Ma famille m'empêche de me faire soigner, et j'ai besoin de soins non seulement pour réparer mes deux genoux, mais aussi j'ai besoin de soins dentaires et ophtalmiques, mais comme ma famille a peur que je communique mes problèmes à un docteur, ils me menacent dès que j'essaie de me sortir de mon problème.

Là j'ai besoin d'aller à la poste mais comme les ouvriers travaillent même le samedi je ne peux pas y aller. Ma vie est complètement gâchée.

Au secours! Aidez-moi!

Réponse de cocoinfo du 8 août: kamomil vous me paraissez énormément parano, non? si problème il devait y avoir, vous avez possibilité d'appeler la police, les pompiers... j'avoue que ce que vous me dites me parait très grossier !

Le 15 j'ai répondu: Je vous ai bien dit pourtant que je ne suis pas parano. J'ai été victime d'abus de toute sorte, y compris sexuels, par les membres de ma famille depuis ma petite enfance. Ils/elles ont essayé en vain de me pervertir et n'y parvenant pas ont essayé de me "supprimer". J'ai survécu à plusieurs tentatives d'assassinat et suis maintenant estropiée car ayant survécu à la dernière tentative dissimulée en "accident de la circulation", je n'ai pas pu obtenir les soins orthopédiques qui m'auraient rétablie. Voilà pourquoi je marche avec des béquilles depuis 4ans et demie.

Ma famille a des connections pour se protéger, y compris avec la police de mon quartier, alors me conseiller d'appeler la police ne sert à rien. Si la police était fiable et non-corrompue il y a longtemps que je l'aurais appelée. Voilà pourquoi je vous ai demandé votre aide.

Bien sûr je ne peux pas tout vous raconter sur un forum, c'est pourquoi ce que je vous dis vous parait "très grossier". Quand j'ai écrit mon message précédent j'étais au paroxysme de l'angoisse mais tout ce que j'ai dit est strictement factuel..

J'étais curieuse de voir comment vous réagiriez à un appel au secours. Maintenant je sais: en blâmant la victime. Rien de nouveau sous le soleil.

louloulina: ...vers 14 ans j'ai fais l'amour avec lui et cela a continué durant 2 ans pendant longtemps je n'ai pas aimé ca je trouvais ca douloureux mais étant donné mes sentiments j'ai persisté et ne lui faisais surtout pas par de ce que je ressentais aujourd'hui je me sens tres mal par rapport a cette relation je ne sais pas si il s'est imposé a moi ou si j'étais consentente et maitre de mes decisions en plus je culpabilise beaucoup car il s'agit du mari de quelqu'un de ma famille.

cocoinfo: l est difficile de me prononcer, ne connaissant pas cette personne. Maintenant, j'ai toujours du mal à voir un adulte de 21 ans s'interesser à une enfant de 12 ans ! Parce qu'à cet âge-là, on n'est pas encore adolescent (j'aurai pu comprendre un peu mieux), on est encore une ou un enfant. Certainement vous a-t-il séduit; mais il est évident que, à 12 ans, on n'a pas la faculté de dissocier le bon et le mauvais dans la relation "intime". La jeune fille commence à imaginer ce que peut être la sexualité; l'homme, lui, en a toute conscience. Et cette petite fille ne peut être que éprise, non pas de l'homme en lui-même, mais de la situation. Elle se voit donc, d'ores et déjà comme une femme, puisqu'elle a une relation intime avec un "homme". Donc, en clair, je n'y vois rien de bon. En plus, comme vous le dites, il y a ensuite ces photos ou vidéos que vous avez découvertes.... il y a effectivement de quoi se poser des questions ! Largement.

Louloulina le 17: merci pour votre réponse selon vous est ce que je dois parler de cette affaire aux autorités ou est ce un comportement douteux mais pas alarmant je voulais rajouter que lorsqu on a fait l amour a mes 14 ans j'en parassais 10 alors ca ne change rien a mon histoire mais les interogations sur son attirance pour moi son d'autant plus grande.

cocoinfo: louloulina: vous avez la possibilité d'en avertir les autorités, effectivement; une petite enquête sociale ne serait pas inutile.

kamomil: Une "petite enquête sociale"? Il me semble que c'est d'un viol sur mineur qu'il s'agit car si la jeune fille avait 14 ans quand elle a eu son premier rapport sexuel avec ce jeune homme, elle n'avait pas encore l'âge légal du consentement, qui est 15 ans; donc elle a été violée car elle ne pouvait pas consentir.

cocoinfo: je ne parle pas tant d'elle, mais surtout de ce qu'il en est aujourd'hui. Désire-t-elle déposer plainte, pour ce qui la concerne, seulement? Bien évidement que c'est mieux; mais, dans sa question, il m'a semblé qu'elle voulait plus savoir ce qu'elle pouvait faire vis à vis des photos pédophiles qu'il regardait! Mais bien évidement que, pour ce qui la concerne, elle peut déposer plainte.

Kamomil: je vous sens un peu "agressive" à mon égard! Si mes interventions vous gênent, vous n'êtes pas obligée de lire ce topic!

raphnel: C'était un peut dit sur un ton incisif, kamomil. Mais cette personne a 26 ans aujourd'hui, et elle avait 14 ans au moment des faits, n'y a-t-il pas préscription?

J'ai recopié plusieurs échanges qui ne me concernaient pas car j'ai remarqué un changement très net entre ce que le flic disait avant que je lui pose mes questions et l'appelle au secours, et après. En effet avant il était très professionnel, donnant des réponses directement en rapport avec le code pénal ou le code de procédure pénal, sans élaborer ni donner dans la psychologie, alors qu'après il se met à minauder dans la psychologie de l'adolscente, et toutes sortes de digressions qui sont en dehors de son champ de compétence.

C'est comme s'il voulait montrer que je ne suis pas la seule à qui il donne des réponses inutiles afin que son refus de me venir en aide soit moins flagrant.

Les derniers messages ont eu lieu aux alentours du 18 août donc il faut maintenant revenir en arrière.

Vendredi 7 je suis allée à la poste assez tôt pour être de retour chez moi avant l'arrivée des ouvriers vers 9h. J'ai vu que le bureau de poste près de chez moi était fermé pour travaux. Encore! Il n'y a pas trois ans que tout a été rénové! Il a donc fallu que je claudique jusqu'au bureau de l'avenue d'Italie, près de la place. Je n'ai pas réalisé tout de suite d'ailleurs, je suis restée debout devant le bureau fermé, encore un peu ensommeillée vue l'heure matinale, mais quand l'info s'est finalement enregistrée j'ai regardé mon avis et l'adresse indiquée était bien avenue d'Italie. Quand j'y suis arrivée je n'ai pas eu à attendre une minute, quelqu'un ouvrait déjà le rideau de fer.

Et tandis que nous faisions une petite file pour entrer, j'ai entendu un homme dire à un autre "Alors! Vous partez bientôt en vacances? Ce sera en Normandie ou en Bourgogne?" comme s'il n'y avait nulle part ailleurs pour passer ses vacances. Mais comme ces deux régions sont connectées à ma famille, j'ai su que même si tôt, sans avoir donné le moindre signe préalable de ma décision puisque je l'ai prise au réveil, à part bien sûr la minute pendant laquelle je suis restée devant le bureau de poste fermé près de chez moi... même si tôt quelqu'un fait le guet et a suffisamment de ressources pour mettre en scène ce petit dialogue.

Ensuite pendant que j'attendais mon tour pour envoyer une 2ème fois une paire de chaussures et prendre un livre, l'homme qui me précédait a eu une altercation avec l'employée parce qu'il n'avait pas la procuration pour prendre un colis destiné à sa petite amie. Il a dit à l'employée quelques idioties du genre "mais vous n'avez qu'à regarder dans les pages jaunes, vous verrez que moi et elle habitons à la même adresse" et aussi "c'est la deuxième fois que je viens", et enfin "vivement que la poste soit privatisée, car avec la concurrence vous serez forcés de donner un meilleur service". Et l'employée à chaque fois lui répondait "Je ne fais que suivre la procédure. Si je devais faire une exception pour vous, je devrais la faire pour tout le monde". Et elle a répété "Je ne fais que suivre la procédure."

Rentrée chez moi j'ai pris mon petit dèj et fait un peu de nettoyage et rangement puis me suis allongée pour finir ma nuit écourtée. J'ai été tirée de mon somme par l'odeur du goudron brûlant, me suis levée, suis allée voir à la fenêtre et ai vu qu'à l'emplacement de la tranchée, quelques ouvriers noirs de chez Jean Lefèbvre s'affairaient. L"un d'entre eux avait déroulé sur toute la longueur de la tranchée du papier kraft dont la largeur correspondait exactement à celle de la tranchée, y compris la bande où seul manquait l'asphalte. Quand j'ai pris la première photo le papier avait déjà été presque entièrement recouvert. On dirait que mon appel au secours sur Doctissimo n'aura pas été complètement en vain après tout!

Dimanche 9 je ne suis pas allée au marché de l'avenue d'Italie comme les deux dimanches précédents car j'avais mal au bras droit, mon ancienne fracture à l'humerus me faisait souffrir après que j'ai marché avec mes béquilles jusqu'au bureau de poste éloigné. J'ai donc jugé préférable de laisser mon bras au repos. Si je ne peux plus me déplacer avec mes béquilles à cause d'une douleur au bras, je ne sais pas ce qui va advenir.

Dimanche 6 septembre La semaine suivante j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres une lettre du cabinet Poncet-Deboeuf-Deslandes à Evreux, avocats de la succession de mon père, m'informant que la somme que m'a versé le notaire de Rouen Me Laurent fin octobre 2007 était en fait erronnée car elle ne tenait pas compte des avances qui m'avaient été faites depuis l'ouverture de la succession. Que la cour d'appel de Rouen a homologué l'état liquidatif que j'ai moi même signé le 24 juillet 2002 devant Me Laurent et ma mère à Paris. Il y aurait un trop perçu en ma faveur de 138.000 euros. Me Anne Deslandes me demande de bien vouloir restituer la somme faute de quoi une action en justice pour le recouvrement de ladite somme sera initiée.

Comme cette lettre est arrivée juste après que j'ai posté sur ce site les liens vers les documents juridiques de ma soeur, je me suis demandé si c'était en réaction à ce que j'avais fait. La lettre était datée du 5 août mais on peut toujours anti-dater, et j'avais perdu l'enveloppe. Mais comme il y avait aussi une copie de la lettre en recommandée avec AR j'ai dû aller cherche cette lettre à la poste pour savoir si la date d'expédition était ou non postérieure à mes écrits récents. Et surprise! la lettre avait bien été envoyée le 5, donc LA VEILLE du jour où j'avais posté les documents sur mon site!

Ce genre de coincidence s'appelle je crois la "synchronicité" et ce n'est pas la première fois que cela se produit quand mère et fille sont concernées. D'autant plus qu'astrologiquement, elle et moi avons la lune en Vierge, elle à 5°54 environ et moi à 24°. Donc malgré nos différences nous tendons à avoir des actes et émotions induits par les aspects à la lune presque au même moment, mais évidemment, nos actes et nos émois qui les motivent ne sont pas identiques, loin s'en faut! Mais il faut se rendre à l'évidence, nous avons toutes deux pensé à l'appel de Sophie en même temps. En tout cas j'imagine ce qu'a dû ressentir ma mère quand elle a pris connaissance de ce que je pense de l'appel! Et il était trop tard pour rattrapper la lettre! La mort dans l'âme, je dirais, et le dépit, car au lieu d'un triomphe à l'issue de toutes ses machinations secrètes, c'est un échec retentissant qui lui fait pouet-pouet au nez. Madame Iznogoud s'en est encore pris une dans la gueule.

J'ai appelé le greffe de la cour d'appel de Rouen et faxé ma demande par le biais d'un service qui transforme un email en fax, pour obtenir une copie certifiée conforme du jugement mais les documents émis par les parties, ces fameuses "conclusions" sur lesquelles les juges d'appel se fondent pour prendre leur décision n'y sont pas jointes. J'aurais aimé comparer celles que Sophie m'a gracieusement déposé dans ma boîte à lettres et celles que les juges ont eu devant les yeux, car je suis presque certaine que ce que m'a donné Sophie a été rédigé uniquement pour moi. D'ailleurs c'est complètement hors-sujet.

Je ressors ce fameux état liquidatif que j'ai approuvé et signé en juillet 2002. J'y lis entre autres que, en échange de la somme de tant d'euros et la toute propriété de l'appartement que j'occupe actuellement, je renonce à examiner les comptes de la succession, je renonce à recourir aux voies judiciaires, je donne quitus à ma mère pour son administration de la succesion sans voir la moindre écriture. J'accepte que le montant de tant d'euros m'a été avancé au titre de ma part d'héritage et que cette somme sera déduite du total. (voir 2ème Partie page 4 et 5) Au final, sur un total qui m'est dû d'environ 280.000 euros il ne reste plus à me payer que 38.000!

C'est seulement maintenant que je comprends que ce document dont la signature m'a été extorquée a été versé au dossier de l'instance de Sophie contre notre mère et comme je n'avais pas d'avocat je n'en ai rien su.

J'avais bien demandé l'aide judiciaire à Evreux et on me l'avait bien accordée à 100%, mais l'avocate désignée, Me Sophie Lemonnier, n'existait pas!

En relisant quelques emails de Sophie je vois que fin février 2006 elle me dit "Maman avance que tu as reçu 700.000 francs d'avance sur ton héritage et comme tu ne le démens pas juridiquement tu l'admets." (voir au milieu du texte en rouge) Je lui avais aussitôt répondu en lui demandant "Où et à qui Maman avance-t'elle ceci?" et elle ne m'avait pas répondu! Il n'y a eu aucun échange entre nous jusqu'au mois de juin. Mais c'est bien le fait, par ma mère, de verser au dossier le document que j'avais signé sous la contrainte, reconnaissant que j'avais reçu une avance de 600.000 francs, auquel ma soeur se réfère. Et comment aurais-je pu, sans avocat, offrir un démenti?

Et puis, en admettant que cette avance soit réelle (voir ma réponse de février 2006 plus haut), ma mère n'avait toujours pas rempli la condition de me donner la pleine propriété de l'appartement que j'occupe. Je m'étais bien rendu compte qu'il y avait une volonté insurmontable de ne pas me remettre le titre de propriété ni le règlement de copropriété qui va avec. Pourquoi? Donc si ma mère m'attaquait (en justice cette fois) pour obtenir restitution de la somme selon elle indûment versée, je pourrais toujours réclamer qu'elle, de son côté, tienne son engagement car dans l'état actuel des choses je sui occupante sans titre de mon appartement, et je n'ai pas la possibilité de faire les travaux qui sont pourtant si nécessaires pour rendre le lieu, pour le moins, habitable selon les standards légaux.

C'est pourquoi je n'ai pas eu plus d'une nuit sans sommeil à cause de cette lettre. Et j'ai mis mon insomnie à profit pour lire quelques passages pertinents du Code de Procédure Civil. Je n'ai cependant pas trouvé la réponse à ma question: est-il légal d'assigner quelqu'un en justice si on n'a rien à lui demander? Car Sophie n'a formulé aucune demande contre moi, ni contre mes frères et soeurs d'ailleurs. Seulement contre ma mère. Aussi je me demande pourquoi mes frères et soeurs ont tous, à l'exception de François qui n'a pas constitué d'avocat, fait corps avec notre mère et choisi d'être représentés par le cabinet Leboeuf, puisque ma soeur ne formulait aucune demande contre eux/elles.

La seule réponse que je vois, c'est qu'en nous attaquant tous, elle rendait possible le fait de me remettre ses conclusions pour son appel. Si elle n'avait attaqué aucun de ses frères et soeurs elle n'aurait pas pu le faire, et si elle n'avait attaqué que moi en plus de notre mère, cela aurait éveillé mes soupçons.

Comment ma soeur et ma mère ont-elles eu connaissance de cet interstice juridique qui leur a permis de verser au dossier à mon insu un document dont la signature m'avait été extorquée, afin de me reprendre ce qui m'avait été donné? Et pourquoi me l'avoir donné car bien sûr ce n'était pas par erreur, j'en ai la preuve.

Sans avoir encore tout compris, le 13 août j'ai appelé Me Olivier Brane dont le n° de téléphone privé est dans l'annuaire. J'ai laissé un message disant que je l'appelais au sujet de l'affaire du colis piégé, que je ne savais pas si Me Gouet Jenselme lui avait fait suivre mes emails et les pièces jointes, que je suis la soeur d'une de ses anciennes clientes, Sophie Picart, et que j'ai des infos qui pourraient peut-être jeter la lumière sur cette affaire. (J'ai fait bien attention à ne pas paraître trop sûre de moi pour ne pas avoir l'air d'une toquée). Ensuite je lui a donné mon nom et mon adresse email en lui demandant de m'y joindre car j'avais l'intention de lui envoyer des pièces et des liens, mais il ne m'a pas contactée. Colis piégé, suite

Le mercredi 26 je voulais aller faire des courses d'alimentation en milieu d'après-midi. J'ai descendu un sac poubelle plein dans mon sac à dos comme d'habitude, et alors que j'inspectais le contenu de ma boîte aux lettres deux hommes sont rentrés précipitamment et se sont rués dans l'escalier qui mène à la cave. Cet incident m'a paru suspect. J'ai vu garées sur le trottoir presque en face de la porte deux motos dont l'une avait une caisse en métal à l'arrière sur laquelle était collé un e affiche portant la mention en rouge sur fond jaune "intervention rapide" avec un n° de téléphone. Pourtant les deux hommes ne portaient aucun outil en évidence. Quel genre d'urgence pouvait-il y avoir alors que la cave avait fait l'objet de travaux pendant plusieurs mois et que le calme venait seulement de revenir? J'ai cru bon de remettre mes courses à plus tard et suis remontée chez moi. J'étais à peine sur les premières marches que les deux hommes sont ressortis de la cave. Le chef a essayé d'allumer la lumière de la cage d'escalier en appuyant plusieurs fois nerveusement sur l'interrupteur de la lumière du réduit à ordures/acccès cave. Il m'a demandé s'il pouvait me donner un coup de main. J'ai dit non et ai continué à monter. Ils ont aussitôt fait demi tour et sont sortis de l'immeuble. Je suis sortie à nouveau dans la soirée pour faire mes courses.

Maintenant quand je descends les escaliers je ne m'appuie plus à la rampe car c'est cela qui stresse l'ancienne fracture de mon bras droit, l'humerus étant en position proche de l'horizontale. Si je m'appuie à mes béquilles des deux bras en revanche, l'humerus est à la verticale et il n'y a pas de force transversale donc je souffre moins. Cependant quelquechose s'est passé, j'ai mal dès que je porte un poids un peu lourd en étendant le bras.


[HOME] - [CONTENTS] - [PRINT] - [PHOTOS OF MY WORK] - [CONTACT] - [<--] - [-->]
Trackback url http://www.brigittepicart.com/diary/2009/0908.html