Journal de la Femme à Abattre



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Paris, avril 2010

Voici une copie intégrale de l'échange de mails que j'ai eu avec Perlo Mondo, le fournisseur demi-grossiste de perles à qui j'avais acheté 10kgs de perles de rocaille de couleurs et finitions différentes:. Il faut, bien entendu, commencer à lire à la fin et remonter, afin de suivre l'ordre chronologique. mails Perlo Mondo

La mauvaise foi de mon correspondant me parait assez évidente. Il fait plusieurs fois semblant de ne pas comprendre de quoi je parle. Mais surtout, les deux grosses gaffes qui le trahissent, c'est qu'il dit, pour expliquer la livraison tardive, que le livreur n'aura pas pu mettre le colis dans ma boîte aux lettres, alors que les livraisons d'Exapaq sont toujours faites contre signature donc remises en mains propres, ce qu'il n'était pas sans savoir, évidemment, et d'autre part il dit qu'à l'avenir il n'acceptera pas mes commandes à moins que je verse des arrhes, alors que les conditions de vente exigent que les commandes soient pré-payées. Il était donc à court d'argument et essayait de conserver une attitude de supériorité ce qui l'a obligé à dire n'importe quoi comme s'il ignorait le fonctionnement de l'entreprise dont il est le gérant. Colis piégé... suite

Alors que nos échanges étaient en cours, j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres une missive datée du 7 courant m'informant d'un ton pressant que je suis attaquée en justice par ma mère qui veut que je lui rende mon héritage et que je suis convoquée au tribunal le 19 mai et que je dois constituer un avocat sinon un jugement sera rendu contre moi sur les seules informations produits par la partie adverse.

Mr Hung (ou "Ung", je ne sais pas), qui est le gérant du restaurant et aussi propriétaire de la cave qu'il a aménagée en annexe du restaurant, ainsi que de plusieurs appartements dans l'immeuble, était à l'entrée de l'immeuble quand je suis rentrée de courses le samedi 10. Il m'a fait un grand sourire, m'a aidée à rentrer, il a même offert de me monter mon sac, et m'a proposé de venir très bientôt faire des travaux chez moi pour réparer les dégâts des eaux. Pour justifier son offre il a forcément admis que l'eau provenait de son appartement au-dessus de chez moi alors que quand je me suis plainte l'an dernier je n'ai jamais pu lui parler et l'eau a ruisselé pendant plusieurs mois.

Je lui ai répondu que j'étais d'accord, et lui ai demandé si parmi ses ouvriers il y en avait qui s'y connaissait en plomberie car j'ai besoin d'un chauffe eau dans ma salle de bain pour la douche. Il ne m'a rien répondu de précis. Je lui ai demandé si ce serait son équipe habituelle qui ferait les travaux, et là non plus il n'a rien dit. Il a parlé d'assurance sans que je comprenne ce qu'il disait. Il est rentré dans la cuisine du restaurant au 1er étage après m'avoir monté mon sac à provisions.

Le lundi 12 en prenant mon thé du matin je venais de réaliser que le colis qui m'attendait depuis le 25 mars devait avoir été retourné à l'envoyeur une 2ème fois car le délai de garde devait avoir expiré. C'était la Livebox que la "gentille dame" de chez Orange avait dit qu'elle allait me renvoyer si elle arrivait à la retrouver. Décidément, cette Livebox, je n'en voulais pas, ayant appris après coup que c'était un engin qui fonctionne par ondes radio.

J'étais en train de me faire ces réflexions quand on frappa à la porte. C'était "la Poste". J'ouvris, et un homme me tendit un carton. Comme je n'attendais aucun colis je lui ai demandé qui était l'expéditeur. Il n'avait pas allumé la lumière de l'escalier et la minuterie sur le palier ne fonctionnant pas (depuis plusieurs années) on ne pouvait pas lire. J'ai demandé à voir et ai pris le colis à l'intérieur de mon appartement. L'homme en profita pour me dire "bon, vous le gardez..." et s'esquiva. Le nom m'était inconnu. C'était une société, pas un individu. Je me suis dit que cela ne pouvait être que la Livebox car sur le colis il était marqué qu'il avait déjà été retourné à l'envoyeur. La Poste aura donc fait un effort spécial pour me livrer ce colis une 2ème fois plutôt que de le renvoyer à l'expéditeur une 2ème fois...

Comme je n'étais pas sûre si j'allais garder le colis ou le renvoyer, je ne l'ai pas ouvert afin d'économiser les frais de retour.

Vendredi 16 j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres un chèque de PerloMondo d'un montant égal au montant total de ma commande. Il n'y avait aucun mot d'accompagnement, seulement une copie de ma commande et le ticket de paiement initial du 23 mars.

Lundi 19 je suis sortie vers 14h30 pour faire des courses. L'entrée de l'immeuble était complètement bloquée par des tables et des chaises de restaurant. Il y avait de l'emballage partout, l'accès à l'escalier était presque totalement bouché, le sol jonché de bandelettes en mousse de protection. Un Chinois était apparemment occupé à visser quelquechose sur l'envers d'une table. Il m'a parlé des travaux chez moi dont Mr Hung m'avait parlé récemment. Il a dit qu'il avait frappé chez moi à 2 reprises. En effet, j'avais entendu des coups furieux et prolongés contre ma porte le matin même et aussi samedi dernier, et je les avais ignorés. J'étais satisfaite de savoir qui avait ainsi frappé. Il m'a dit qu'il faudrait qu'il jette un coup d'oeil chez moi pour voir ce qu'il y a à faire. Je lui ai dit qu'il n'y avait pas seulement de la peinture mais il faudrait aussi certainement faire quelques travaux de plâtre. Il a marmonné quelquechose au sujet de l'assurance. Comme ce n'était pas l'endroit pour en parler, je lui ai dit que nous en parlerions plus tard, chez moi. J'ai dit que je serais de retour dans une heure-une heure et demie, et qu'il pouvait passer chez moi après mon retour.

Mais quand il est venu environ une demi-heure après que je sois de retour chez moi, je n'ai pas voulu lui ouvrir car entre temps j'ai eu l'impression que Mr Hung voulait m'imposer son personnel alors que je voudrais avoir le choix. De plus ce n'est pas seulement la salle de bains et l'entrée qui ont besoin d'être repeintes et aussi replâtrées, mais la cuisine aussi souffre terriblement de la peinture qui s'écaille sur tout le plafond et les murs, à cause de dégâts des eaux encore plus anciens, du temps où c'était ma mère qui était propriétaire de l'appartement du dessus et où il était habité par un Africain nommé Zokpe. Donc si l'équipe de Mr Hung faisait des travaux elle ne ferait que ceux concernant les dégâts de Mr Hung et il resterait encore du travail à faire, sans compter une autre intervention pour installer un chauffe-bain. Donc j'ai dit non et le Chinois a beaucoup insisté mais je n'ai pas ouvert.

Jeudi 22: Cela faisait longtemps que je voulais mettre à jour cette histoire de septembre-octobre dernier où j'ai eu des déboires avec un vendeur d'eBay. Il est important de noter que les flics de la brigade anti-terroriste sont venus le 4, que la dernière vente aux enchères où je participais s'est terminée le 4, une semaine plus tard que prévu, et que malgré ma demande du même jour, le vendeur ne m'a pas envoyé de facture et je l'ai relancé le 6 septembre. De telle sorte que je me demande si les flics ne sont pas venus me chercher spécialement pour me bourrer le crâne et me persuader que je n'avais aucune raison de me méfier de colis piégé, précisément parce qu'ils avaient déjà convaincu le vendeur de m'en envoyer un! ("Qui custodiet ipsos custodies?" Qui surveillera les surveillants?) Puis l'attitude de eBay, à me bombarder d'avertissements et autres méchancetés aurait pu avoir pour but de faire pression sur moi pour que je paie et que le vendeur puisse m'envoyer le colis car j'avais dit au vendeur en lui proposant un dédommagement que je tenais à ma réputation.

Donc voici "tout le topo" en résumé sur la page de septembre 2009, 2ème partie ou alors le texte intégral des emails échangés entre le vendeur ebay, moi-même et eBay, élégamment mis en forme ICI .

Réflexion faite, (1er septembre 2010) je pense que les flics qui m'ont emmenée à la brigade anti-terroriste n'en faisaient pas partie eux-même car le sas de sécurité était désactivé. S'il avait été actif, ils auraient dû faire lire une carte ou quelquechose de similaire, et moi-même j'aurais eu un laisser-passer valable pour une seule visite. Or ils sont passés sans rien faire pour que les portillons leur livrent passage ni moi-même d'ailleurs. En plus c'était l'heure du déjeuner donc les bureaux étaient vides pendant ma "déposition", et l'homme qui était assis au bureau contre le mur adjacent au couloir faisait le guet.

Une autre possibilité est que ma visite n'était pas officielle donc ils ne pouvaient pas me faire obtenir de laisser-passer, ce qui les a obligés à neutraliser le sas de sécurité. Cette hypothèse est cohérente avec le fait que mes deux visiteurs n'ont pas voulu que je conserve le papier qu'ils m'ont montré me demandant de déposer par ordre du juge.

TENTATIVE DE CONTACT AVEC LA FAMILLE DE LA VICTIME DU COLIS PIÉGÉ

Mardi 20 Nous sommes aujourd'hui le samedi 26 juin et à la date indiquée j'ai téléphoné à une femme nommée Salima Benbouali (rue Damrémont 75018) que j'ai trouvée dans l'annuaire en recherchant le nom de famille Benbouali, celui de la secrétaire de Me Brane, qui a péri dans l'attentat au colis piégé bd Malesherbes.

Je lui ai tout de suite demandé si cette dame de 74 ans, Jacqueline Benbouali, était un membre de sa famille et elle m'a dit oui. Alors je lui ai dit que je pensais peut-être connaître qui était responsable de l'attentat. Elle est devenue tout de suite très généreuse en remerciements au point que j'avais du mal à garder le fil de mes idées. Je lui ai dit assez brièvement que ma soeur était une cliente de l'avocat et qu'à mon avis elle avait essayé de tuer Me Brane pour l'empêcher de parler après qu'il l'ait aidée à camoufler les 2 attentats où au lieu de mourir j'avais seulement été blessée. Elle m'a dit "Et quand je pense que je devais m'envoler aujourd'hui!" comme pour dire à quel point le sort avait bien fait les choses. Comme c'était la période où le volcan d'Islande était en éruption et où tous les vols étaient supprimés, cela tombait à pic.

Je lui ai demandé si elle avait le numéro de tel. de l'inspecteur en charge de l'enquête. Elle m'a dit qu'elle était la nièce de Jacqueline et que Jacqueline avait une fille à la Rochelle qui, elle, avait ce contact. Je lui ai demandé le numéro et elle me l'a donné. Elle m'a aussi dit que le mari de Jacqueline se faisait beaucoup de mauvais sang parce que l'enquête n'avançait pas. Je lui ai demandé où il était. J'ai crû comprendre qu'elle me répondait "Angers" mais après coup je me suis dit qu'elle avait peut-être dit "Algers". Je lui ai demandé son numéro de tel. et elle m'a dit, j'aime mieux que vous appeliez sa fille. J'ai dit d'accord et tout de suite après avoir raccroché j'ai appelé chez "Mme Benoit Amel" au 05 46 44 27 45 mais n'ai eu qu'un répondeur. J'ai raccroché sans laisser de message et ai rappelé Salima.

Curieusement elle avait un ton beaucoup plus froid. Elle m'avait dit à peine cinq minutes auparavant de ne pas hésiter à l'appeler et maintenant c'était comme si je la dérangeais. Je lui ai dit que personne ne répondait au numéro qu'elle m'avait donné. Elle m'a dit d'un ton rassurant et amusé que sa cousine était probablement en route, que cela n'avait rien d'étonnant qu'elle ne soit pas chez elle à cette heure. Comme j'avais oublié de lui donner mon adresse internet je l'ai fait et ai pris congé.

Le 26 j'ai appelé à nouveau chez Benoit Amel, et c'est de nouveau au répondeur que j'ai eu affaire. J'ai donc raccroché sans laisser de message et ai appelé Salima. Je lui ai dit ce qui se passait. Elle était très distante, méfiante et défensive comme si je l'avais accusée de m'avoir donné un numéro bidon (ce qui est exactement ce qu'elle a fait mais à ce moment je ne le savais pas encore et ne la soupçonnais pas). Elle m'a dit d'une part qu'elle n'avait pas lu le dossier "Colis Piégé" sur mon site internet (comme si cela ne méritait même pas un coup d'oeil par curiosité), et d'autre part elle m'a dit "Il n'y a pas de preuves" exactement comme si elle était coupable car ce sont les coupables qui disent ce genre de choses quand ils sont le dos au mur. J'avais l'impression très forte qu'elle avait été briefée par ma mère! Comment pouvait-elle à la fois dire qu'il n'y avait pas de preuve et nier avoir lu le dossier sur mon site internet? Bien sûr parce que les preuves s'y trouvent, tiens!

Je lui ai alors dit que si elle parlait de "preuves" au sens juridique du terme, elle se trompait, il y avait beaucoup de preuves, mais pas des preuves directes. J'ai dû lui préciser qu' il y a 2 sortes de preuves, les preuves directes et les preuves indirectes, et que les preuves directes sont rares mais que les preuves indirectes, bien qu'elles demandent à être expliquées, sont tout aussi valables, et que si seules les preuves directes étaient acceptables beaucoup de crimes resteraient impunis. Je me suis laissée aller à entrer dans des explications sur ma vie, mon enfance et les tourments que m'avaient infligé mes soeurs et ma mère depuis toute petite parce que j'étais "plus rigolotte et plus jolie qu'elles", sachant bien que cela ne servait à rien car elle faisait preuve d'obstination et de mauvaise foi. Je lui ai dit finalement qu'il ne lui appartenait pas de juger de la qualité de mes preuves, que son rôle consiste simplement à transmettre mon message pour que l'inspecteur en charge de l'enquête puisse décider de la marche à suivre, et que de toute façon il n'y avait aucune piste, l'enquête piétinait depuis le début alors ce n'était pas le moment de faire la fine bouche sur la qualité des indices.

Elle m'a dit quelques phrases du genre qu'on prononce pour se débarrasser d'un gêneur. Je savais pertinament que c'était ma mère qui était l'auteur de ces phrases parce que ce qu'elle me disait était très blessant surtout pour quelqu'un qui comme moi avait traversé tant d'épreuves. Mais je n'ai pas accepté d'être blessée. J'avais l'habitude de ces flèches empoisonnées.

Environ une semaine plus tard j'ai appelé à nouveau chez Benoit Amel, et cette fois j'ai laissé un message sur le répondeur, disant que c'était la 3ème fois que j'appelais et qu'il était extrêmement important et urgent de communiquer l'adresse de mon site internet à l'inspecteur en charge de l'enquête sur le colis piégé du bd Malesherbes. Et depuis, rien.

Voilà, j'avais espéré qu'en contactant un membre de la famille de la victime décédée je trouverais à coup sûr une personne amie qui m'aiderait, mais une fois de plus je m'étais trompée. Cette Selima Benbouali ne devait pas être un vrai membre de la famille, mais une complice des coupables, installée là pour me mener dans une voie sans issue.


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