Journal de la Femme à Abattre



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Paris, août 2010

Mercredi 4 août: Achète 2 bouteilles d'huile d'olive dont la 2ème à moitié prix selon la promo de Géant mais à la caisse je n'ai eu aucune réduc. Je le dis à la caissière qui aussitôt me donne tort en disant que - c'est un bon d'achat, pas une réduc instantanée, -les 2 bouteilles ne sont pas pareilles (sur l'une une petite étiquette sur le goulot dit "prix malin" et pas sur l'autre sinon elles sont identiques. Elle me dit que je dois aller chercher une bouteille exactement pareille alors que le rayon est tout au fond de l'hypermarché; elle me dit aussi que normalement la déduction est automatique et que les caissières ne sont pas au courant des promotions.

Comme elle continue à dire que c'est de ma faute je m'énerve et me mets à insulter le magasin en les traitant d'enc..., que j'en ai marre de leur conneries, bref j'ai dit 3 "gros mots" à haute voix pour compenser toutes les autres fois où j'ai subi leurs mesquineries cruelles sans pouvoir rien faire. Cela m'a fait du bien de lâcher ces insultes. Elle a fait venir une supérieure (asiatique) qui n'a pas compris la raison du problème. Une autre femme plus jeune (européenne) est venue à son tour. Je lui ai montré les 2 bouteilles identiques. J'ai dit que je n'allais pas aller au fond du magasin avec mes béquilles. Elle est partie puis revenue 5 minutes plus tard. Pendant ce temps un jeune homme en chaise roulante est passé à la caisse et un des pieds de la chaise de caisse sur laquelle j'étais assise gênait le passage et j'ai du me lever pour déplacer la chaise. J'ai montré à la caissière d'autres articles qui ont la même promo, tout près d'elle, et lui ai demandé si elle n'était quand même pas au courant car cela me semblait difficile à croire. Enfin la jeune femme est revenue et elle a dit qu'elle ne voyait pas le problème. L'asiatique a dit à la caissière de me rembourser la moitié du prix d'une bouteille d'huile. Personne ne m'a présenté d'excuses après toutes ces difficultés qui étaient entièrement leur faute.

Ensuite je suis allée à la boulangerie. Cette fois il y avait mon pain préféré, ledit "Croustillette", un gros pain long au levain. Curieusement une moitié était bien levée et pas l'autre. J'ai dit à la petite dame qui servait que je voulais la moitié bien levée. Elle s'est exécutée sans broncher et je suis ensuite allée acheter des fruits chez Fructidor et prendre mes serviettes de toilette (pas si blanches, hélas!) à la blanchisserie.

Sur le chemin du retour une fillette Roma différente de celle de l'hiver dernier (brune et mieux en chair que la blondinette), a offert de me porter mes sacs et j'ai accepté. Arrivées àla porte de l'immeuble elle a patiemment tenu la porte ouverte mais quand elle est partie après que je lui aie donné 2,5 euros j'ai eu le sentiment qu'elle avait agi sur commande, pas vraiment de son plein gré, et qu'elle venait de terminer sa tâche car elle ne souriait pas et avait l'air tendu alors que je lui avais dit merci gentiment.

En montant l'escalier je me suis dit que le pain devait être empoisonné car ce n'était pas normal qu'un pain ait la moitié bien levée et pas l'autre. Ils voulaient donc que je choisisse la moitié bien levée afin de pouvoir se sentir la conscience tranquille en se disant qu'après tout c'était moi qui avais fait ce choix, c'était moi qui m'étais empoisonnée de mon plein gré.

C'est très curieux car juste la veille j'avais pensé à un léger différend que j'avais eu avec Sophie quand nous nous écrivions alors que j'étais à RPC: elle m'avait dit que ma vie lui faisait penser à Cendrillon, et j'avais répondu que ma vie me faisait plutôt penser à Blanche Neige. Elle m'avait répondu en insistant que d'après elle c'était plutôt Cendrillon, alors j'avais répondu que c'était plutôt Blanche Neige à cause de l'obstination de ma mère à me faire disparaître et du fait qu'elle prend à chaque tentative des apparences différentes pour m'approcher. En l'occurrence elle utilise des agents qui feignent l'amitié et exécutent ses ordres, et ne se revêt pas de déguisements comme dans le conte, mais cela revient au même. Sophie avait alors laissé tomber le sujet.

Et hier, après m'être remémorée de cet incident de correspondance, je me faisais la réflexion que cette sorcière du conte avait finalement presque gagné en empoisonnant la moitié d'une pomme, la partie rouge, et en mangeant devant Blanche Neige la partie verte pour persuader la jeune fille que la pomme était bonne à manger. Et le lendemain il se produisait un incident similaire avec un pain qui avait une moitié bien levée et l'autre raplapla.

Plus tard je me suis rappelée qu'à plusieurs reprises au cours des mois passés j'avais choisi de ne pas acheter de ce pain quand j'avais vu qu'il était mal levé. J'avais même expliqué à la boulangère que le pain mal levé est indigeste, comme si elle ne le savait pas!

J'ai donc passé la journée sans pain car je n'ai pas même voulu y goûter.

J'ai fini ma 2ème paire de chaussettes courtes, de couleur gris chiné. Je les ai tricotées sur 4 aiguilles mais ne suis pas encore complètement satisfaite car il y a 2 erreurs (augmentations involontaires) dont je me suis aperçue trop tard pour les corriger, et pas dans les passages difficiles mais dans la partie tubulaire de la jambe. Ceci s'est produit pendant que je tricotais les 2 chaussettes en même temps sur 2 aiguilles circulaires. J'ai fini par trouver que cette méthode posait trop de problèmes et me faisait perdre du temps, et c'est à cause d'elle aussi que j'ai fait ces augmentations involontaires. Je suis donc repassée à la bonne vieille méthode du jeu de 5 aiguilles.

Je me suis dit que la 3ème paire sera certainement beaucoup mieux et par ailleurs j'ai trouvé une combine pour éviter qu'il ne se fasse un trou quand on raccorde le talon à la partie supérieure: il faut tricoter les 2 mailles de l'angle ensemble, et augmenter d'une maille les mailles relevées le long du talon pour compenser la diminution. Ces chaussettes sont très confortables! Bien plus confortables que celles du commerce.

Je me suis aussi tricoté des mitaines pour marcher avec mes béquilles car mes gants de vélo étaient devenus moches et j'avais honte quand on me rendait la monnaie de tendre la main avec ces vilains gants. Maintenant je suis toute contente car j'aime les couleurs, empruntées à un poisson tropical:

J'ai aussi fini il y a une quinzaine de jours le napperon rectangulaire au point de croix en monochrome vert foncé. J'avais flashé sur ce modèle vue en noir et blanc et de forme carrée, et j'ai décidé de le faire rectangulaire histoire de me compliquer la vie. Je suis fière d'avoir travaillé sur le motif d'angle de la bordure étroite car dans le modèle original cet angle était plutôt raté. J'ai pris le temps de le travailler sur une grille avec un crayon et suis contente du résultat.

La broderie était terminée depuis un mois déjà, il me restait à faire les ourlets, et comme j'avais fait une erreur de calcul le rectangle brodé était décalé sur le rectangle de tissu, et une des marges était trop étroite, il allait falloir rajouter une pièce. Je ne me suis pas sentie d'attaque pour résoudre ce problème aussitôt la broderie finie, car il fallait aussi que je décide quelle largeur de tissu je voulais entre la limite externe du rectangle brodé et le bord du napperon. Tout est question de proportion.

Il a fallu que je réfléchisse avant de me décider et finalement j'ai pris ma décision et un vendredi matin avant même de boire mon café je me suis mise à l'oeuvre. J'ai fait des coins en onglet bien sûr, j'ai rajouté la pièce qui faisait défaut, j'ai cousu l'ourlet à points invisibles, et enfin, j'ai vu l'objet terminé avec ses bords bien nets, cela fait plaisir à voir.

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NAPPERON VERT

NAPPERON VERT, DÉTAIL

J'ai calculé qu'il me fallait en tout une journée entière pour broder un motif sans les "fleurs". On peut croire que le point de croix est facile mais en fait rien que pour la bordure étroite, il faut faire le motif en S de 4 manières différentes!

Dimanche dernier vers midi j'ai trouvé de l'eau par terre dans la sdb. La fuite que j'avais contrôlée de mon mieux avait repris de plus belle. Cela n'était possible qu'avec l'intervention d'un tiers, et comme j'étais sortie la veille faire des courses, l'occasion de rentrer chez moi en mon absence s'était présentée. Mais les 2 fois que j'étais allée aux toilettes pendant la nuit de samedi à dimanche, je n'avais rien remarqué, le débit de la fuite n'était pas encore accru sinon je l'aurais remarqué puisque l'eau de la fuite s'écoule dans la cuvette du wc. Y a-t'il quelqu'un qui contrôle le débit de l'extérieur? Je ne vois pas d'autre explication.

Toujours est il que dimanche j'ai dû me mettre au travail comme je n'avais pas eu le courage de le faire les jours précédents. Je m'étais rappelée que quand le jeune homme avait installé le compteur radio-controlé, en présence de ma mère, j'étais entrée dans la sdb juse à temps pour voir comment il avait vissé le compteur en place. Il fallait maintenir la vis du bas avec une clé pendant qu'on serrait la vis du haut car les deux pas de vis étant en sens différent, si l'on n' immobilisait pas l'une tout en vissant l'autre, on n'y arrivait pas. J'avais bien 2 clés, mais pas le goût de me remettre à cette tâche neptunienne.

Je pensais aussi comprendre pourquoi ma mère m'avait demandé de faire suivre un billet de 5 euros à l'installateur. Il n'y avait pas de robinet pour couper l'eau, et la vis qui en tenait lieu, si elle avait fonctionné en août 2008 quand j'avais eu le problème avec le ballon d'eau chaude qui fuyait, maintenant elle ne fonctionnait plus du tout. Je ne pense pas que l'installateur ait fait un travail si bâclé dans les autres appartements. Cela doit être obligatoire de fournir un robinet pour couper l'arrivée d'eau en cas de problème. Ma mère avait-elle prévu de me causer tous ces problèmes de fuites et supprimé les moyens de couper l'eau? Etait-ce la raison pour laquelle elle avait donné un pourboire à l'installateur? Et pourquoi avait-elle voulu que je le sache, alors qu'elle aurait pu le lui donner personnellement en mon absence? Peut-être pour que je ne sache pas qu'en mon absence elle lui avait donné beaucoup plus?

Je me suis donc armée de mes 2 clés et j'ai resserré non seulement le boulon au-dessus du compteur d'eau mais aussi un autre plus petit, horizontal, qui lui aussi laissait s'échapper de l'eau.

Et mercredi dernier 4 août, le jour où j'ai acheté le pain maudit (pas le pain bénit!) juste avant d'aller me coucher j'ai eu l'idée d'allumer la lumière dans la sdb alors que d'habitude la lumière de la salle de séjour me suffit. Je voulais vérifier que tout allait bien du côté de la fuite, et j'ai été bien inspirée car l'eau jiclait du boulon horizontal mais l'eau s'accumulait dans le sac en plastique qui faisait une poche à part, donc le débit dans la cuvette était quasi imperceptible, comme auparavant. J'ai donc rouvert le placard dans lequel je garde ma boîte à outils, et j'ai resserré le boulon. Je commence à avoir l'habitude et cela ne m'a pas pris plus d'une minute.

Avant de sortir aujourd'hui vendredi 6 août je me suis demandé si je devrais bloquer l'accès au compteur d'eau pour empêcher ce sinistre visiteur de dévisser les boulons de la tuyauterie en mon absence, mais j'ai décidé tout bien pensé de ne rien faire, et à mon retour je suis allée voir si la fuite avait changé, et apparemment tout était comme avant mon départ.

J'avais récemment acheté un bouilleur à l'ancienne avec un thermomètre et des bocaux pour faire des conserves maison. Aujourd'hui j'ai acheté 2kg de haricots verts et je les ai effilés et stérilisés. Ils sont en train de refroidir et je verrai demain si tout a bien marché. J'ai ajouté à chaque bocal des échalottes hachées et un brin de persil mais je n'ai pas rangé les haricots verticalement, oh la vilaine! Ils sont coupés en deux et entassés dans le désordre.

Avant d'acheter le bouilleur j'avais regardé les machines modernes électriques, dont le prix varie entre 130 et 250 euros mais je me suis dit que ces machines fonctionnent à l'électricité, et que si un problème électrique se pose on ne peut plus faire de conserves, alors qu'un bouilleur peut fonctionner au gaz, une énergie moins chère et non-nucléaire, ou même au bois, et ne peut pas tomber en panne, donc c'est ça que j'ai acheté.

J'ai vu que la température restait au-dessus de 100°C avec le feu au minimum et je ne vois pas l'intérêt d'une machine électrique sauf pour une personne qui mettrait le tout en route avant de se coucher ou de partir, mais je n'ai pas besoin de faire cela.

Mardi 10: Mise à jour de mon dossier COLISPIEGE.

Jeudi 12: courses au marché, achat d'un Panama et perles africaines.

Sam 14 août: Achète fruits et légumes à Fructidor. Pendant que je fais mes achats la patronne prend des melons et les dépose sur le comptoir près de la caisse et annonce qu'elle les vends 2 pour 2 euros, soit moitié prix. J'en prends donc 2. J'en mange la moitié d'un le jour même et dès le lendemain j'ai la diarrhée et des maux de "ventre" assez prononcés. Cela continue quelques jours et mercredi je mange des aubergines et cela fait disparaître mes maux. j'avais appris peu de temps avant que l'aubergine est antitoxique, et quand j'en ai mangé je n'y avais pas pensé, c'est seulement après avoir constaté la disparition de mes maux après la consommation de l'aubergine que j'ai fait le rapprochement.

Mardi 18: La patronne de Fructidor n'était pas là quand j'ai fait des courses. Mais le lendemain j'y suis retournée et elle était à la caisse. J'avais été désagréablement surprise par le prix des aubergines: 2,95 euros le kilo! Aussi quand je suis passée à la caisse c'est de cela que je lui ai parlé. Je lui ai demandé pourquoi elles étaient si chères alors que la saison battait son plein. Elle m'a dit qu'elles étaient importées de Belgique. De Belgique? Je croyais que c'était les endives et les choux de Bruxelles qu'on importait de Belgique. Et que les aubergines étaient des légumes méditerranéens. N'importe quoi. Avec la Communauté Européenne tous les repères sont démolis. Quand j'ai arrêté de poser des questions sur les aubergines, l'homme assez âgé qui était derrière moi avec sa femme, demande à la patronne: "Dites-moi, vos melons..." alors je me suis souvenue de mon empoisonnement et j'ai dit à la patronne que ses melons m'avaient rendue malade, que j'ai été malade pendant 4 jours. Alors elle a répondu à l'homme "Ah, ben mes melons, vous voyez, ils rendent malade," comme si j'étais une cinglée. Elle me dit "C'est parce que vous en avez trop mangé." Je réponds que je n'en ai mangé qu'un demi alors elle m'a demandé comment je pouvais être sûre que c'était le melon et pas autre chose qui m'avait rendue malade. Je n'ai pas eu la présence d'esprit de lui dire que tous les produits frais que j'ai mangé à part les melons, je les avais choisis moi-même alors que les melons qu'elle avait soldés juste au moment où je m'étais arrêtée devant l'étalage, c'était elle qui les avait choisis et vendus à moitié prix pour m'inciter à les acheter.

Plus tard j'ai compris que l'homme qui me suivait à la caisse était un complice qui n'aurait pas causé d'ennuis si je m'étais plainte d'avoir été empoisonnée, mais comme je n'en parlais pas, il a eu l'initiative de me rafraichir la mémoire avec sa question, de façon que je me plaigne en sa présence et non pas, dans un futur indéterminé, en présence d'un client qui n'était pas dans le coup.

Après j'ai re-pensé à ce qui s'était passé une ou deux semaines avant que je n'achète les mauvais melons: une des employées (asiatique aux cheveux longs brun-roux) m'avait offert un sac avec 2 petits melons dedans pour un bon prix, elle m'avait dit que c'était des je ne sais quoi, et je les avais pris mais quand j'étais passée devant l'étalage de melons qui étaient de taille normale j'avais échangé le sac de 2 petits contre deux melons normaux de l'étalage.

De même quand j'ai eu un accrochage récemment avec Géant et que dans ma colère je leur ai lancé quelques insultes bien grossières, la même femme m'a dit "on vous a entendue jusqu'ici" comme s'il avait été prévu d'avance que les gens qui me cotoyaient dans le centre commercial aient ce dernier souvenir de moi, une femme coléreuse lançant des invectives, avant de crever empoisonnée comme un chien. Ainsi, peu de compassion et pas de bien à dire en cas d'enquête. Mais il y aurait eu plusieurs témoins auditifs pour confirmer que j'avais crié, qu'on m'avait entendue de l'autre côté du centre commercial, et .."je ne peux pas répéter les grossièretés qu'elle a dit m'sieur le commissaire mais vous pouvez demander à ma collègue, elle a entendu aussi. C'est vrai ce que je vous dis."

Depuis l'incident du pain les femmes et enfants Roma qui mendiaient aux alentours du centre commercial ont disparu. Peu de temps après Sarkozy a fait déporter plusieurs centaines d'entre eux.

Après que j'aie écrit le paragraphe sur la femme asiatique, celle-ci était absente quand je suis allée au magasin la fois suivante, mais elle était là la deuxième fois, à l'étalage à gauche des caisses. Elle me tournait le dos, et tournait le dos à l'étalage, mais je voulais des figues fraîches et je l'ai appelée et lui ai demandé de me servir une livre de figues. Juste au moment où elle terminait et me tendait le sac un homme à ma gauche a créé un incident de diversion, il allait partir sans payer mais il n'était pas là quand je suis arrivée, et il n'y avait personne d'autre pour le servir. La vendeuse est intervenue pour qu'il passe à la caisse et ainsi je n'ai pas pu lui parler d'ailleurs je n'en avais pas l'intention. La vie continue et il faut bien manger, donc faire des courses. Si elle est mal à l'aise ce n'est pas ma faute!

Dim. 22 août: J'ai encore fait des conserves, de haricots verts entiers cette fois car j'ai trouvé le truc pour les entasser afin qu'ils soient bien debout. Et aussi des tomates. Hier et avant-hier j'ai traité 9kg de tomates pour en faire du coulis. Après traitement et cuisson et récupération du jus frais j'ai pu remplir 5 bocaux de 0,5 litres et j'ai eu environ 3 litres de jus frais. Un des bocaux n'était pas bien fermé et j'ai dû recommencer l'opération aujourd'hui.

Lun. 23: J'ai pour la première fois depuis de nombreuses années cuisiné des aubergines. J'étais fâchée avec elles et avais fait toutes mes ratatouilles sans aubergines, mais comme je ne mange pas de viande, je me suis dit que c'était peut-être dommage de réduire la variété des légumes à ma disposition, alors j'ai reconsidéré mon rejet et après avoir lu des recettes sur internet j'ai expérimenté, en les salant et les faisant dégorger pour enlever le jus amer. J'ai aussi lu les recettes d'un livre acheté aux USA sur la cuisine du Moyen Orient où on doit faire griller l'aubergine sur la flamme car cela donne à la chair une saveur fumée délicieuse. Je me suis donc régalée avec quelques plats d'aubergine à la tomate, et j'en ai aussi fait des conserves.

J'ai aussi commencé mes premiers essais de dentelle au tricot en faisant quelques échantillons.

Mer. 25 J'ai commencé une pièce triangulaire avec de la laine à chaussettes rouge. En effet j'ai remarqué que j'avais trop de rouge, que je ne tricoterai jamais autant de chaussettes rouges. Tout cela à cause d'une différence entre les couleur affichées sur mon écran qui montraient une différence prononcée entre rouge A et rouge B et les couleurs réelles qui sont très proches.

J'ai donc commencé ce qu'on appelait autrefois une "pointe" pour se mettre sur la tête ou autour du cou. La couleur et le point mousse où les jours dessinent des carreaux avec une fleurette au milieu donnent une allure bon-enfant à l'ouvrage, c'est ce qui m'a décidée à faire quelquechose qui rappelle l'enfance et l'innocence plutôt qu'un châle sophistiqué.

Au supermarché Géant un homme au rayon du pain a presque réussi à me faire tomber. Je me suis retrouvée en équilibre précaire, essayant de ne pas tomber. Je ne sais pas exactement ce qu'il a fait. Et quand j'ai pris une file d'attente une caisse s'est ouverte juste à côté alors j'ai suivi la personne qui avait changé de file avant moi. Derrière moi il y avait maintenant une jeune mère africaine en costume local accompagnée de trois jeunes enfants plus un bébé dans un landau. Au moment où je suis passée de l'autre côté pour payer et emballer mes achats les trois jeunes enfants, des garçons, ont envahi mon espace comme des insectes. Ils fourmillaient, grouillaient partout autour de moi et me gênaient alors j'ai dit assez fort "Non! Non!" et ils se sont égayés.

Dim. 29: Suis allée au marché sur l'avenue d'Italie. L'Africain à qui j'avais acheté mon Panama et perles africaines n'était plus là. J'ai fait provision de chemises de nuit et une robe de chambre auprès de mon fournisseur habituel. Chemises de nuit en 100% coton, à manches courtes ou longues pour 5 euros. J'avais remarqué que celle que je portais était trouée et un ourlet se défaisait. Donc c'était le moment de faire le plein. La robe de chambre coûtait 6 euros. Qui dit mieux?

Je ne sais pas pourquoi je suis entrée dans ce petit magasin d'alimentation derrière les stands du marché. Toujours est-il que la personne qui était à la caisse n'était pas l'arabe habituel mais une Française bien de chez nous, et elle disait aux deux ou trois hommes qui étaient assemblés près de la caisse: (je cite de mémoire) "Oui, ma fracture n'a pas été traitée, cela se voit bien sur les radios, mais après tout l'interne qui m'a envoyée promener (c'est exactement ce qui m'est arrivé! ndlr), je m'en fiche, ce qui compte c'est l'avis de mon orthopédiste, je peux me faire opérer ailleurs que dans cet hôpital...." Comment pouvait-elle travailler debout à la caisse d'une boutique alors?

Pendant ce temps je faisais le tour du magasin minuscule pour voir s'il y avait du tahini mais il n'y en avait pas alors je suis sortie. Sur le marché j'ai acheté des fruits, la saison des prunes a commencé il y a environ quinze jours et quelqu'un vendait des reines-claudes avec une ardoise où était écrit "reines-claudes, un vrai miel" et j'ai trouvé cela drôle alors je lui en ai acheté et c'est vrai qu'elles sont sucrées et parfumées à souhait. J'ai aussi acheté un kilo de paella car je n'avais pas envie de faire la cuisine après toutes ces conserves et expériences culinaires. Et du pain et une brioche au sucre. Le pain avait le même aspect que le Croustillette de la boulangère, mais le boulanger du marché vendait habituellement des pains d'une forme tout à fait différente. J'ai donc trouvé cela suspect et n'ai pas mangé de ce pain-là.

A plusieurs reprises sur le marché en plein air des gens ont interféré avec mes béquilles, et réflexion faite je suis certaine que c'était délibéré:

- Une femme a fait en sorte qu'une roue de son petit caddy s'emmêle avec ma béquille, qui a été entrainée alors que la femme continuait d'avancer. Au lieu de résister j'ai laissé filer. Elle s'est quand même arrêtée juste avant que je ne perde prise.
-Et plus tard un homme noir en costume africain a fait semblant de trébucher sur ma béquille en me doublant, en fait il a donné un coup de pied dedans quand il était derrière moi, alors qu'il n'y avait personne à côté de moi et que justement le passage était suffisamment large pour 2. Le comble c'est que je lui ai demandé pardon!

Ceci ne s'était jamais produit auparavant alors je pense que c'est un message signé Douchka (ma mère) pour faire pression sur moi pour que je me fasse opérer/assassiner car je n'ai pas ouvert les colis piégés ni mangé les aliments empoisonnés donc elle essaie à nouveau quelque chose qui n'a pas marché car elle est à court d'idées.

Cela m'a rappelé qu'en 2005 après que j'aie recommencé à sortir après mon immobilisation, les gens au lieu d'être courtois et coopératifs avec moi, faisaient leur possible pour me rendre la vie encore plus difficile, et je m'en étais plaint à ma mère, et elle avait pris le parti de ceux qui me tourmentaient, disant qu'ils avaient raison de trouver que j'exagérais, que je mettais trop longtemps à me faire soigner. Comme si cela les regardait, comme s'ils avaient le droit d'essayer de m'influencer pour prendre des décisions concernant ma santé! On voit bien que tous ces individus malveillants agissaient sur les ordres de ma mère puisqu'elle-même m'expliquait le "raisonnement" derrière ces comportements inhumains.

Quand il s'agit des droits civils, ma mère est au large sans boussole car elle perd complètement de vue les principes élémentaires de droit. Le droit à la santé et aux soins est un des droits fondamentaux inscrits dans la déclaration des droits de l'Homme mais qu'à cela ne tienne! S'il faut empêcher sa fille de se faire soigner après l'avoir blessée grièvement, il faut ce qu'il faut pour rester impunie, n'est-ce pas maman?

Donc, désolée si cela la chiffonne que je marche avec des béquilles depuis bientôt 6 ans. Eh oui, elle n'avait pas prévu que cela tournerait comme ça, elle était si sûre de ne pas me rater!

C'est donc une nouvelle tentative pour me pousser à me faire opérer qui a commencé, et je puis m'attendre à toutes sortes de crocs-en-jambes, ou plutôt, crocs-en-béquilles. Mais ce sera en vain car une fois qu'on a perdu confiance envers une personne ou une institution, on ne peut pas faire confiance à nouveau sans que des preuves convaincantes de changement aient été fournies. Donc je resterai avec mon péroné disloqué et mes deux genoux démolis, et je continuerai à marcher avec des béquilles pour les années à venir, à moins qu'une intervention divine ne déblaie de ma vie la multitude d'ennemis à qui je n'ai jamais rien fait.

Mardi 31: J'avais bien compris que c'était une erreur de tricoter le matin avant de prendre mon thé. Hier je ne l'ai pas fait et n'ai commencé à tricoter qu'après mon repas de midi, et je n'ai fait aucune erreur. Mais ce matin je me suis dit que je connaissais le motif assez bien alors je l'ai fait, j'ai tricoté avant le thé, et je me suis trompée, et j'ai passé du temps à chercher mon erreur.


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