Journal de la Femme à Abattre



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Paris, mars 2013

Correspondence au sujet du décès de ma mère avec mon frère Norbert et mes soeurs Véronique ("Maï") Diop et Elisabeth Geisel, et avec la municipalité de Göttingen.

Le 28 février je reçois un email en réponse à une question de Florence des Laines du Mouchon en Belgique:
Bonjour Brigitte, et merci de votre visite,
Mais, rassurez vous, des gotlands, j'en ai encore une bonne vingtaine! Certes Lincoln est une énorme perte, mais Grisette est bien dans sa nouvelle maison. Elle fait des petits dans un autre élevage, ce qu'elle n'aurait pas pu faire ici pour cause de consanguinité.

Je n'ai pas la prétension de m'y connaître en élevage mais c'est la première fois que j'entends parler de consanguinité dans ce cadre. Qu'une brebis soit écartée d'un troupeau parce qu'elle est consanguine du mâle??? D'ordinaire on castre les mâles consanguins des brebis et on n'en garde qu'un, bien choisi, ou alors on le fait venir de l'extérieur quand nécessaire.

Mercure rétrograde pour trois semaines, je remets à plus tard le démarrage de nouveaux projets et me concentre sur la consolidation des acquis: je fais du rangement, du nettoyage et des réparations de tricot. J'ai 2 paires ½ de chaussettes à ressemeler. Ces chausettes je les avais tricotées spécialement à la façon paysanne des Italiens et des Grecs d'autrefois, qui permet d'économiser de la laine, du travail et du temps, en tricotant séparément la semelle et le dessus du pied puis en les cousant ensemble. Je n'ai donc que la semelle à refaire à neuf. J'avais repoussé la corvée tout l'hiver et du coup je n'ai porté pratiquement aucune paire des chaussettes que j'ai tricotées. Mais voilà qu'à l'approche du printemps je ne veux pas vivre en sachant que j'ai ces paires trouées dans un placard donc je n'ai plus qu'à m'y mettre. Pour la nouvelle semelle j'utilise une laine qui a 25% de polyamide, elle est réputée inusable, alors que pour le reste c'est de la pure laine nettement plus douce et plus chaude. Je remanie la page d'accueil de mon site internet et révise la page sur l'attentat au colis piégé au cabinet de l'avocat de Sophie.

Dimanche 10: Lettre de Sophie - courses à G20. Sans élaborer sur le contenu de la lettre de S elle dit à nouveau que je suis le fruit d'un inceste alors que c'est faux puisque mes parents ne sont pas consanguins, la famille Picart n'ayant aucun lien de parenté avec la famille de Nève. Mais cela fait partie de la guerre psychologique pour me faire sentir inférieure alors que je ne me suis jamais sentie aussi bien.

Lundi 11: "L'épisode neigeux, "remarquable pour la saison, tant pour les quantités attendues que par sa durée", devrait commencer lundi à 03H00. La fin de l'événement est prévue au plus tôt mardi à 07 heures. D'ici lundi 18 heures, les météorologues prévoient "5 à 10 cm, localement 15 cm de neige sur l'Orne et la Seine-Maritime", et "généralement de l'ordre de 5 cm sur les Côtes-d'Armor, l'Eure, la Somme et l'Oise".

Oui il a neigé deux jour de suite et ce fut la panique sur les routes avec beaucoup d'accidents et le dipositif de "vigilance orange" mis en oeuvre. S'ils ne ont pas bons à grand chose au gouv, au moins ils réagissent vite pour nous alerter en cas de flocons. Eh bien du coup, je vais pouvoir porter mes chaussettes fraîchement réparées alors!

Mardi 12: Demande en ligne d'acte de naissance de mon père.

Mercredi 13: Courses Géant et Fructidor. Très chargée au retour, douleurs aux genoux intenses. Depuis le début de la semaine travail sur "colis piégé" je ré-examine l'entourloupe procédurale de Me Brane et je constate que, contrairement à ce que j'avais compris précédemment, j'aurais dû être informée expressément de la "demande incidente/reconventionnelle (art64 et 68 NCPC) de ma mère (sa demande pour faire homologuer l'état liquidatif de la succession) par assignation car j'étais une partie "défaillante" (non représentée). En effet l'art. 68 du Code de Procédure Civile dit "Les demandes incidentes sont formées à l'encontre des parties à l'instance de la même manière que sont présentés les moyens de défense. Elles sont faites à l'encontre des parties défaillantes ou des tiers dans les formes prévues pour l'introduction de l'instance. En appel, elles le sont par voie d'assignation."

Comme l'instance est introduite devant un TGI par assignation des parties, c'est bien par assignation que j'aurais dû être informée de cette demande incidente car n'étant pas représentée par un avocat j'étais partie défaillante. Malgré cela ni le juge du tribunal d'Evreux ni celui de la CA de Rouen n'a remarqué l'absence de preuve que j'avais bien été informée de ce déroulement par assignation. Encore une manoeuvre frauduleuse. Si j'avais été informée de cette demande d'homologation de ma mère je m'y serais opposée c'est pourquoi mes cohéritiers ont agi de la sorte.

Jeudi 14: Inondation venant du plafond de la sdb (cliquez sur les images pour les agrandir). Je vois ça comme une réaction de colère de la part de ma mère après mon dernier travail sur l'affaire du colis piégé.

Expédition d'un des livres que j'ai mis en vente sur Amazon. Le même préposé avec qui j'avais eu affaire récemment a cette fois été très aimabe. Puis courses à Géant. Je peux passer rapidement à la caisse. Puis Fructidor. Dans l'escalier un JH m'aide à monter mon sac à provisions et ma voisine Elodie Bouchez m'offre ses services. Je ne l'avais pas reconnue. Je crois que c'est parce qu'elle portait un foulard sur la tête. Arrivée chez moi je mets en route immédiatement la preparation des cuisses de dinde-au-pot avec tous les légumes qui vont avec.

Vendredi 15: Suite à recherche sur l'annuaire en ligne, j'ai vu que "la Colombière" à Coulommiers où réside ma mère est une maison de retraite. Egalement que ma soeur Sophie, qui n'a pas écrit d'adresse d'expéditeur sur sa lettre récente, et dit vouloir conserver son lieu de résidence secret, n'habite plus rue de Wattignies dans le 75012 ni ailleurs dans Paris.

Total de mes ventes hiver 2012-13 sur ebay: 253€ pour une douzaine de bonnets. Je peux déduire cette somme de ce que j'ai payé en achats de laine sur la période 2012. Heureusement je sens que ma frénésie d'acquisition se calme. J'espère dorénavant pouvoir rentrer dans mes frais petit à petit.

Samedi 23: Après avoir publié cette dernière révision sur l'affaire du colis piégé je suis allée faire des courses le jeudi 14 et ai constaté que les gens à qui j'ai eu affaire ne m'ont pas "taquinée" comme d'habitude. Je me suis dit que j'avais peut-être trouvé l'arme efficace pour me débarrasser de ces ennemis invisibles, à savoir l'épinglage sur mon site de la manoeuvre de ma famille pour m'entourlouper avec l'accord des tribunaux.

Mais dimanche 17 puis lundi je me suis sentie très, très déprimée. J'avais une très grande douleur au fond du coeur, la mort dans l'âme, je me sentais à l'agonie, tombée dans le pot-au-noir. Je ne savais pas si c'était un pressentiment d'une attaque comme les fois précédentes, ou autre chose. Je n'avais pas d'angoisse au sujet de quelqu'un qui frapperait à ma porte comme la fois précédente. J'ai essayé de survivre ce passage en faisant du rangement, du nettoyage, triant et jetant des papiers mais mon soulagement était faible.

Le Mardi 19 on a frappé à ma porte vers 11 heures du matin, puis à nouveau dans l'après-midi, et je n'ai pas répondu.

Le Mercredi 20 Norbert a frappé à ma porte et m'a parlé d'un ton enjoué, disant qu'il était avec sa fille Hazielle mais j'ai fait la morte. J'ai vu à deux reprises qu'on m'appelait au téléphone car le voyant rouge s'allumait mais je n'ai pas répondu non plus.

Le Jeudi 21 dans la matinée il y a eu à nouveau des frappements à ma porte. Dans l'après-midi je suis sortie faire des courses, me disant que sortir me remonterait peut-être un peu le moral. Je n'étais pas allée au pressing depuis longtemps et il fallait que je retire une paire de draps avant l'expiration du délai de garde. La femme de service a été aimable. Mais chez Fructidor une vieille dame asiatique m'est passée devant dans la queue et comme elle n'avait qu'un seul article je l'ai laissée faire sans rien dire. Mal m'en a pris car elle a mis un temps fou à payer, pêchant les petites pièces une à une de son porte monnaie. Mais j'ai respiré un grand coup et ne me suis pas énervée.

C'est finalement vendredi 22, hier, que Norbert m'a envoyé un email, juste après celui de Véronique-Maï, pour m'annoncer le décès de notre mère. Elle est morte mardi 19 mars à midi. Elle était chez Elisabeth à Göttingen en Allemagne. J'ai du mal à comprendre comment, dans l'état de faiblesse où Norbert me dit qu'elle se trouvait, elle a pu faire ce voyage seule au volant de son auto. En début de soirée j'ai trouvé le mot que Diane avait glissé sous ma porte comme No me l'avait annoncé.

J'ai rapidement envoyé un email à Elisabeth lui demandant une copie de l'acte de décès. Elle n'en avait pas mais m'a envoyé des copies de correspondence avec le consulat de France, et plusieurs lettres des pompes funèbres.

Voyant que l'entreprise offrait un service avec cercueil fermé, j'ai envoyé un autre message à Elisabeth ce matin expliquant que je n'ai pas vu Maman depuis 2004 et que j'aimerais la voir une dernière fois avant qu'elle ne soit inhumée. J'ai également demandé comment le corps serait rapatrié et combien de temps Maman avait passé chez elle avant de mourir. Elle n'a pas répondu toute la journée à mon email envoyé peu avant midi, et le lendemain, dimanche 24, m'a répondu de façon très succincte, et pour expliquer pourquoi elle n'avait pas répondu plus tôt à mon email de la veille, terminé en disant qu' elle avait eu "un coup de barre" et qu'elle avait passé la journée au lit.

Depuis la réponse d'Elisabeth m'expliquant pourquoi elle n'avait pas d'acte de décès je n'ai cessé de vaciller entre la confiance et le doute et comme Jean-qui rit et Jean-qui-pleure, suis passée plusieurs fois des larmes aux yeux secs. Comment pouvait-elle me laisser si cruellement dans l'incertitude? J'ai demandé de l'aide urgente sur le site Ravelry pour que quelqu'un parlant allemand m'aide à obtenir confirmation auprès du bureau d'état civil de Göttingen mais personne, malgré le nombre important d'Allemandes sur le site, PERSONNE ne m'a répondu. Et sur LiveLeak, un Allemand qui était présent sur le site et à qui j'ai envoyé un message personnel lui demandant de m'aider de toute urgence pour un petite traduction ne m'a répondu que plus de 24 heures plus tard en disant "si ça n'est pas trop long" alors que je lui avais dit dès le départ que c'était juste un message très bref. En désespoir de cause j'ai envoyé un email à l'adresse de contact de la municipalité sans l'aide de personne, demandant confirmation par email du décès de ma mère et envoi de l'acte de décès par courrier papier, le tout en Allemand avec l'aide de la traduction en ligne.

Mercredi 27 à midi tapantes (et non pas "un peu plus tôt" comme il m'avait dit que ce serait possible), Norbert est venu frapper à ma porte mais je n'ai pas répondu. Il a insisté puis est parti et je m'en croyais débarrassée mais il est revenu et à insisté. Moi je ne disais rien, je ne voulais pas entamer une conversation avec lui avec la porte d'entrée entre nous et je ne voulais pas lui ouvrir ni lui parler ni le voir. Vers 12H30 j'ai voulu regarder par la fenêtre et il était sur le trottoir devant sa voiture, la tête renversée il me regardait. A l'arrière de la voiture j'ai cru voir une jeune fille aux cheveux chatains et lisses qui me faisait un signe de la main. Cela devait être ma nièce Hazielle qui, née en 1997, doit avoir 15 ou 16 ans maintenant. J'ai fait non de la tête à Norbert et comme j'avais mon appareil photo sous la main j'ai pris une photo de sa voiture garée devant chez moi puis s'éloignant.

Jeudi 28Je mets mon ordinateur en marche plus tôt que d'habitude, vers 10 heures. J'ai reçu une réponse de la ville de Göttingen, me confirmant le décès de ma mère et m'expliquant que pour émettre un acte de décès ils ont besoin de l'acte de naissance de la défunte, de son acte de mariage et d'un certificat de domicile après quoi ils établissent un acte de décès et j'en recevrai un exemplaire dès que possible. Mais alors comment les proches de la défunte peuvent-ils faire toutes les démarches nécessaires pour l'inhumation sans acte de décès? Ce n'est pourtant pas quelquechose qu'on peut faire attendre! Et comment faire passer la frontière à un corps sans acte de décès? Toutes ces questions sans réponse me donnent envie de me taper la tête contre les murs. En plus je ne comprends pas pourquoi une pièce d'identité de la personne décédée ne leur suffit pas.

J'envoie un email assez sec à Elisabeth, lui disant que c'est faute d'un acte de décès que je n'ai pas participé aux obsèques et lui dis que si seulement elle m'avait présenté le constat de décès établi par le médecin qu'elle a dû faire venir, cela m'aurait suffi. Mais elle m'avait bien dit "Je n'ai rien!" C'est à devenir fou. Je lui dis que nous devrions faire une réunion entre frères et soeurs avant qu'elle ne reparte en Allemagne mais elle n'a pas répondu.

De même Véronique qui, d'après Elisabeth, devait arriver le lundi 25 pour faire les préparatifs, n'a pas répondu à mon email du 24 lui demandant quel serait l'emploi du temps, si nous prendrions un repas ensemble, si nous irions à la maison d'Emalleville etc.

Vers 11 heures on frappe à la porte. C'est "votre voisin du dessus". Je lui demande ce qu'il veut. Il dit qu'il vend des tapis. Je lui dis non merci et il s'en va.

Vers 16 heures je sors pour faire des courses. En bas de l'escalier je rencontre Valérie Aler, Diane pour les intimes, la mère des enfants de Norbert, qui vit au 4ème étage. Je lui demande de me raconter un peu comment l'enterrement s'est passé la veille. Je lui ai demandé combien il y avait de personnes. Avec tous les enfants de ses frères et leurs enfants plus mes 6 frères et soeurs et leurs enfants, plus plus plus... il devait y avoir beaucoup de monde mais Diane n'a pas pu me dire combien ils étaient à peu près.

J'ai demandé s'ils avaient pris un repas ensemble. Comme No était venu me chercher à midi je suppose que les autres avaient dû déjeuner avant de se rende à la cérémonie ou alors prendre un repas ensemble.

Diane m'a dit que François n'était pas venu car il n'avait pas pu faire le voyage du Togo à ici.

Je lui ai demandé s'il n'y avait pas une réunion de prévue entre seulement les enfants de Claire, sans leurs enfants mi leur conjoint et elle m'a répondu "On ne touche à rien jusqu'au mois de mai." Apparemment elle se référait à la succession mais ce n'est pas la seule chose dont on peut parler entre frères et soeurs, enfin moi j'aurais aimé pouvoir évoquer des souvenirs d'enfance, évoquer des expériences communes que nous seuls avons partagées car sinon avec qui peut-on en parler? Mais j'oubliais. J'oubliais que ces émotions, ces nostalgies, ces souvenirs, la beauté des lieux, les noms des villages et des montagnes et des cours d'eau qui nous étaient familiers, je ne peux en parler avec elles car bien que vivant ensemble nous vivions sur des plans d'existence différents. Donc il n'y aura pas de "Tu te rappelles..." le chant de ce petit oiseau au printemps... les fleurs des champs, les coucous, les primevères, le sainfoin, les pâquerettes, Mme Delettraz chez qui nous allions remplir notre boîte à lait, les descentes en luge devant la maison, Mme Mermillod, les concours de lenteur à vélo, le Club des Cinq, le souterrain que nous croyions avoir trouvé dans le champ derrière la maison mais qui n'était qu'un ouvrage pour collecter le ruissellement de surface et ne menait nulle part, le pommier qui donnait des pommes si délicieuses mais que nos parents avaient fait abattre et comment Sophie s'était entaillé le genou en tombant dessus... les Balmont qui étaient de la famille de ce fameux aviateur Jean Mermoz... Il y avait aussi la ferme des Balanssat, le château de la Pesse avec un parc traversé par un ruisseau valonné, des marches métalliques qui rendaient le déplacement facile et dont la hauteur des marches était étonamment basse et plaisante à gravir. Le lieu dit de Bellevue où habitaient les Burlet, un couple plus âgé que mes parents avec des filles adultes dont l'une nommée Denise, une belle plante blonde aux cheveux courts, était parait-il (aux dires de ma mère) la maîtresse du père d'une de mes camarades de classe Joëlle Allemand. la patinoire à la Clusaz car nous ne faisions pas de ski. Le Fier avec ses gorges spectaculaires, et une portion du rivage suffisamment accueillante pour que les jeunes des alentours viennent y nager, plonger et jouer. Tout ça avec qui en parler sinon avec mes soeurs? Mais non, pas possible. Nous vivions dans le même espace physique mais mentalement n'habitions pas la même galaxie.

J'ai demandé à Diane s'il y avait eu une réunion avant l'enterrement. Elle m'a dit que oui, il y avait eu un "pot" dans une salle des fêtes et après l'enterrement, comme c'était la fin de l'après-midi, ils avaient dîné. Elle n'était pas sûre de l'endroit mais pense que c'était à Gravigny. Elle m'a proposé de me donner les coordonnées de Norbert mais j'ai dit que je les avais et je suis partie.

J'espérais trouver un faire-part de décès dans mon courrier que je n'avais pas pris depuis une semaine, mais il n'y en avait pas. Allons donc? Une femme de 87 ans mère de sept enfants, grand-mère de 15, et arrière grand-mère, avec deux frères dont l'un toujours en vie qui ont chacun eu environ six enfants qui a leur tour en ont eu une flopée, et pas de faire-part?

Après mes courses au supermarché je suis allée chez Fructidor et au moment de payer, au lieu des 25€ que je pensais trouver dans mon sac, il n'y en avait que 15. J'étais pourtant bien sûre d'être sortie avec un billet de 50€ et me suis souvenue que mes achats au supermarché s'élevaient tout juste en-dessous de 25€ donc je m'attendais à recevoir ce montant en monnaie mais à l'endroit où l'on récupère ses achats pour les mettre dans son sac, une femme prenait de la place avec un paquet de rouleaux d'essuie-tout et je me demandais ce qu'elle faisait là car ce n'est pas elle qui était passée à la caisse avant moi. J'avais été agacée de la trouver la prenant de la place et m'empêchant d'appuyer mes béquilles en sûreté. Et du coup je ne m'étais pas aperçue qu'au lieu d'un billet de 20 c'était un billet de 10 que la caissière m'avait rendu avec le billet de 5€.

Me voilà incapable de payer mes achats de fruits et légumes avec mon grand sac à dos très chargé, mais je me souviens tout de suite de ce qui s'est passé, dépose mon sac au pied d'une caisse à côté de la caissière et lui dis que je vais parler au service client du supermarché. Me voilà faisant la queue. Heureusement la femme de service était très efficace. J'admirais la concentration dont elle faisait preuve dans le vacarme infernal qui l'entourait, avec deux sonneries de téléphone et tous les bips, et autres signaux sonores du magasin. Rien qu'en faisant la queue 5 minutes j'étais à bout de nerfs à cause du vacarme. Quand mon tour arrive je lui fais part de mon problème. Elle téléphone quelque part et me dit que quelqu'un va aller compter la caisse où j'ai fais mes achats. Je lui dis que je vais là-bas attendre et m'éloigne puis m'asseois sur les marches qui sont tout près. J'ai attendu un bon moment puis me suis impatientée et suis allée parler à la caissière. Elle m'a dit qu'elle arrêtait bientôt et qu'elle compterait sa caisse à ce moment-là. Finalement après qu'elle eût compté sa caisse avec une collègue elle est allée voir le financier qui, lui, avait une impression du total pour comparer, et elle m'a rendu mes dix euros. Non mais! Je suis sûre que ce n'était pas une erreur innocente car ils m'ont déjà fait plusieurs coups différents quand j' avais avec un billet de 50€. Ils doivent partager le fruit de leur larcin avec les caissières complaisantes, mais comment savent-ils ce que j'ai dans mon porte-monnaie? C'est un mystère. A quoi bon faire attention à ne pas trop dépenser (j'avais acheté un gigot d'agneau surgelé en solde après Pâques à 12€) si on se fait faucher son blé à la caisse?

Samedi 30: Malgré mes demandes répétées Elisabeth ne m'a fourni aucune preuve officielle du décès de Maman. J'ai également demandé à Norbert et à Véronique/Maï s'il y avait une réunion de famille prévue pour l'occasion de notre réunion. Norbert m'a répondu qu'il allait me donner le programme mais ne l'a pas fait et Maï n'a pas répondu du tout. Elisabeth m'a envoyé des devis des pompes funèbres à Evreux ou alentour mais n'a pas mentionné du tout comment le corps de Maman serait rapatrié. Elle a répondu à ma question en disant que le corps serait transporté par la route par une cie des pompes funèbres allemande et tout cela, le passage de la frontière et tout le reste, sans avoir le moindre acte de décès en sa possession. Et attention la facture!

Crée sur mon site le sous-dossier letters/DECES-CLAIRE. Ajoute à COLISPIEGE l'email de Sophie et ma réponse du 23 fév 2006 + mon APPROBATION (pdf) de l'état liquidatif de la succession, obtenue par extorsion. C'est ma révision finale je pense car toute la machination avec ses engrenages est maintenant démontée et étalée de façon logique. Je me sens soulagée et satisfaite, pour ne pas dire fière de moi car ce n'était pas évident. Il ne reste plus au procureur qu'à entrer dans le jeu et faire son office. A ma connaissance l'enquête en est au point mort de son côté.

Je trouve cela un peu fort que Diane me dise (au sujet du partage des biens de ma mère) "On ne touche à rien avant le mois de mai." Je n'ai pas demandé qu'on "touche", juste qu'on se réunisse pour en parler, et d'ailleurs de qui vient cette consigne? Il n'y a plus personne au-dessus des descendants, notre mère n'étant plus là pour se tailler la part du lion et se servir la première. Maintenant nous sommes tous les sept à égalité alors qui se permet de m'ordonner de façon péremptoire de ne rien faire et de ne toucher à rien? Surtout sortant de la bouche de Valérie/Diane qui n'est pas héritière du tout.

Mais cette histoire de faux que j'ai expliquée dans l'affaire du colis piégé risque de leur compliquer la vie maintenant car s'ils en font usage... usage de faux Art. 441-1 du Code Pénal: "Constitue un faux toute altération frauduleuse de la vérité, de nature à causer un préjudice et accomplie par quelque moyen que ce soit, dans un écrit ou tout autre support d'expression de la pensée qui a pour objet ou qui peut avoir pour effet d'établir la preuve d'un droit ou d'un fait ayant des conséquences juridiques.
Le faux et l'usage de faux sont punis de trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende

Pas étonnant qu'ils aient besoin d'un mois pour se retourner.

Correspondence au sujet du décès de ma mère avec mon frère Norbert et mes soeurs Véronique ("Maï") Diop et Elisabeth Geisel, et avec la municipalité de Göttingen.


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