Journal de la Femme à Abattre



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Paris, juin 2013

Mardi 4: Je suis allée à la poste pour envoyer un livre vendu sur Amazon puis me suis dirigée vers le centre commercial Masséna 13 par le petit jardin pour prendre un raccourci. Il y avait devant moi une grosse femme et une petite fille brune, toutes deux avançaient très lentement de sorte qu'arrivée à l'arrière du bâtiment je les avais presque rejointes. J'ai vu un homme sortir du passage de service qui relie directement l'arrière au milieu du centre commercial, et j'ai vu que la femme et la petite fille se dirigeaient vers cette issue. Je les ai suivies car j'avais très envie de m'économiser des pas mais me suis ravisée au dernier moment et j'ai fait le tour pour rentrer par la grande porte côté avenue d'Ivry.

Vendredi 7: Reçu une lettre du Ministère des Affaires Etrangères m'informant une nouvelle fois qu'aucun acte de décès de ma mère n'est enregistré dans les registres de Göttingen, ce qui confirme les conclusions que j'avais tirées des événements de mars dernier.

J'ai rédigé la synthèse de mon enquête sur l'homicide de Karine Leroy. Comme j'avais l'impression que mon email du 12 avril au Cdt Jeannesson n'avait donné aucun résultat malgré son assurance qu'il avait fait suivre aux personnes concernées, je suis re-partie de la case départ, et ai téléphoné à la gendarmerie de Meaux mais cette fois j'ai demandé à parler à la personne chargée de l'enquête qui, je le savais, n'était plus le ct J. L'homme qui m'a répondu m'a expliqué que l'enquête était au point mort (après un non-lieu en 2007). J'ai expliqué que j'avais pris connaissance de l'affaire en regardant le reportage sur Daily Motion en février dernier. J'ai dit que le 19ème anniversaire de la mort de Karine était dimanche prochain, 9 juin. Il a dit qu'il n'avait pas les dates en tête. J'ai dit que je les avais car j'avais toutes les données du dossier en tête (du moins celles divulguées par le reportage) et que c'était l'approche de cette date qui me poussait à prendre contact. Il m'a demandé si ce que j'avais vu faisait partie d'une série sur les crimes non résolus. J'ai dit oui, et il m'a demandé quand elle avait été diffusée et j'ai dit "en 2010". J'ai dit que j'avais réfléchi à cette énigme, qu'à cause des circonstances de ma vie j'avais l'esprit un peu aiguisé à ce genre de choses et que je pensais savoir qui avait commis le crime, et qu'en bref je pensais que c'était la mère et qu'elle l'avait fait pour de l'argent. J'ai dit que j'avais rédigé un papier à ce sujet et que j'aimerais le faire connaître aux intéressés.

Il m'a demandé qui j'étais alors je lui ai dit que j'étais "un particulier", je lui ai dit mon nom et prénom et dit que j'habitais à Paris 13ème. Il m'a demandé quelles étaient mes qualifications et j'ai dit que j'avais étudié le droit, le droit pénal, la psychologie et la psychopathologie, mais que j'avais étudié de mon propre chef et n'avais pas de diplômes. Il m'a dit que si je ne voulais pas envoyer mes infos à la gendarmerie il fallait m'adresser au procureur de la république, sinon, si je leur envoyais mes infos, ils les feraient "remonter". J'ai accepté de les envoyer à la gendarmerie.Je lui ai demandé ce qu'il voulait savoir d'autre et il m' demandé mon adresse et mon n° de téléphone. Il m'a donné l'adresse email de la gendarmerie (une adresse générale, pas la sienne en particulier) et m'a quittée en me disant "on compte sur vous", ce qui m'a fait plaisir. J'ai voulu envoyer mon papier le soir même afin de ne pas passer tout le weekend à le peaufiner alors je l'ai terminé, codé, mis en ligne sur mon site et téléchargé au format html pour pouvoir l'envoyer en pièce jointe avec le rapport d'enquête. J'ai fait cela vers 23H mais l'email m'est revenu non-délivré. J'ai hésité un moment puis ai appelé la gendarmerie à nouveau et expliqué mon problème. L'homme de service m'a dit que j'étais en ligne avec la gend. de Melun. J'ai expliqué mon problème et il m'a donné une autre adresse email et cette fois le message est bien passé.

Dimanche 9 suis sortie faire des courses à G20 et au marché acheter des légumes.

Mardi 11: Terminé la bande Mameluk du 13ème siècle. J'avais imprimé le schéma en 2009 et chaque fois que je le voyais je me disais qu'un jour je le broderais. Voilà qui est chose faite et suis contente du résultat. Les lignes brodées dessinent les contours, les motifs, des moulinets et des noeuds-papillons en 8 apparaissent dans les espaces vides.

email de Sophie et de Me Villoteau. L'e-mail de Me Villoteau est adressé à "Monsieur François Picart" comme si elle croyait que mon adresse de messagerie chez Runbox est celle de mo frère et non la mienne.

Vendredi 14: Reçois lettre de la soi-disant directrice de la Colombière, copie d'une LRAR que je n'ai pas reçue, me demandant d'entrer en contact.

lundi 17: emails Elisabeth, Villoteau re acte de décès maman. Je demande un original sur papier car jusqu'à présent je n'ai reçu que des scans par e-mail.

mardi 18: emails à/de Me Villoteau et à la fratrie demandant photos des obsèques de maman. E-mail à Agnès qui me reproche de ne pas encore avoir donné mandat à Me V. Je lui réponds que le seul obstacle est le défaut d'acte de décès qui est la première pièce dans un dossier de succession, "à moins qu'il n'y ait partage entre vifs mais je ne suis pas au courant".

Sors faire des courses alim. Au retour un groupe de JGens me laisse le rattrapper et l'un d'entre eux parle très fort de fisting en disant que ça fait mal et juste devant le 32 il dit que ceux qui lui cassent les c--- il les (je n'ai pas compris). Le dîneur au restaurant assis juste à côté de la porte d'entrée avait un petit chien tout mignon et frétillant sur les genoux.

Mercredi 19: Vu Alphaville sur Imineo. Je me souviens très bien qu'Agnès s'était plaint que notre père n'avait pas voulu qu'elle aille voir ce film quand il était sorti en 1965. Je ne savais pas pourquoi car je n'en avais jamais entendu parler. Mais en le voyant j'ai compris, car tout l'objet du film c'est e triomphe de l'amour sur la machine, alors que ce que nos parents nous ont inculqué, par leurs faits et gestes mais jamais verbalement, c'est qu'il faut bannir l'amour de son coeur. A tel point qu'arrivée à l'adolescence j'étais très confuse car j'avais l'impression que c'était mal d'aimer, mais je ne savais pas si c'était à cause de l'interdit sexuel et de la pudibonderie catholique qui faisait de l'obsession sur l'"impureté", il me semblait qu'aimer ne pouvait pas être mal mais malgré tout j'avais cette impression, malgré toutes les paroles de Jésus Christ nous exhortant à nous aimer les uns les autres etc.

Finalement je ne sais pas si c'était vrai que ma soeur avait voulu voir ce film, ou si c'était seulement un message codé qu'elle était chargée de me transmettre pour renforcer le message que l'amour devait être exclu de ma vie. Allez dire ça à une jeune fille! Alors même que les ondes de radio étaient saturées de chansons où il n'était question que d'amour (Johnny Hallyday, Adamo, etc.) Bien sûr ils ne pouvaient pas me le dire en face car alors ils auraient dû admettre qu'ils ne m'aimaient pas et ainsi ils auraient perdu leur autorité sur moi.

Jeudi 20: Reçu LRAR de Me V. avec l'exemplaire original d'extrait d'acte de décès émis par l'ambassade de France à Berlin. Sophie me dit que puisque je n'ai pas répondu à son e-mail de fin mai elle ne m'enverra pas de photos des obsèques de Maman, Agnès sous un autre prétexte décline aussi de m'en envoyer. Elles s'imaginent que ces prétextes vont me convaincre, alors que si Maman était réellement décédée elles se seraient empressées de m'envoyer des photos de l'enterrement pour me prouver que mes doutes étaient infondés. Mais là elles essaient de me faire croire que ces photos existent mais qu'elles ne veulent pas me les envoyer.

Elisabeth quant à elle m'envoie cette photo de Maman, me disant qu'elle l'a prise tout de suite après qu'elle ait rendu l'âme et qu'elle ni personne de son entourage n'a pensé à en prendre d'autres avant que le corps n'ait été pris en charge par les services funéraires. Pour des raisons que je préfère ne pas donner, je crois que ma mère, au sens littéral, "fait la morte" et qu'elle ne l'est pas vraiment. Elle qui a toujours aimé les faux-semblants, la voici dans son rôle le plus mémorable sans doute, essayant de faire croire à sa popre fille qu'elle est morte. Cela me fait penser au film Les Diaboliques de Clouzot. La date de prise de vue indiquée est bien le 19 mars 2013 (à 13H30 environ) mais il est possible de modifier ceci, ce n'est pas une preuve irréfutable.

Elle m'envoie aussi ce faire-part au format pdf. Sans faire la critique de cette oeuvre sur le plan artistique, car cela me ferait dire des choses pas gentilles, ni sur le contenu du texte, car ma mère s'est davantage inspirée de la Kabbale que des saints chrétiens, je me contenterai d'observer que je n'ai pas reçu de faire-part aux alentours de la date du décès allégué et que c'est seulement trois mois plus tard que ma soeur m'en envoie un en réponse à ma demande de photo des obsèques. En tout cas, à défaut de photos montrant un rassemblement de la fratrie et famille proche au cimetière devant le caveau où repose déjà mon père, à défaut de photo de la pierre tombale ou tout autre moyen de preuve, je deviens de plus en plus convaincue que ma mère n'est pas morte.

Je me suis trompée dans mon tricot (pinces de buste) il faut défaire et refaire. Grrr.

Déplacement à Coulommiers pour Porter Plainte

Lundi 24: Levée à 7h je prends le métro jusqu'à Gare de l'Est et prends le train de 9H16 pour Coulommiers, arrive à 10H16. Je me renseigne pour savoir où se trouve l'Office du Tourisme car j'ai vu sur un plan du site officiel de la ville qu'il est tout près de la gare et je ne le vois pas. Quelqu'un me montre la direction, qui semble lointaine. Il faudra un certain temps pour que je réalise que le plan affiché sur le site officiel de la ville n'est pas à jour.

Arrivée à l'Office du Tourisme je vois qu'il est fermé le lundi. Je prends un café-croissant dans une boulangerie-crêperie et demande à la serveuse où se trouve la place de Verdun, d'où part l'avenue de la République où se trouve la gendarmerie. Elle ne sait pas. Je demande à d'autres et personne ne sait. Je remarque que les noms des rues et places sont mal placés et en nombre insuffisant car il n'y en a pas à toutes les intersections, ce qui m'oblige à faire des pas supplémentaires pour lire le nom des rues. Il y a des allées et des impasses et elles ne sont pas toutes nommées, et le plan de la ville n'indique ni les 4 points cardinaux ni le sens dans lequel se trouve le plan par rapport à la ville. C'est très difficile de s'orienter. Si au moins le plan indiquait la pente cela simplifierait les choses mais non, il n'y a aucune mention de déclivité. Enfin après beaucoup de demandes et d'indications contradictoires je trouve la place, l'avenue de la République et la gendarmerie. l est 11H35 et la gendarmerie est ouverte au public de 14 à 19H.

Je me dis que je n'aurai aucun effet de surprise à mon avantage puisque dans l'intervalle de 2H et demie jusqu'à l'ouverture mes ennemis qui me guettent auront suffisamment de temps pour contrecarrer ma démarche et la vouer à l'échec, mais je décide de tenter ma chance quand même. J'ai du temps à tuer. Le quartier n'est pas très fréquenté, c'est sur le haut de la ville. Depuis la gare je n'ai fait que grimper. Je suis fatiguée. Je trouve un coin sur une pelouse contre une école et me repose une demie heure allongée sur l'herbe puis à midi les élèves sortent et j'en vois qui se dirigent encore vers le haut alors je les suis, me disant que je trouverai peut-être de quoi manger et m'asseoir confortablement. En effet je trouve un vieux banc en bois en retrait de la rue où le trafic est assez nourri. Pour trouver à manger il faudrait aller encore plus haut et il n'en est pas question. C'est un quartier de pavillons avec des arbres et de la verdure. Je reste là à me reposer en écoutant le chant des oiseaux et en sommeillant. Vers 13H45 je reprends le chemin en sens inverse et vois le rideu de la gendarmerie se lever. On me laisse rentrer puis aussitôt que j'explique brièvement le motif de ma visite le gendarme me dit: "Mais les affaires d'héritage, c'est du civil, ça ne nous regarde pas!" Et je lui réponds "Mais l'héritage est le motif du crime! Une tentative d'assassinat ce n'est pas du civil!" Il me dit que j'aurais mieux fait de porter plainte à Paris. Je dis qu'à Paris les policier sont véreux et que je cherche une police propre. Il commence à répondre sur le ton de "Madame fait sa difficile" mais s'interrompt et me dit que puisque je suis venue autant que j'aille au commissariat de police car à la gendarmerie ils ne prennent pas les plaintes. Il me montre où c'est. Heureusement, pas très loin.

A la réception un jeune homme me reçoit. Je dis que je suis venue porter plainte. Il me demande pour quel motif. "Tentative d'assassinat, faux et usage de faux." Il me demande si je suis sous tutelle ou sous curatelle. Je dis "Non Monsieur." Il me demande mon nom, l'inscrit dans son livre. Il me demande de quel faux il s'agit. Je dis que c'est un acte de décès. Il me demande si je l'ai apporté, et je dis oui. Puis il me demande de patienter. Deux hommes africains qui m'avaient dépassée dans la descente attendent déjà, puis l'un d'entre eux est appelé et il quitte la salle d'attente. Il est de retour dans les dix minutes et tous deux s'en vont. Je m'attends à ce qu'on m'appelle rapidement mais ce n'est pas le cas. Un couple africain entre et la femme avec beaucoup de parlotte dit qu'elle est venue prendre des nouvelles de son cas car la confrontation a eu lieu et depuis elle n'a pas de nouvelles. Environ quinze minutes plus tard le jeune homme à la réception parle au téléphone et je l'entend dire "Elle ne peut pas monter les deux étages..." puis d'autres visiteurs entrent et parlent mais je ne fais pas attention.

J'entends, venant de la porte d'entrée, une voix qui ressemble à celle de mon frère Norbert demander "Elle est là Brigitte?" Des agents de police sortent assez fréquemment dans l'aire de réception pour prendre du café ou des boissons aux distributeurs et moi je continue à attendre. Un peu plus tard le jeune homme de la réception dit à nouveau dans le téléphone "Mais elle ne peut pas monter les deux étages" alors je dis, "Mais Monsieur, si, je peux" car il me semble que mon handicap pose problème et est la raison du retard mais en fait rien n'indique qu'il parlait de moi. Une simple coïncidence sans doute.

Un peu plus tard je m'impatiente et demande si je vais devoir attendre encore longtemps. Il me répond que ça ne devrait pas tarder. Un peu plus tard un autre couple d'africains s'adresse au réceptionniste. Au début je n'écoute pas mais comme l'homme parle beaucoup et rapidement je dresse l'oreille et je l'entends parler d'un travesti qui l'a attaqué à la hache. Il continue à bavasser, je me demande pourquoi il parle de tout ça au réceptionniste, et au bout d'un moment la femme qui est avec lui l'interrompt en disant "Bon, ça suffit" alors il se tait et tous deux s'en vont. Pendant tout ce temps je commence à avoir faim mais aucune des friandises à vendre ne m'attire, je n'ai pas envie de sucré. Je me sens un peu faible car je n'ai rien avalé depuis la veille à part mon croissant de 11H et il est maintenant environ 15H30. Enfin on m'appelle.

Je me lève, un policier me fait signe d'entrer dans un bureau au rez-de-chaussée. Il me dit bonjour et m'invite à m'asseoir. Il me demande ce que je veux. Je lui dis que je veux porter plainte pour tentative d'assassinat et pour faux et usage de faux. Il me demande de lui raconter mon cas, ajoutant qu'il veut d'abord s'assurer qu'il est suffisamment étoffé car il ne veut pas transmettre au parquet une plainte pour la voir rejetée. Je dis que je comprends. Je lui dis d'abord quelques renseignements généraux sur mon problème avec ma famille et le fait qe je suis la "paria" et que les actes de maltraitance contre moi remontent à ma petite enfance et comme j'ai soixante ans maintenant, il y a eu le temps pour que beaucoup de choses se passent.

Je prends mon dossier dans mon sac à dos et sors les premiers messages que j'ai reçu m'annonçant le décès de ma mère. Je lui dis que courant mars certains membres de ma famille m'ont annoncé le décès de ma mère et m'ont invitée à faire le trajet en voiture jusqu'au petit cimetière de campagne en Normandie. Qu'après avoir quitté l'autoroute on se trouve en rase campagne et qu'il y a de nombreux endroits où il aurait été possible de me tuer sans témoins. Je dépose devant lui les premiers messages de Norbert, Véronique, Diane... il les lit puis il me dit "Oui mais tout ça ne prouve rien!" "Ce que je vous montre, ce sont les messages que m'ont envoyé des membres de ma famille pour me convaincre de faire le voyage en Normandie! Et personne ne m'a donné la preuve formelle, officielle, que ma mère est réellement décédée." "Eh bien ce n'est pas difficile, on va téléphoner à la maison de retraite pour vérifier, puisque vous me dites que votre maman y réside. Quel est son nom?" Je lui donne les noms de ma mère. "Vous n'auriez pas le numéro de téléphone par hasard?" Et comme je l'ai je lui tends le papier, une enveloppe portant le cachet à l'adresse de ma mère avec le numéro de la Colombière et le numéro de portable de ma mère. Il me demande quel est ce numéro en 06 et je lui dis ce que c'est. "Vous ne l'appelez pas?" "Non, comme je vous disais, nous sommes en froid. Je ne l'ai pas vue depuis 2005." Il compose un numéro et je l'entends dire "Bonjour, c'est le commissariat de police de Coulommiers. J'ai devant moi une dame qui me dit qu'elle a reçu de nombreux messages dans sa boîte aux lettres lui disant que sa maman était décédée et je voulais vérifier." La personne au bout du fil lui parle pendant un moment et je le vois écrire "19 avril" puis un peu plus tard il raye "avril" et écrit "mars" puis il y a encore un silence, il écrit "Göttingen, Allemagne" et finalement il dit merci et raccroche. Il me dit d'un ton catégorique que ma mère est décédée le 19 mars à Göttingen, puis il me dit qu'il est vraiment désolé et m'offre toutes ses condoléances, ignorant ce que je lui ai dit plus tôt au sujet de la maltraitance de ma mère depuis que je suis toute petite, et il ajoute que la dame (il me dit le nom de la femme qui m'a écrit le 13 juin) m'attend car je dois signer des papiers. Ce que j'avais redouté vient de se passer exactement comme je l'avais pressenti. Que le policier téléphone et, sur la foi de la répone de son interlocuteur et sans faire aucune vérification physique, il m'affirme que ma mère était effectivement décédée, détruisant par là même le fondement de ma plainte. Mais suffisait-il vraiment que "quelqu'un" au téléphone le confirme? N'aurait-il pas dû faire une enquête de flagrance et vérifier le statut de ma mère à la résidence même? C'est probablement parce qu'il ne voulait pas faire l'enquête de flagrance qui s'imposait qu'il m'a tout de suite parlé d'envoyer une plainte au parquet. Après tout il avait peut-être composé le n° de portable de ma mère et c'est avec elle qu'il avait parlé! J'en suis d'autant plus sûre que le policier employait une tactique très utilisée par ma mère, de me dire "Elle vous attend" alors que je n'avais pris aucun rendez-vous avec cette personne.

Il m'a retournée comme une crêpe. De victime d'un crime je suis devenue délinquante car je ne signe pas les papiers pour "faire avancer les choses". Je me sens défaite et la tête légère, en état d'hypoglycémie. "Oh mais comment je vais faire pour y aller?" Je demande d'un ton alarmé car je n'ai plus envie de marcher. "Etant donné votre état, je vais voir si je peux vous faire déposer par une de nos voitures de patrouille" me dit-il d'un ton complice. "Oh ce serait sympa!" dis-je bêtement. "Attendez-moi un moment" me dit-il puis il sort. Il revient une minute plus tard et me dit de patienter, que ce ne sera pas long. "Si vous voulez bien attendre à l'extérieur..." me dit-il en tenant la porte grande ouverte. "Et encore une fois, toute mes condoléances pour votre maman!" et il me donne une franche poignée de main en me regardant droit dans les yeux.

Me re- voilà dans la salle d'attente -ou plutôt le coin d'attente- où un couple est assis, avec la femme parlant sans interruption sur un ton plaintif. Je n'ai plus la patience alors au lieu de m'asseoir je reprends mes sacs et sors, puis je marche vers le bas de la pente en suivant la pancarte indiquant la bibliothèque municipale, voulant consulter ma messagerie sur l'ordinateur, mais ne la trouve pas. Je demande à des passants. Ils ne savent pas, ou alors ils m'indiquent des directions différentes. Je suis ébahie que les gens ne sachent pas et je renonce à la trouver. Je retourne à la gare. Le prochain train pour Paris est à 17H36, j'ai presque une heure à attendre.

* * *

Le retour jusqu'à chez moi se passe sans encombre, la jonction entre la gare de l'Est et la station de métro étant heureusement très courte. Arrivée dans mon appartement je m'affale. J'ai trouvé des fruits sans faire de détour car un marchand les vendait à la sortie du métro. Cela fera une bonne partie de mon dîner. Je n'ai que deux messages dans ma boite Orange. Elisabeth qui me dit qu'elle aura bientôt une impression de la photo de notre mère que je lui demandais (je ne lui avais pas demandé d'impression, juste une photo jpg d'une résolution "correcte".) et un message de Me Villoteau me demandant si j'allais la mandater ou non.

Jeudi 27: J'ai enfin terminé le buste du pull que je tricote. Comme je le disais il y a quelques jours j'ai dû défaire une partie puis j'ai repris le travail mais j'ai dû perdre ma concentration et ne savais plus où j'en étais alors j'ai encore défait maille par maille (sans sortir le travail des aiguilles) car j'avais fait un trou. Finalement après avoir défait deux ou trois rangs j'ai compris mon erreur et l'ai rectifiée puis j'ai terminé aujourd'hui ce passage difficile. Avec un tour de poitrine de 116cm j'avais le choix ou de tricoter un pull très large et tubulaire, ou un pull moins large et ajusté. C'est ce que j'ai choisi de faire car déjà avec ce modèle "près du corps" j'ai environ 230 mailles de circonférence. Ouf. Je suis très contente. Je l'ai essayé et les pinces sont parfaites!

Deux incidents d'ordinateur aujourd'hui et lundi ou mardi: aujourd'hui mon clavier ne fonctionnait pas sauf pour écrire mon log-in chez Runbox. J'ai essayé d'écrire un commentaire sur YouTube mais aucune lettre n'apparaissait dans le champ, sur le Bloc Notes non plus, pas plus que sur les commentaires de LiveLeak. Pourtant j'avais encore écrit des messages très tôt vers 2H du matin. Heureusement j'ai un nouvel antivirus-pare feu (acheté la suite complète Kaspersky PURE 3.0 et l'ai lancée, le programme a nettoyé beaucoup de viruses, chevaux de Troie et autres vers) qui a détecté un programme malveillant et une fois nettoyé, mon ordi a de nouveau fonctionné normalement, sinon je ne serais pas là à écrire. L'incident précédent a eu lieu quand j'ai posté une vidéo sur LL et la vidéo n'avait pas de son. Le problème a recommencé avec une autre vidéo postée sur LL. Pas de son. Est-ce un hasard ou un message?

Vendredi 28: J'ai eu le même problème de désactivation du clavier. C'est seulement depuis que j'ai installé l'antivirus alors je l'ai désinstallé et le problème a disparu. C'est bien la peine de dépenser presque 100€ pour avoir ce genre d'inconvénient. Il y a sûrement une manip mais qui a envie de se farcir des heures de lecture de FAQs et de manuels pour trouver la solution? Peut être un de ces 4.


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