Journal de la Femme à Abattre



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Paris, octobre 2013

Vendredi 4: Terminé mon petit châle style Orenbourg. Il pèse 113 grammes, mesure 120cm de long et 75cm de haut. Mélange cachemire-mérinos (30/70%) couleur kaki clair, aiguilles de 3mm. Les explications étaient bien faites, je n'ai eu aucune difficulté particulière sinon la lassitude de répéter les motifs à environ 2/3 du corps du châle.

Tel qu'il est juste sorti des aiguilles, il est tout renfrogné. La mise en forme lui donnera toute son allure et mettra en valeur les jours et les bordures dentelées.

Maintenant il ne me reste plus qu'à attendre que les outils de mise en forme soient disponibles chez le marchand qui est en rupture de stock. Quand je les avais vus en vente je n'avais pas encore commencé le châle et cela m'aurait paru déraisonnable de les acheter à ce moment.

C'est une étape franchie dans mon parcours des arts textiles, car je voulais vraiment faire de la dentelle mais la dentelle à l'aiguille me semblait prendre un temps fou et être invendable à un prix correct. C'est pourquoi j'ai décidé que la dentelle tricotée offrait une meilleure alternative, avec l'utilité en plus. Mais à part le point de jersey j'étais complètement novice en tricot. J'ai donc appris depuis l'automne 2009.

Cette année j'ai fait des bonnets que j'ai vendus sur eBay (et la saison recommence bientôt!), refait la semelle de mes chaussettes, tricoté un pull raglan à manches longues (mon premier) et ce petit châle, autant de formes qui font appel à des techniques différentes. C'est un constat positif qui me fait plaisir à la veille de mon 61ème anniversaire.

Samedi 5: Mise en ligne de mon journal de septembre.

Lundi 7: Aujourd'hui j'ai pensé à lire une bonne fois le papier juridique qui avait été déposé par un huissier dans ma boîte aux lettres. Il était temps! J'avais deux mois pour répondre et l'acte était daté du 9 août (la lettre l'accompagnant datée du 12). Il s'agissait d'une SOMMATION DE PRENDRE PARTI concernant la désignation du cabinet Villoteau-Demarquay à Evreux pour régler la succession de Claire, ma mère. J'ai donc sorti mon Code Civil et mon Code de Procédure Civile. Mais c'est sur internet que j'ai trouvé la réponse et j'ai compris que je devais répondre à l'huissier. C'est ce que j'ai fait par e-mail sur ma messagerie Orange en lui donnant les deux raisons pour lesquelles je ne mandatais pas Me Villoteau:

date 07/10/13 16:53
objet SOMMATION DU 9 AOUT 2013 - succession de Claire Picart
pièce(s) jointe(s) 1 fichier(s) DSCN3238.jpg (1.61 Mo)
From: Brigitte PICART
Reply-To: Brigitte PICART
To: smhuis@club-internet.fr
Subject: SOMMATION DU 9 AOUT 2013 - succession de Claire Picart
Maître,
En réponse à votre sommation du 9 août dernier, j'ai l'honneur de vous communiquer ma réponse. Il y a deux raisons pour lesquelles je n'ai pas accepté de donner mandat au cabinet Villoteau-Demarquay à Evreux:

1) Le lieu de résidence de ma mère jusqu'à son décès n'était pas sur le territoire où le TGI d'Evreux est compétent. En effet ma mère avait élu domicile à la maison de retraite de la Colombière à Coulommiers (77). C'est donc le TGI de Coulommiers qui a la compétence territoriale pour la succession de ma mère. Dès lors je ne vois pas pourquoi un certain notaire à Evreux serait plus qualifié qu'un autre à Coulommiers, à Paris où ma mère a des biens immobiliers ou ailleurs. Ceci est d'autant plus important pour moi qui suis à mobilité réduite et pour qui un déplacement à Evreux serait très éprouvant.

2) Concernant le décès de ma mère, je n'ai aucune preuve irréfutable. Le Ministère des Affaires Etrangères, chargé de gérer l'état civil des Français à l'étranger, m' a répondu à deux reprises que le fichier central d'Etat Civil n'avait aucune trace de ce décès correspondant au lieu et date fournis par mes cohéritiers. Je vous envoie en pièce jointe la 2ème réponse datant du 5 juin 2013. Par ailleurs mes cohéritiers n'ont pu me fournir aucune photo de l'enterrement, ni certificat de décès du médecin allemand ni quelque autre preuve que ce soit.

Je vous prie d'agréer, Maître, mes salutations distinguées,

Brigitte Picart

LEGENDE
-repère vert clair: Point de départ
- ligne jaune: itinéraire à pied depuis le raccourci.
- zone vert sombre: raccourci derrière et entre les immeubles sur un petit chemin bordé de pelouses en pente. C'est là que se trouvent les arbres qui ont été l'un scié à la base et abattu, l'autre élagué aux extrémités feuillues (voir septembre ou octobre 2012.)
- le rectangle bleu est le centre commercial Masséna 13 avec supermarché Casino et autres commerces.
- le rectangle turquoise avec un petit carré bleu à l'intérieur représente la Tour Atlas et la mercerie Paris-Star.
- la ligne orange représente le détour imposé par les travaux de ravalement sur la Tour Atlas. La dernière ligne droite avant la mercerie était bordée de hauts grillages.
- les petits traits mauves représentent tous les accès bloqués pour cause de ravalement.
- le repère rouge ne représente rien du tout.

Angle sud-ouest, Face sud Tour Atlas impassable

Samedi 12: Achat de laine pour bonnets chez Paris Star qui est de nouveau ouvert le samedi. J'y étais allée pensant le trouver fermé, pour photographier les abords car les travaux de ravalement de la tour, commencés en janvier dernier, ont conduit à barrer des accès, notamment le chemin d'accès le plus court entre la sortie est du centre commercial et la mercerie sur la face est de la tour Atlas, en longeant celle-ci sur son côté sud et le chemin longeant la face est de la tour Mais le chemin étroit bordé de hauts grillages qui donnait accès à la mercerie depuis la tour Boulogne à l'est a été délivré des grillages et le chemin longeant la face est a été rendu à la circulation. Ainsi l'accès à la mercerie a perdu son côté "souricière" qui m'avait tenue à l'écart depuis janvier.
Angle sud-est Tour Atlas - accès bloqué

Il y a un mois environ j'avais téléphoné à la mercerie pour savoir si elle était ouverte car je la croyais fermée depuis le début des travaux. La vieille dame chinoise m'avait répondu que oui, elle était ouverte, puis elle m'avait dit qu'elle avait reçu de la laine à tricoter, et enfin elle m'avait dit de ne pas venir le samedi.

Ce qui me rappelle un bref échange quand je suis allée m'asseoir pour manger un croissant au bar "le Gâtinais" attenant à la boulangerie en début de semaine. Comme j'avais hâte de m'approvisionner en laine étant donné la saison, je demande à la jolie serveuse du bar si elle sait quand les travaux seront terminés. Elle me répond très vite: "Oh, ne vous inquiétez pas, ils vont partir d'ici quelques minutes." Je ne sais pas de quoi elle parle alors je lui dis "Mais je vous parle de ces travaux-là!" et je lui montre du doigt l'échafaudage et le grand filet qui traverse toute la place de Vénétie. Alors elle me regarde avec de grands yeux et d'un ton mi-affolé, mi-scandalisé me dit "Mais voyons! Ce sont des travaux de ravalement de la tour!" comme pour dire "il n'y a pas de quoi vous inquiéter!" Alors elle savait que je posais la question parce que j'avais des craintes pour ma sécurité? Parce qu'on peut poser ce genre de question pour quantité de raisons.

place entre le centre Cial et la Tour Atlas

Puis, ce samedi après avoir fait mon approvisionnement en laine, j'ai fait des courses d'alim chez Géant et de F&L chez Fructidor. Là, alors que j'allais demander à l'employée de me choisir une belle grappe de raisins, le boss est venu avec sa serpillière et son balai pour nettoyer à l'endroit où je me trouvais en disant "Attention! Laissez travailler le service de nettoyage! Excusez-moi Monsieur!" et la vendeuse, après m'avoir servi du raisin et des girolles a trouvé le moyen, en me tendant l'un des sacs, de me toucher le côté du sein gauche en appuyant un peu.
Détour vers la Tour Boulogne

Mercredi 23: Mon matériel de mise en forme pour tricot a été expédié le mercredi 16 dans la matinée donc j'aurais dû le recevoir le vendredi 18 mais il n'a pas été livré. Lundi 21 je regarde le suivi sur le site de Colissimo. La réponse à ma requête est que le colis a été "remis au gardien ou à l'accueil" alors qu'il n'y a ni l'un ni l'autre. Vers 11H j'envoie une réclamation sur le formulaire de la Poste disant ceci exactement, puis j'ajoute: "Depuis quand remettez-vous les colis à un tiers? Cela ne fait pas partie de l'offre." Je n'ai jamais désigné de tiers à qui remettre mes colis en cas d'absence non plus et, inutile d'ajouter, je ne fais confiance à personne.

Mardi 22: je reçois une réponse de la Poste "nous faisons des recherches et vous contacterons à nouveau..."

Aujourd'hui je suis sortie pour voir avec la Poste près de chez moi. Les recherches sont en cours, on dirait que le colis est retourné au site de Vitry. A cause de ce retard je ne sais pas si je pourrai mettre en forme mon petit châle avant la fin du mois. En attendant je dé-tricote des bonnets qui ne font pas l'affaire et plonge les écheveaux dans l'eau pour les défriser. Une fois secs je peux les mettre en pelote et les re-tricoter (mais ce n'est plus de la laine "vierge" puisqu'elle a déjà ét tricotée une fois.)

Je voulais retourner à la mercerie Paris-Star pour acheter du fil à broder mais à 14H30 elle était fermée, le rideau de fer tiré et tout éteint. Bizarre. Oups, j'oubliais que par les miracles de la technologie et de la surveillance, tout ce que j'écris sur mon ordinateur est recueilli et diffusé.

barrage rue Charles Bertheau

Vendredi 25: J'étais à bout de patience avec la Poste qui ne répondait pas à mes requêtes avec des infos précises alors j'ai envoyé un e-mail à ma marchande lui racontant mes déboires. Elle a téléphoné de son côté et m'a répondu très vite que mon colis était en instance à mon bureau de poste. Je me suis habillée illico et suis allée le prendre mais je n'ai pas emprunté le chemin habituel rue Charles Bertheau car quand j'y suis passée mercredi il y avait des travaux qui barraient presque complètement la rue (piétonne). C'est le trait rouge sur la photo. Le seul passage était au niveau d'une allée étroite qui longe le petit jardin public et rejoint la rue de la Pointe d'Ivry. Et pour comble un gamin d'environ huit ans me barrait le passage avec son vélo (2 traits mauves sur la photo) à la sortie du resserrement de la voie, là où l'immeuble fait un angle en creux, et l'ouvrier en tenue qui travaillait ou faisait semblant (point vert clair) était juste derrière moi mais en le passant j'avais remarqué du coin de l'oeil qu'il avait une sale gueule. Je n'ai pas apprécié.

Donc cette fois je suis passée par l'autre côté (avenue de Choisy et rue des Frères d'Astier), j'ai fait quelques courses à G20 et suis rentrée. J'ai aussi reçu au courrier du fil à broder que j'ai dû commander puisque la mercerie Paris Star était fermée quand j'y suis allée mercredi. Maintenant j'ai tout ce qu'il me faut pour continuer mon travail.

Samedi 26: J'ai très mal aux dents. Je pense que les racines se ramollissent et bougent quand je mâche et cela me cause des maux de tête.

Attentat de 1990 à New York -Elements d'enquête: Sur la couverture (appelée "blue back" par les avocats en raison de sa couleur) de la demande ("complaint") contre la NYCTA datée du 5 septembre 1990, il y a une attestation sous serment ("personal verification") du plaignant ("plaintiff") déclarant qu'il a pris connaissance du contenu de la demande et que tous les faits rapportés sont vrais. On voit que ce n'est pas moi qui l'ai signée, pourtant quelqu'un a signé de mon nom et le "notary public", Francisco COLLAD, un notaire sous license de l'Etat de New York, a validé l'identité du signataire. Détails, traductions, photos.

*** Axelle: J'ai fini par comprendre pourquoi ma mère avait changé mon prénom au retour du Portugal en 1967: en même temps mon père Célestin avait lui aussi pris un autre prénom, passant de Tony à Rodolphe, probablement pour échapper à quelque poursuite, peut-être redoutant des écoutes téléphoniques? Alors comme mes parents se méfiaient de moi avec mes questions "impertinentes", ils ont pensé qu'en changeant mon propre nom je ne me poserais pas trop de question au sujet du changement de nom de mon père et pour comble de perversité, mon père n'a jamais voulu m'appeler Axelle, lui et d'autres membres de la famille ont continué à m'appeler Brigitte. En fait seule ma mère et mes frères et soeurs m'appelaient Axelle ainsi que quelques camarades de classe.

*** Autre chose dont je me suis souvenue: Quand nous vivions à Annecy-le-Vieux il y avait un livre sur lequel je tombais de temps en temps, c'était un livre de poche usagé, un roman d'un certain O'Flaherty appelé "Le Mouchard". Jamais personne n'en parlait mais il apparaissait dans des endroits inattendus, jamais dans les pièces principales, sur le rebord d'un buffet, où sais-je, restait visible quelques jours et disparaissait à nouveau, année après année, et même sans lire le livre j'avais compris ce qu'était un mouchard et que c'est quelqu'un de méprisable. Façon efficace et sans danger d'assurer que je garderais le silence.

Dimanche 27: Sophie a frappé à ma porte ce matin. "C'est Sophie" me dit-elle. Je lui ai dit que je ne voulais pas la voir. Elle a dit "Bon." et est repartie. J'ai dû mettre le doigt là où ça fait mal et elle est venue pour limiter les dégâts.

J'ai terminé de broder "Joyeux Noël" maintenant je dois mettre un peu de décoration autour. C'est là que ça se complique.

*** Tuerie de Chevaline: -Pressentiment: Depuis 1990 j'ai reçu de nombreux papiers juridiques délivrés sous forme de LRAR. J'ai eu de violentes émotions en recevant le pli quand j'avais relancé mon action contre la Transit Authority et que mon adversaire répondait à mes motions. J'ai aussi reçu de violentes émotions à la lecture des e-mails de la fratrie suite au prétendu décès de notre mère, c'est d'ailleurs pourquoi je leur ai demandé de m'écrire à mon adresse @Orange, pour ménager mon coeur.

Mais jamais au grand jamais je n'ai éprouvé d'horreur sinon à la réception de la LRAR de ma mère des 3-4 septembre 2012. J'ai bien réfléchi, essayé de définir précisément la nature de cette émotion, et oui, c'était bien de l'horreur. Si on s'en tient à la ruse de ma mère, qui voulait me faire croire qu'elle habitait toujours à Brosville dans l'Eure alors qu'elle habitait à Coulommiers en Seine-et-Marne, même si cette ruse avait pour but de justifier le mandat de la notaire Me Villoteau à Evreux alors que le tribunal de cette ville n'avait plus la compétence territoriale, il n'y avait toujours pas de quoi éprouver de l'horreur.

Ce sentiment ne pouvait être justifié que par un pressentiment de la tuerie qui se préparait et allait avoir lieu d'ici 3 ou 4 heures. Et si ma mère est étrangère à cette affaire, comment se fait-il que ce soit l'arrivée de sa LRAR qui ait causé en moi ce sentiment d'horreur?

D'ailleurs je vois dans cela une similarité avec ce que j'avais éprouvé quand le 1er avril 1990 ma mère m'avait annoncé au téléphone que papa avait un cancer du poumon intraitable, et qu'elle semblait me dissimuler quelquechose d'encore plus grave.

Et en mai 1989 quand elle et mon père m'avaient chacun envoyé une lettre qui avait des arrière-tons d'adieu (car ils me demandaient pardon mais n'offraient pas réparation) j'avais été tellement alarmée que j'avais fait analyser les deux manuscrits par un graphologue-psychologue. Mais là non plus ce n'était pas de l'horreur, c'était seulement un sentiment qu'on me cachait quelquechose de très grave.

Si les gendarmes ou policiers m'avaient crue quand je les appelés en septembre et octobre 2012, ils auraient pu vérifier sur le bordereau de réception de la Recommandée qui a été renvoyé à la Poste de Coulommiers, que ma signature était complètement différente de ma signature habituelle et cela à cause du tremblement violent qui me secouait. Bien sûr cela n'aurait pas constitué une preuve "formelle", seulement un indice, mais un indice + un indice + un indice + etc. forment un faisceau d'indices concordants.

Par ailleurs, j'ai déjà à plusieurs reprises eu des pressentiments. C'étaient des pressentiments funestes, car on n'a jamais de pressentiments pour les événements heureux, et ils m'ont permis de survivre car je les ai pris au sérieux. Mais de tous les pressentiments que j'ai eus, aucun n'avait atteint le niveau de pure horreur que j'ai éprouvée en recevant la LRAR de ma mère le 5 septembre vers 11H30. Je n'ai pas compris tout de suite que c'était un presssentiment, c'est seulement après avoir appris la nouvelle de la tuerie de Chevaline que j'ai compris que ce sentiment d' horreur était un pressentiment.

Menaces: L'arbre scié n'était pas un incident unique. Mais seuls les arbres sur ce petit chemin que j'emprunte tjs pour aller au supermarché ont eu cet élagage qui leur a ôté toutes leurs feuilles alors que fin octobre les arbres ont encore presque tout leur feuillage. Citer d'autres précédents. Et d'autres types de menaces ou intimidation (voitures violettes, ou d'hôpital, Yoan).

J'ai pu laver et mettre en forme mon petit châle à temps pour la fin du mois. Quel suspense!


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