Journal de la Femme à Abattre



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Paris, novembre 2013

J'ai eu 61 ans le 12 du mois. Elisabeth m'a envoyé un e-mail disant qu'elle pensait à moi et m'a envoyé deux photos de la prétendue tombe des parents mais aucune des deux ne montre la pierre tombale où les noms et les dates sont inscrits et je crois que les photos ne sont pas celles de la tombe des parents. Je crois que ma mère est toujours en vie, et que l'inscription qui apparait sur le flanc de la tombe sur la 2ème photo mais pas sur la première a été mise à cet endroit incongru au moyen d'un logiciel, pas d'un burin. Encore un faux! Je ne les compte plus, et le fait de mentir sur la vie et la mort d'une mère en dit long sur le niveau où sont tombés mes frères et soeurs.

Vendredi 15: J'ai tricoté des bonnets depuis le début du mois.

Lundi 18: Je contacte l'avocat de la famille Picard, parties cviles dans le double homicide Picard-Creton à Brest en 1996, resté sans solution à ce jour. Je laisse un message sur le répondeur, disant qu'en regardant la vidéo et en revenant plusieurs fois sur les mêmes passages où c'est René Allanic qui parle, je me suis forgé la conviction que c'est lui qui a tué les deux hommes parc que l'histoire qu'il raconte ne tient pas debout. Je dis que j'aimerais communiquer à l'avocat mes observations par écrit et donne mon adresse e-mail. J'appelle une deuxième fois vers 16H30 et cette fois la secrétaire me répond. Elle a reçu mon message laissé sur le répondeur et me donne l'adresse e-mail de l'avocat. Vers 18H je lui envoie mes observations dans un message assez court.

Je téléphone aussi au bureau d'un des juges d'instruction de l'affaire de la Tuerie de Chevaline. Je dis à la secrétaire que j'aimerais faire une déposition. Après avoir passé en revue les différentes alternatives je dois lui dire que je suis sur écoute et que toutes mes démarches pour porter plainte et avoir un avocat sont vouées à l'échec. Je lui dis aussi brièvement que possible que j'ai déjà appelé deux fois la gendarmerie de Chambéry mais que je ne suis pas sûre qu'ils m'aient prise au sérieux, et je lui dis que les membres de ma famille ont à plusieurs reprises essayé de me tuer et n'y étant pas parvenu ils me gardent sous surveillance pour s'assurer que je ne parle pas aux autorités. Je lui dis que juste au moment où la tuerie a eu lieu je m'apprétais à visiter Annecy où j'avais grandi et à rendre visite à un homme rencontré sur internet, et que je pense que c'est ma famille, ma mère, qui a ordonné à mes deux frères de frapper un grand coup. Je dis que je pense que la cible de l'attentat était la fillette qui a été tabassée pour m'intimider et m'imposer le silence, et que peut-être les deux tueurs ignoraient l'existence des deux femmes, soit parce qu'elles étaient rentrées de promenade en premier, soit parce qu'elles n'étaient pas sorties du tout de la voiture, et que les tueurs avaient été contraints de les tuer ainsi que le cycliste pour éliminer tous les témoins.

Je lui dis que bien sûr j'ai un intérêt personnel dans cette affaire mais c'est un intérêt légitime car tant que les membres de ma famille seront en liberté ils continueront à me nuire et à porter atteinte à ma vie privée et à ma liberté. Elle me dit que ce sont deux choses différentes. Je lui dis que non, un affaire est la conséquence de l'autre, la tuerie de Chevaline est la conséquence des tentatives d'assassinat manquées contre moi.

Je l'implore de parler de mon appel au juge d'instruction et insiste que je suis sérieuse, je ne suis ni une farfelue ni quelqu'un qui invente des histoires pour me faire remarquer.

Jeudi 21: Demain sera le cinquantième anniversaire de l'assassinat du président J.F. Kennedy. Je me souviens du jour, je venais d'avoir onze ans, et jamais auparavant je n'avais entendu parler d'assassinat. Les seules morts d'hommes causées par d'autres hommes dont j'avais connaissance étaient dues à la guerre. Mais je venais de découvrir l'assassinat, c'était tout un univers que j'entrevoyais d'un seul coup, je n'aurais jamais imaginé qu'un homme puisse calculer de tuer un autre homme. Je suis restée debout devant la porte-fenêtre de ma chambre à y penser sans bouger pendant un long moment.

Aujourd'hui j'ai mis en vente sur eBay huit bonnets que j'ai tricotés.

Mardi 26: Courses. J'apporte des draps à laver et prends du linge qui m'attend chez 5 à Sec. Mes serviettes et torchons sont pliés n'importe comment et pas repassés alors qu'on me facture le lavage et repassage 1,50€ la pièce. Les deux femmes réagissent comme si c'était moi qui n'étais pas raisonnable. Elles me disent qu'ils sont pliés comme ça parce qu'ls ont été lavés et repassés ici, pas à l'usine. Je demande ce qu'il faut dire pour préciser comment on veut que les torchons soient pliés, parce qu'il n'y a qu'une seule façon "normale" de le faire. Comme elles ne répondent que pour m'irriter davantage j'élève la voix et une femme derrière moi me dit qu'elle est en train de l'enregistrer. Elles me disent qu'elles vont revoir mon linge et me disent de revenir demain. Je leur dis que je suis handicapée et que je ne peux pas revenir demain car je ne sors pas tous les jours. Elles s'embarquent sur une ligne de discussion où je sais que j'ai déjà été amenée les fois précédentes, calculée pour me mettre en furie parce qu'elles s'amusent à mes dépens de mon handicap. C'est donc une scène qui se répète à chaque fois que j'apporte des serviettes ou des torchons à laver. Tot ce qu'ils lavent sur place est sujet à cet abus. Finalement je demande qu'elles repassent et plient le linge maintenant et que je reviendrai dans une heure. De reour de mes courses à Casino je vois que seuls les torchons ont été pliés normalement, les serviettes n'ont été ni repassées ni pliées. Je prends mon paquet sans dire un mot tandis qu'une autre "cliente" dit qu'elle n'était pas au courant d'un certain service, que ce n'était pas bien expliqué, d'une voix très douce.

A Casino. Je prends un sac de 5kg de brisures de riz et à la caisse la JF me dit qu'elle n'a pas sa "douchette" et doit inscrire chaque numéro du code barre. Je lui demande quel est le prix car il n'était pas mentionné au rayon. "7,26€" me dit-elle. Je dis qu'il doit y avoir une erreur car les brisures coûtent moins cher que le riz entier et on trouve du riz entier à 1€ le kilo. Elle téléphone et une assistante va vérifier le prix. Elle est absente quelques minutes tandis que j'attends debout au bout de la caisse puis revient et dit que c'est bien 7,26€. Je dis qu'à ce prix je n'en veux pas.

envoyé ce jour aux gendarmes de Chambéry

Messieurs,
Le 18 novembre j'ai appelé le bureau du Juge Mollin. Je voulais demander à être entendue en déposition concernant cette affaire. Comme la secrétaire m'a dit de me présenter à la gendarmerie, j'ai voulu que le juge soit assuré de la véracité des propos que je vous ai tenus lors de mes deux appels de septembre car je ne sais pas si vous m'avez prise au sérieux et cela me tourmente. En effet depuis vingt ans que je pense et espère être un jour appelée à témoigner je me suis efforcée de devenir un témoin irréprochable, ce qui m'a forcée à adopter un nouveau style de vie et m'a conduite à rompre avec ma propre mère. Autrement dit, devenir crédible pour dire la vérité m'a coûté d'énormes sacrifices, alors si vous doutez de ma bonne foi je n'ai vraiment pas de chance!

Durant ma conversation avec la sécrétaire du juge je lui ai raconté brièvement les circonstances de ma vie qui entourent la Tuerie de Chevaline, comment les membres de ma famille surveillent mes communications après avoir échoué à plusieurs reprises dans leurs attentats contre ma vie, comment en me surveillant ma famille a appris que je m'apprêtais début septembre 2012 à revoir Annecy et à rencontrer en personne un homme dont j'avais fait la connaissance sur internet, et comment ma mère, à ce que je crois, aurait donné à mes deux frères l'ordre de "frapper un grand coup" (que j'apprendrai par les médias) pour me dissuader à temps de raconter mes ennuis à ce monsieur.

Au cours de cette conversation, il m'est venu une idée sur le déroulement des événements du 5 septembre 2012 à Chevaline et après réflexion il me semble que ce scénario est tout à fait possible, et je souhaite vous en faire part. Mais auparavant je voudrais apporter un complément d'information à ce que je vous ai dit en septembre dernier:

- Il est certain que j'ai un intérêt personnel à ce que les membres de ma famille soient questionnés par la police mais c'est un intérêt légitime car ils ont commis des crimes contre moi et m'empêchent de porter plainte. Ils sont toujours en liberté et ils ne se privent pas de continuer à porter atteinte à ma vie privée et à ma liberté. Ceci dit si je n'étais pas convaincue que ma mère a commandité l'attentat de Chevaline et que mes frères l'ont exécuté, je ne les aurais pas accusés faussement car il faudrait être complètement irresponsable pour faire une telle chose et je suis consciente des sanctions pénales pour dénonciation calomnieuse.

- Concernant le passé pénal de mon père: C'est parce que mon père n'a jamais, que je sache, dit quoi que ce soit sur la filiation de mes soeurs Sophie et Véronique alors qu'elles sont à l'oeil nu d'un père autre que lui, que j'ai voulu connaître la cause de ce fait étrange, et la seule explication possible que j'ai trouvée est que les trois naissances dans les années 50 ont servi à masquer l' incarcération de mon père aux yeux de la société et de quelques bureaucracies, ce qui a facilité son retour aux affaires. Voilà pourquoi il nous a reconnues. (Mon père biologique est le *frère de mon père* donc j'ai quand même des traits de la branche Picart).

- Le choix d'une jeune fille comme victime d'un passage à tabac s'explique par le fait que je ne me serais pas identifiée à une femme mariée ou en couple ni à une mère de famille car je suis célibataire.

- Le choix du lieu s'explique par le fait que mon père m'avait conduite à la Combe d'Ire en 1970 mais nous étions juste venus et repartis sans faire de promenade et je n'avais jamais compris le but de ce déplacement. Aussi quand j'ai appris le drame je me suis immédiatement souvenue de cet endroit, ce qui crée un deuxième lien avec le drame et est une autre raison pour laquelle je me sens visée.
Une étrange coïncidence est que quand nous habitions rue Carnot entre 1955-58 ma mère, pour mettre fin à notre chahut d'après-dîner, nous menaçait avec un martinet, et le lieu-dit du drame de Chevaline est nommé Martinet aussi!

Voici maintenant le scénario possible du déroulement du drame de Chevaline:
L'élément-clé est que l'épouse Al Hilli, sa mère et la petite fille ne sont pas sorties de la voiture car après les promenades de l'après-midi la grand-mère et la fillette étaient fatiguées. L'un des malfaiteurs avait remonté la Combe d'Ire à moto pour voir si quelqu'un redescendait vers la vallée et il n'a vu personne (mais a été vu par les gardes forestiers). Dans l'autre sens, l'autre malfaiteur guettait depuis le sentier les arrivées sur la route et quand il a vu Saad Al Hilli sortir de voiture avec sa fille aînée et emprunter le sentier de la Combe, il a regagné la planque et attendu l'arrivée des deux promeneurs.

Le plan était de tabasser la fille et de tuer le père et de les laisser sur le sentier mais après que la fille soit tombée entre les mains d'un des malfaiteurs, le père qui la suivait a rebroussé chemin à toute vitesse. Le malfaiteur armé l'a suivi jusqu'à la voiture et c'est seulement là qu'il a vu les deux femmes à l'arrière de la BMW. Il a tué les quatre personnes pour éliminer tous les témoins, mais rien ne s'est déroulé comme prévu.

Espérant que ce message vous sera utile,
Je vous prie d'agréer, Messieurs, mes salutations distinguées.
Brigitte Picart

Depuis quelques semaines je regarde presque tous les jours des vidéos sur des affaires criminelles: Faites Entrer l'Accusé, Crimes en Haute Société, affaires non-résolues... et du coup à force de voir la police faire des prélèvements sur la scène du crime j'ai re-pensé aux mois qui ont suivi mon retour en France en 2002. Norbert, Régine Feller qui habitait à côté de lui (elle se faisait appeler Tina), plusieurs copains de Norbert, avaient le crane rasé et Norbert faisait un peu pression sur moi pour que j'imite cette mode qu'eux seuls suivaient. Je me souviens que j'avais dit à Tina en rigolant que cette coupe rase lui donnait l'air d'une criminelle et elle n'avait pas eu l'air amusé du tout. Mais chaque fois que Norbert me disait que je devrais me faire raser je disais que les cheveux tenaient chaud l'hiver et que je n'avais pas l'intention de grelotter en hiver et après quelques mois il avait arrêté de m'embêter avec ça.

En même temps ma mère me promettait de prendre en charge mes frais dentaires, comme si c'était une reconnaissance de responsabilité, mais étant entendu qu'elle voulait me payer un dentier, rien de plus en somme que la Sécu n'aurait remboursé, pas des implants, ce qui voulait dire que je devrais me faire arracher toutes les dents qui me restent même celles qui sont intactes, et cela ne me disait rien du tout.

Je m'imaginais alors le crane rasé et les gencives édentées.... pas une image agréable à contempler. Et Vers la fin du mois, ayant ressassé et recoupé... je me suis demandé si ... en fait maintenant j'en suis certaine: si l'on me tuait et que j'avais le crâne rasé, on pourrait me transporter sans que je laisse de cheveux attestant de ma présence dans le véhicule. Et si on trouvait mon cadavre édenté, bonne chance pour m'identifier! C'était donc en prévision de mon assassinat que Norbert et ses amis s'étaient fait raser la boule!

Voici qu'une nouvelle phase de ma vie s'ouvre car sans l'avoir cherché, depuis le début de l'année j'ai résolu des crimes auxquels je suis étrangère (Karine Leroy, Picard-Creton) et d'autres auxquels je suis mêlée: j'ai trouvé la pièce à conviction prouvant que mon "accident" à New York était une tentative d'assassinat, j'ai compris le tour de passe-passe avec l'état liquidatif de la succession de mon père et mon "approbation" extorquée dans l'affaire du colis piégé bd Malesherbes, j'ai compris le déroulement de l'attaque de la Tuerie de Chevaline (sûre à 98% d'avoir vu juste) alors que je passe le plus clair de mon temps à faire de la broderie et du tricot.

Si je puis être utile à la société en résolvant des crimes et apporter une mesure de clôture et d'apaisement aux proches des victimes, cela serait une belle contribution et toutes mes souffrances, ainsi transmutées, n'auront pas été en vain. Encore faudrait-il qu'on me prenne au sérieux.

CADEAU DE NOËL À MES LECTEURS

D'ici quelques jours je vais 10 décembre: Je viens de mettre en ligne une photo de 5 marque-page brodés dans le style dit "Blackwork".

J'avais commencé à broder sans idée précise d'un usage, l'idée de faire des marque-page m'est venue en cours de travail. Voilà pourquoi tout n'est pas parfait comme si j'avais eu un plan bien défini avant de commencer.

Les motifs datent du début du 16ème Siècle. Il suffit d'imprimer la grande photo en couleur ou en noir et blanc sur du papier photo format A4 assez épais, et ensuite de découper les marque-page. Mieux vaut faire des essais préalables sur du papier ordinaire!

Joyeux Noël à tous, gentils, méchants, gendarmes, voleurs...

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