Journal de la Femme à Abattre



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Paris, décembre 2013

Lettre du syndic
Lettre du Svce Habitat p1
Lettre du Svce Habitat p2
Lettre de la Poste
Appel de fonds

Les 26 premiers jours de décembre ont été calmes et dépourvus d'événements marquants. Je trouvais que ce n'était pas normal et me demandais ce que j'allais bien mettre dans mon journal! J'ai bien eu un appel téléphonique, ce qui en soi est un fait marquant car normalement je coupe la sonnerie. Mais ce jour-là, exceptionnellement, je l'avais activée car j'avais demandé au service client d'Iminéo, le servie de films en VOD, de m'appeler à partir de 10H pour m'aider à résoudre un problème technique car je la lecture d'une vidéo m'était refusée sous prétexte que je n'avais pas les droits pour ce faire. Donc au réveil j'active la sonnerie du bigophone et dix minutes avant 10H je reçois un appel.

C'était la mercière chinoise de Paris Star, dont j'ai montré l'emplacement sur un plan le mois dernier, qui me disait qu'elle avait reçu la laine qu'elle avait "commandée pour [moi]". En fait je lui avais demandé si elle allait acheter certains coloris qui me plaisaient mais je n'avais pas passé commande officiellement en payant à l'avance. Et je me souviens parfaitement que je ne lui avais pas donné mon n° de téléphone, je lui avais demandé de me prévenir par e-mail et lui avais donné mon adresse de messagerie. Mais bon. Je l'ai laissée parler, lui ai demandé quelles couleurs elle avait reçu mais elle n'a pas semblé comprendre, elle m'a répété "j'ai reçu la laine en "Big" que j'ai commandé pour vous" alors je lui ai dit que j'allais passer, ce que je n'ai pas fait car je me méfie d'un piège.

Tout le mois j'ai tricoté, lavé, séché, pressé, photographié et mis en vente mes bonnets sur ebay mais n'ai pas réalisé une seule vente car la température est restée trop clémente, rarement au-dessous de 8°.

J'ai aussi mis en vente un sac à dos de randonnée Lafuma qui, lui, s'est bien vendu et rapidement. Alors que je descendais le grand colis pré-affranchi pour aller le poster, un homme d'une quarantaine un peu crado et puant la nicotine m'a adressé la parole. Il m'a demandé si je voulais jeter le colis car je le poussais du pied pour le faire descendre à même les marches, ayant les bras occupés par mes béquilles. Je lui ai dit que non, j'allais sortir avec ce carton alors il l'a soulevé et m'a accompagnée jusqu'à la porte de l'immeuble, tout en me parlant. Il m'a dit que son appartement allait être vendu. Je lui ai demandé où il habitait, il m'a dit "à côté de chez vous". Cet appartement est censé appartenir à mon frère François. Je lui dis "ah bon?" Il me répond "Oui, vous n'étiez pas au courant?" Je lui dis que non, je n'étais pas au courant. Fin de l'épisode.

J'ai aussi reçu un e-mail de maître Villoteau, la notaire que la fratrie a retenue malgré mon opposition. Elle parle de la déclaration de succession, dit que dans la foulée elle va remplir la feuille d'impôts de Claire sans nous facturer ce service, dit qu'il faut vendre les appartements de notre mère avenue de Choisy car d'importants et coûteux travaux vont y être effectués à la charge des copropriétaires. Et certaines soeurs ont répondu à ce message.

Le 23 j'ai commencé à tricoter une paire de chaussettes longues. Comme je voulais que l'ouvrage soit fait rapidement, et étant donné la circonférence assez importante de ma jambe sous le genou (37cm) et le fait que je veux qu'elles tiennent bien en place, ce qui réclame un bord à côtes avec un revers assez large, j'ai décidé de tricoter ces chaussettes à plat du haut jusqu'à la cheville car cela va beaucoup plus vite que si on tricote en rond avec un jeu de 5 aiguilles. Je me souviens comme c'était ennuyeux de tricoter un bord à côtes en rond même pour des chaussettes courtes! Vraiment je m'ennuyais à mourir! Donc j'ai commencé mon ouvrage avec une réserve d'énergie et de patience et en une semaine j'avais terminé la partie la plus ingrate: le bord côtelé de 12cm de haut pour avoir un revers généreux, et la partie droite jusqu'aux diminutions du mollet sur 96 mailles par rang. Noël est presque passé inaperçu.

Le 27 en revenant de mes courses j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres un courrier surprenant de Parry's Immo, le syndic de copropriété. La copie de lettre jointe émanant d'un service de la Ville parle d'une visite de contrôle et fait état de deux infractions au règlement sanitaire dans les locaux à poubelle.

La copie de la lettre de La Poste fait état d'infraction au règlement concernant l'étiquetage des boîtes aux lettres. Et que dit la lettre du Syndic? En réponse à la demande de la Ville de Paris de mise en conformité du local poubelles, le syndic annonce des travaux pour enlever la peinture au plomb, alors qu'il y a déjà le long des murs dans toutes les parties communes un panneau en bois d'environ 1m de haut et en réponse à la demande de La Poste, il propose de remplacer complètement le bloc de boîtes aux lettres alors qu'il ne s'agit que d'un problème d'étiquetage. Un peu comme d'acheter une nouvelle voiture quand un clignotant est en panne.

J'ai ouvert ce courrier avec un jour de retard car je l'avais oublié dans mon sac, ayant reçu un livre sur la broderie bretonne qui m'a absorbée.

En faisant mes courses de fruits et légumes chez Fructidor, j'ai été gênée par deux Noirs qui se tenaient immobiles devant l'étalage de bananes et me bloquaient l'accès aux fruits vers la droite, alors pour éviter de leur parler j'ai fait mon choix parmi les bananes sur la moitié gauche de l'étalage, et comme elles étaient toutes trop vertes sauf une main qui était déjà mûre, j'ai pris celle-là. Mais une fois rentrée chez moi je me suis souvenue que quand je suis arrivée dans le magasin il n'y avait pas de paniers disponibles et comme j'étais déjà très chargée avec 5kg de pdt et d'autres courses de chez Casino, je ne voulais pas encore faire un détour pour aller prendre un panier, et la caissière avait vu mon hésitation et était allée d'elle-même chercher un panier pour moi, ce qui était inhabituel, comme si elle voulait éviter à tout prix que je parte sans rien acheter. Ces deux incidents ne me disaient rien qui vaille et je suspectais que les bananes étaient empoisonnées et pendant ce temps dans l'appartement elles me chatouillant les narines de leur arôme délicieux comme pour dire "mange moi! Mange moi!"


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