Journal de la Femme à Abattre



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Paris, septembre 2014

Dernière mise à jour le 13 octobre 2014.

Dans le but de me faire faire un cadre pour faire du filet-hamac, j'ai appelé plusieurs menuisiers en région parisienne à la fin du mois d'août. La plupart ne pouvaient pas répondre à ma demande. Un d'entre eux a bien voulu me laisser lui expliquer de quoi j'avais besoin. Je lui ai donc décrit le cadre et dit que je le voulais en hêtre. Le dimanche 31 août quand j'ai voulu acheter le jambon dont j'ai l'habitude, il n'y en avait pas, il y avait seulement du jambon cuit au bois de hêtre. Ensuite je me suis inscrite sur le site Métabricoleur et j'ai demandé l'aide des bricoleurs amateurs. Un d'entre eux vivant à Fontainebleau m'a proposé de me tirer d'affaire et m'a demandé de lui envoyer un croquis avec les cotes, ce que j'ai fait, sans dre dans quel bois je souhaitais que le cadre soit réalisé et en ajoutant que je n'étais pas motorisée et que j'avais besoin d'être livrée à domicile. Il m'a répondu qu'il n'y avait pas de problème, qu'il ferait le cadre en hêtre et m'a donné son numéro de téléphone. J'ai cherché Fontainebleau sur la carte Google et comme pour voir un marqueur rouge il faut désigner un lieu précis j'ai tapé "gare sncf" et aussitôt j'ai vu que Fontainebleau est au sud-est de Paris. J'ai alors appelé le bricoleur.

Il m'a tout de suite donné l'impression de suivre un script car "il poussait mes boutons" comme on dit en anglais, comme s'il évoquait sciemment des souvenirs désagréables, par exemple en disant que les artisans parisiens sont spéciaux et hors de prix, y compris les plombiers, et il m'a "fait marcher" en me disant que je pouvais très bien transporter le cadre démonté par le train alors que le cadre est composé de 2 barres de 2,25m de long + 2 barres de 1,75m +2 pieds, alors que je venais de taper "gare sncf" de Fontainebleau juste pour voir où était la ville, mais j'avais l'impression qu'il voulait que je sache qu'il savait ce que j'avais tapé dans Google Maps.

Comme c'est quand même rare qu'un individu se fiche de quelqu'un ouvertement dès le premier contact j'ai bien voulu lui donner le bénéfice du doute et j'ai cru que ces coïncidences (le bois de hêtre, la gare SNCF, le plombier hors de prix...) étaient dues au hasard, qu'il parlait sérieusement et je voyais qu'une question de transport allait rendre ce projet infaisable. Finalement alors que le problème de transport semblait insoluble il a dit qu'il avait lu mon second MP sur le site Métabricoleur mais n'avait pas vu le premier et ainsi cela a expliqué le "malentendu" et nous avons continué nos pourparlers. Mais cela n'a pas été mieux: chaque fois que je parlais d'une des spécifications, illustrée par le croquis que je lui avais envoyé, il disait qu'il ne pouvait pas et me proposait autre chose, puis il m'a dit le contraire de ce qu'il m'avait dit dans son e-mail, et après que dès le début je lui eusse dit que ce n'était pas pressé, que je m'y prenais à l'avance, lundi 8 il a dit qu'après tout il pourrait terminer le cadre et me le livrer le vendredi 12 car il venait à Paris pour affaire, et en pièce jointe il m'envoyait une photo de 4 tiges de blocage avec un manche en bois tourné comme s'il voulait m'obliger à accepter ses conditions sous prétexte qu'il avait déjà commencé le travail, alors que la veille au soir nous étions convenus que je lui enverrais un chèque pour l'achat du bois. S'il avait essayé de me faire tourner en bourrique il ne s'y serait pas pris autrement. Ce genre de méchanceté est typique de ma mère. Elle adore "taquiner".

Encore une fois il faisait le contraire de ce qu'il avait dit. Mais comme il avait changé toutes mes demandes en offrant autre chose il ne restait plus rien des critères du départ et ce qu'il me proposait ne me plaisait pas. Il m'avait dit que je devrais faire un chèque au marchand de bois et la fois suivante il m'a encore raconté une embrouille et m'a demandé de lui faire le chèque à lui personnellement. Bref je ne vais pas énumérer tous les détails de ces pourparlers très pénibles.J'avais l'impression qu'il me manipulait et après avoir cru au départ avoir à faire à quelqu'un de bonne foi je me suis mise à appréhender de le voir venir me livrer à domicile le cadre que je désirais si ardemment. Entre temps j'avais vu qu'il existait des "presses Piher" qui peuvent atteindre le plafond et servir de montants sans qu'il soit nécessaire de mettre des traverses, et qui peuvent se démonter et ranger facilement alors dans l'heure qui a suivi la réception de son mail avec la photo (ci-dessus) j'ai dit au type que j'allais me servir de deux de ces presses Piher et, non sans arrière-pensée, je l'ai remercié pour ce qu'il avait fait. En plus ces "tiges de blocage" n'étaient pas adaptées car elles saillaient trop considérant qu'en travaillant on est debout tout près du cadre, qu'on le contourne et qu'on risque de se cogner à tout ce qui fait saillie. Ce que j'avais demandé c'était de simples tiges en L. Décidément rien de ce que ce type me proposait ne faisait l'affaire, comme s'il s'était foutu de moi depuis le départ et avait fait exprès de me proposer des solutions qui n'étaient pas adaptées.

Si je me suis donné la peine de raconter cet incident c'est parce qu'il illustre parfaitement comment les moindres contacts que j'ai avec le monde extérieur sont déviés de leur cours normal et colorés par l'influence perverse de ma mère ou de ses agents. Par je ne sais quelle alchimie diabolique mes contacts deviennent alors mes ennemis même avant de m'avoir parlé une seule fois et tout ce qu'ils diront ou feront sera dicté par l'esprit malveillant auquel ils obéissent. Cet état de chose explique pourquoi je vis dans une parfaite solitude et ne peux compter que sur moi-même.

Mercredi 10: Aujourd'hui, cinq jours après le second anniversaire de la "tuerie de Chevaline" j'ai envoyé par e-mail aux gendarmes de Chambéry une photo que j'ai trouvée sur la page Facebook de ma nièce Gabrielle Girot, montrant le cortège sous un ciel pluvieux dans les rues de Valady (Aveyron) à l'occasion des obsèques d'Agnès. C'est mon frère Norbert qui est en tête, au premier plan à droite de la photo, portant le cercueil bariolé. J'ai dit aux gendarmes que je n'avais pas reconnu mon frère dans le portrait robot parce que le menton est différent, et ai pensé que le garde forestier qui a vu le motard reconnaîtra peut-être -ou pas- mon frère.

Quand je suis allée à la cuisine m'occuper de ma ratatouille avec des courgettes à 3,20€ le kg, et ai ouvert la fenêtre pour donner du riz aux pigeons qui m'attendaient, j'ai vu un drap rouge vif au sol. Ah bon. Alors j'avais raison au sujet de Norbert, et "on" exprime sa colère avec ce drap rouge. Peut-être... peut-être pas. Mais ce qui me fait penser qu'il s'agit d'un message personnel c'est que jamais personne ne met de draps à la fenêtre, ni blancs ni pastel ni imprimés, jamais aucun drap n'apparaît dans mon champ de vision sauf le drap violet et maintenant une nouveauté, le drap rouge.

Depuis quelques jours je suis en communication avec un grossiste de hamacs mexicains car ayant vu une vidéo de présentation où il montrait de très beaux specimens, et noté son adresse e-mail, je lui ai envoyé un message demandant s'il serait possible de fabriquer des écharpes et rideaux avec la même technique typiquement locale des Mayas. Il n'a répondu qu'après une quinzaine de jours en me demandant si ma demande était sérieuse et je lui ai répondu le lendemain l'assurant que oui, et depuis nous continuons à en parler. Il attend une réponse de son distributeur qui est en déplacement. J'ai regardé les villes sur la carte du Mexique. Cela m'a fait rêver, et incidemment m'a rappelé quand mon frère François est parait-il revenu de là-bas en 1979, il parlait de Mérida, Palenque, Chetumal et des hamacs. Mais quelques mois plus tard il dormait à même le sol quand nous avons campé à Puget Théniers dans l'arrière-pays niçois. Alors qu'il m'avait vanté le confort des hamacs, comment se faisait-il qu'il n'en ait pas ramené un seul et s'en soit servi pour dormir durant sa période de camping sauvage? Etait-il vraiment au Mexique ces deux ans (environ 1977-79) ou alors en taule?

Jeudi 11: Aujourd'hui j'ai commencé un essai de tissage Maya sur un mini-cadre en suivant un tutoriel sur Youtube. Cela se passe bien, j'ai fait une lisière et quelques rangs en deux couleurs. Il faut juste que je change la couleur de ma navette pour avoir un meilleur contraste. J'ai aussi continé mon nouage de filet. J'ai un peu dépassé le mètre en longueur, c'est-à-dire j'ai fait un peu plus de la moitié du rideau.

J'ai reçu 3 hamacs Mayas que j'avais commandés chez un marchand situé à Merida dans le Yucatan, et j'ai vu que le maillage ne convient ni à des écharpes ni à des rideaux car en l'absence de noeuds, l'enchevêtrement des fils tendrait à se déplacer vers le bas et à se tasser si le filet était mis à la verticale, et s'il était porté au cou il serait trop sensible à l'accrochage par tout ce qui peut passer au travers des mailles assez lâches: doigts, boutons etc.

Samedi 20: Cette semaine j'ai fait quelques recherches sur ma soeur Agnès Echène mais ceci a déplu à mon ennemi muet et invisible car le 18 un arbre en face de ma fenêtre a été élagué. Un seul arbre, distant d'une vingtaine de mètres des arbres qui avaient été élagués devant l'église il y a quelques semaines. Le cercle clair montrant l'emplacement de la branche sciée est au niveau du panneau indiquant l'avenue de Choisy. Pour en revenir à mes recherches sur internet concernant ma soeur, voici quelques liens qui m'ont intéressée:
avis de décès du Midi Libre
Présentation de l'Auteur
Compagnie La Dive
Essais d'Agnès Echène sur Google Docs
Je n'ai lu aucun de ces essais mais j'ai lu l'introduction à celui qui concerne Médée: Médée ou la Forfaiture du Droit. Si les gens ne connaissent pas les détails de cette tragédie grecque, ils savent au moins que Médée a tué ses enfants. Eh bien dans son introduction Agnès n'en parle pas. D'après elle cette tragédie a un message qui n'a rien à voir avec ça: elle s'inscrit dans le passage de la société matrilinéaire au patriarcat, environ 1.000 ans avant J.C.

Entretien avec Agnès Échène sur le patriarcat

...Pour terminer, posons-lui une question qui peut nous aider à imaginer l’avenir que nous nous préparons, à nous et nos décendants
: Julien Wolga : Agnès Échène, vous nous démontrez la violence dans laquelle s’est produit ce passage d’une société matrilinéaire à un système patriarcal (il y a à peine plus de mille ans en Europe), et d’un autre côté, il nous paraît impératif de rétablir cette famille originelle pour l’avenir. Il serait tout à fait absurde d’opérer de la même manière en cassant les familles existantes pour en créer de nouvelles, quelles transitions pourrait-on imaginer afin que le retour se fasse en douceur et naturellement ?

Agnès Échène : Il y a deux tâches primordiales à accomplir :
La première incombe aux mères ; il est indispensable qu’au lieu de restreindre la liberté amoureuse de leurs filles, elles la soutiennent et l’accompagnent dans la plus grande discrétion possible. Les mères doivent aider leur fille à aménager leur chambre pour qu’elle puissent accueillir aisément leurs amants (un grand lit et un accès à la chambre le plus discret possible). Elles doivent aussi – tout en restant absolument discrètes – permettre un accès facile aux garçons que leur fille souhaite recevoir ; et leur faire savoir qu’ils ne sont pas invités à s’installer dans le logis familial. De cette manière, les filles pourront vivre leur sexualité sous la protection de leur famille et ne risqueront plus de se faire agresser ni dans leur chambre ni à l’extérieur. Mais il est impératif que les garçons se retirent du logis familial le matin avant que la famille se réveille de manière à n’indisposer personne par leur présence et à garder secrète leur relation amoureuse avec la fille de la maison.

La seconde tâche incombe aux hommes : ils doivent avant tout accepter de ne pas être les seuls amants d’une femme ; ils doivent ensuite renoncer à se vouloir « père » des enfants de leurs amantes. En revanche, ils doivent impérativement assumer les enfants de leurs sœurs. Ce sont des « révolutions » que chacun-e est à même d’accomplir, mais c’est sans doute plus difficile que de descendre dans la rue."

Extrait de Essais Echène

Commentaires de Brigitte:
Ce qui ressort de ce programme:

  • la mère est la proxénète de sa fille;
  • la fille ayant une multitude de partenaires sexuels, elle ne sait qui est le père de son enfant;
  • mais ça n'est pas grave car ce n'est pas le père de l'enfant qui prend en charge la mère et son enfant, mais le frère de la mère. Il est déjà difficile surtout chez les couples non-mariés, de faire assumer au père les dépenses d'entretien et éducation de ses propres enfants. Alors quelle motivation aurait un frère? Si sa soeur met au monde une ribambelle d'enfants sans qu'il ait son mot à dire, comment pourrait-on l'astreindre à en faire les frais? Et s'il y a un seul frère et plusieurs soeurs qui ont chacune des enfants?
  • Et si la mère n'a pas de frère, qui va la prendre en charge? Et comment éviter les relations sexuelles et la descendance entre demi-frère et demie-soeur si l'identité du père est inconnue?
On voit bien que l'institution du mariage a été créée justement pour que soit rendue publique la filiation des personnes, dans le but précis d'éviter les mariages entre consanguins, de mettre les parents biologiques devant leurs responsabilités, et non pas, comme semble le croire Agnès, pour favoriser injustement les mâles, et pour permettre la succession des biens.

A noter également qu'Agnès ne parle jamais de sentiments. On dirait que seuls l'instinct et la recherche du plaisir déterminent les actes sexuels. Elle utilise bien le mot "amour" deux fois mais seulement dans le sens de "faire l'amour" comme si, après avoir prôné la license sexuelle, elle avait peur d'appeler un chat un chat. Voilà une lecture qui devrait faire plaisir à notre mère car c'est bien ce qu'elle nous a inculqué toute notre enfance et adolescence: qu'il faut supprimer ses sentiments et faire ce qui doit être fait sans pitié, sans état d'âme. Reste à savoir en quoi consiste exactement "ce qui doit être fait" mais j'ai ma petite idée.

Une remarque concernant le CV d'Agnès Echène: Elle se dit diplômée de plusieurs universités, et moi je me souvenais très bien quand j'étais au collège et qu'elle faisait des études supérieures à la fac de Grenoble, qu'elle avait fait des études de sociologie et reçu une license ou une maîtrise, or elle n'en parle pas dans son CV et du coup j'en viens à douter de la réalité de ses diplômes. Ce qui est rageant c'est de voir qu'il suffit de s'affubler de diplômes, même imaginaires, pour être pris au sérieux même quand on dit n'importe quoi. Les gens préfèrent les titres ronflants ("chercheuse en anthropologie culturelle à l'EHESS"), ainsi ils n'ont pas besoin d'exercer leur esprit critique.

Elle dit aussi que parallèlement à ses activités d'écrivain, essayiste et metteur en scène, elle anime des séminaires en entreprise (y compris chez Monsanto! Je ne savais pas que Monsanto avait des bureaux en France!) Je sais très bien que les orateurs qui travaillent en indépendent doivent consacrer tout leur temps à la recherche de nouveaux contrats et à la rédaction et présentation de brochures ou autres médias de présentation pour décrocher des contrats. Mais on dirait que pour Agnès les engagements lui tombent du ciel et qu'elle n'a pas besoin de s'échiner.

Et n'oublions pas qu'en plus de toutes ces activités pro et semi-pro elle accueille aussi des clients dans sa "maison de famille" qu'elle doit donc maintenir en état de recevoir toute l'année, et qu'elle cultive un jardin et reçoit beaucoup de famille et amis.

J'ai aussi remarqué qu'il y a apparemment trois corps de bâtiments à Clausevignes, Valady (Aveyron) dont Agnès semble être propriétaire: le "maison de maître" (maison de famille)qui est louée à la semaine ou au week end pour des réunions de famille, une autre maison dont elle fait refaire le toit avec des ardoises brutes et ce qu'elle appelait "l'atelier de campagne" dans lequel Val peignait au premier étage et dont le rez-de-chaussée servait parfois à des réunions ou spectacles devant une audience restreinte (voir photo à 4:20 sur la vidéo d'hommage).

Agnès s'est toujours bien débrouillée pour que les parents participent financièrement à ses projets immobiliers. Ainsi peu de temps après son mariage avec Daniel Echène en décembre 1968 mon père lui avait financé une grande vieille maison dont elle voulait, à ses dires, faire une école spéciale. J'y étais allée passer Noël en 1972. Mais la maison a été vendue à cause du divorce (1974?) Tout ça pour dire que j'ai des doutes que tous ces biens immobiliers et leur rénovation aient été acquis avec seulement la part d'héritage d'Agnès. Mais comme il y a eu maxi-fraude dans le partage (comme je l'ai démontré dans la rubrique "Colis Piégé") ce n'est pas étonnant, et d'ailleurs j'ai choisi le nom de mon site "Crime et Blanchiment" spécialement pour ce genre d'opérations.

Toujours est-il que ce qu'elle appelle sur le site web de Maison de familles une "maison de maître" n'en a pas l'air à mes yeux. On dirait plutôt une ancienne manufacture, car il n'y a aucun détail architectural décoratif à l'extérieur ni de volets aux fenêtres et le volume est d'un seul bloc, très fonctionnel sans recherche esthétique, comparable à une grosse boîte d'allumettes posée sur le côté "grattoir". Si elle espérait vendre des séjours en appelant cette maison une "maison de maître", on se demande quel genre de clientèle elle souhaitait attirer. Qui serait sensible à cet argument?

Dans l'ensemble de ce que j'ai vu et lu sur ma soeur, j'en ai retiré l'impression que sa motivation principale, consciente ou non, est de susciter l'envie. En effet en la voyant sourire de toutes ses dents sur tant de photos je n'ai pu m'empêcher de penser qu'elle espérait qu'un jour je verrais ces photos et envierais sa dentition impeccable car en 1976 elle a échafaudé un plan diabolique juste avant que la communauté de la rue Charles Bertheau (75013) où nous vivions ne se disperse, où si tout avait marché comme prévu j'aurais "accidentellement" eu les dents du devant enfoncées. C'est peut-être cette photo de 1974 où je ris de profil (sur la page d'accueil) qui lui en a donné l'idée car je l'avais acquise récemment, alors que je me faisais faire un book de mannequin, juste avant qu'Agnès fraîchement divorcée n'envahisse mon appartement avec ses deux bambins irritables.

Heureusement le plan n'a marché qu'un petit peu et j'ai "seulement" eu les deux dents du devant écornées et l'émail fêlé de haut en bas, ce qui est quand même une grave atteinte quand on a 24 ans. Voilà pourquoi je pense que ma soeur voulait susciter mon envie pour ses dents bien blanches, mais sans doute aussi pour ce qu'elle estimait être des succès en tant qu'intellectuelle féministe, écrivain, propriétaire de biens immobiliers considérables et que sais-je encore. J'avais cette pensée en tête quand j'ai vu vers la fin de la vidéo d'hommage, une photo où elle passe son bras autour d'un homme âgé qui est notre oncle Jean, mon parrain (et mon père biologique je crois) le frère de notre père. J'ai vraiment eu l'impression que dans cette pose à la minute 17:10 elle usurpe ma position car lors de mon passage en France en 1990 j'avais été prise en photo avec Jean et lui avais passé le bras sur l'épaule en signe d'affection. On dirait vraiment qu'elle essayait de me supplanter dans tous les domaines! Et on doit noter l'air un peu gêné de notre oncle de l'audace dont ma soeur fait preuve, et le fait qu'il pose sa main sur le bras de son épouse pour éviter tout malentendu.

Pour en savoir davantage sur la relation entre Agnès et moi, voir le récit de sa visite en 1989 quand j'habitais à New York.
Voir aussi un album photo extrait de la video d'hommage (en cours d'élaboration).

Mardi 23: J'ai écrit rapidement, hier et aujourd'hui, un historique de mes démarches auprès des autorités pour expliquer pourquoi je crois que certains membres de ma famille sont responsables de la Tuerie de Chevaline et j'ai aussi expliqué les raisons qui m'ont fait prendre pour des menaces les élagages sur le trajet de mes déplacements au supermarché, photos à l'appui. J'ai envoyé le message à la SR de Chambéry vers 15H15.

Mercredi 24: Quelqu'un a frappé à ma porte dans la matinée. Des coups faibles d'abord, puis plus affirmés. J'ai demandé qui était là et une voix mâle assez haut-perchée à demandé si "Mademoiselle Brigitte Picart était là." Je lui ai répondu "Allez-vous en!" et le silence est retombé.

Samedi 27: Toute la semaine j'ai tricoté le châle carré que j'avais laissé pendant le mois d'août. J'ai considérablement réduit mon travail de filet alors que le rideau ne fait que environ 150cm. Il doit faire 200cm. Quel boulot! J'ai aussi renoncé à faire du tissage de hamac même si ce n'était pas pour faire des hamacs mais des rideaux ou des écharpes. D'une part parce que le métier est encombrant, et aussi parce que j'ai déjà un nombre suffisant de techniques auxquelles je me suis initiée et pour lesquelles je pourrais me perfectionner. Il y a aussi le fait que, ayant acheté de vrais hamacs Mayas et vu de près comment le tissage réagit, je pense qu'il ne conviendrait ni à des écharpes ni à des rideaux. Il est merveilleusement adapté à la fonction pour laquelle il a été inventé mais il doit rester à l'horizontale.

Je suis allée au supermarché Géant. La dernière fois que j'étais passée sur le petit sentier, la semaine précédente, j'avais constaté que l'arbre qui avait été scié à la base fin septembre ou début octobre 2012 avait produit de nombreux rejets qui poussaient sans contrôle sur la surface herbeuse. Aujourd'hui ils étaient taillés en haie bien sage devant le muret qui longe l'accès à la porte de service du sous-sol. Je n'ai pas acheté grand-chose. Les pommes de terre étaient à 0,99€ le filet de 5kg, variété Agatha, du jamais vu! J'en ai pris un. En repartant, une partie du chemin à droite de l'entrée des véhicules avait reçu une couche de goudron qui aplanissait la plupart des irrégularités qui rendaient cette section du trajet très désagréable. Le contraste était remarquable. On avait l'impression de voyager dans le luxe. Il fallait à ce directeur radin au dernier degré, qui n'avait pas hésité toutes ces années à imposer des abords désagréables à ses clients, une vraiment bonne raison pour se fendre de cette dépense. Voyons voir...

En début d'après-midi j'étais à mon ordinateur quand j'ai entendu un très jeune enfant pleurer comme si on l'écorchait vif. Le son venait de très près, juste sous ma fenêtre. J'ai mis le casque sur mes oreilles et ai écouté de la musique pendant environ un quart d'heure. Quand j'ai retiré le casque l'enfant pleurait toujours. J'ai pensé que les adultes se servaient probablement de lui pour me harceler. J'ai ouvert la fenêtre pour voir, et en effet, les dernières places du restaurant en terrasse avant l'entrée de l'immeuble étaient occupées par un couple avec une poussette couverte dans laquelle je voyais l'enfant comme emprisonné. Je ne comprenais pas comment les deux adultes pouvaient manger tranquillement en entendant ces cris déchirants, ni comment aucun des autres clients ni aucun membre du personnel n'est intervenu pour faire cesser ce vacarme. Quelle incivilité! Et quelle cruelle indifférence envers l'enfant!

Comme je n'avais pas l'intention de supporter cette nuisance une minute de plus je suis allée dans la cuisine et ai rempli un verre d'eau, un petit quart de litre. Je ne voulais pas que les gens soient trempés ni leur repas inondé, je voulais juste leur donner un avertissement. Puis j'ai jeté prestement l'eau dans leur direction et elle est tombée moitié sur le couple moitié sur la poussette, et rapidement les pleurs ont cessé.

Mais environ vingt minutes plus tard on a frappé à ma porte et j'ai fait la morte. C'était la police. Je les ai laissés frapper sans broncher et ils sont repartis bredouilles après quelques minutes.


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