Journal de la Femme à Abattre



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Paris, octobre 2015

Environ une semaine après mon rendez-vous avec le dentiste le mois dernier, j'ai reçu un avis d'huissier et deux jours plus tard une assignation en référé pour le 16 novembre à l'initiative du syndic de copropriété. Le syndic demande paiement des arriérés de charges depuis 2013 plus ma quote part de 8.000€, soit-disant car je n'ai aucune preuve, pour les frais de travaux de toiture, pour un total de 14.500€ et quelques.

Venant sur les pas du devis de 17.000€ du dentiste, j'ai été forcée de comparer les deux montants, et de me dire «Heureusement que je ne me suis pas fait faire les travaux dentaires avec cette dépense inattendue qui me tombe dessus.» Mais quelque part je n'y croyais pas, j'avais une vague impression que cette attaque en justice était bidon, justement pour m'empêcher d'aller plus loin avec les soins dentaires, alors j'ai laissé les papiers traîner sans me faire de souci, mais à la fin du mois je me suis ressaisie, et pour que le syndic renonce à son action en justice j'ai fait un chèque du montant réclamé et l'ai posté le 1er ou le 2 octobre. Mais j'avais l'impression d'avoir trop facilement cédé à la peur.

Jeudi 15: J'ai eu l'idée d'aller voir les nouvelles sur le site du quotidien de Tyler Tylerpaper.com. Je n'y étais pas allée depuis environ un mois et j'ai vu un article daté d'aujourd'hui annonçant que la suspension de l'exécution de Tracy a été levée. Donc une nouvelle date d'exécution va être fixée.

Mercredi 21: Ecris BNNY-04 et Purse-snatching. Je n'avais rien écrit de mes mémoires depuis longtemps et je suis contente de m'y être remise.

Reçu une réponse du Syndic expliquant qu'il n'a pas encore encaissé mon chèque. L'auteur dit "Nous venons en effet de recevoir..." alors que j'ai posté le chèque il y a trois semaines. L'auteur ne dit pas la vraie raison pour laquelle mon chèque n'a pas encore été mis à l'encaissement, et me parle de frais supplémentaires de 1.600+€!

RE: appel de provision n°4-2015 - immeuble 32 ave de Choisy 75013
Time:Wed, 21 Oct 2015 18:18:07 +0200
From:"SYNDIC"
To:
Subject: RE: appel de provision n°4-2015 - immeuble 32 ave de Choisy 75013

Bonjour Madame,
Nous venons de recevoir votre chèque effectivement.
Nous faisons cesser la procédure dès que votre compte copropriétaire sera crédité de cette somme.
Par ailleurs, nous vous informons des sommes supplémentaires à votre charge, à ce jour, du fait de la procédure engagée :
Frais d'huissier pour la délivrance de l'assignation s'élevant à : 79.09 €,
Frais d'avocat pour la mise en demeure et les frais de débours : 1 583.80 €,
Soit la somme de : 1 662.89 €.
Bien cordialement.
Fatiha NIDHSAIN

-----Message d'origine-----
De : Brigitte Picart [mailto:kamo@runbox.com]
Envoyé : mardi 20 octobre 2015 13:04
À : SYNDIC
Objet : appel de provision n°4-2015 - immeuble 32 ave de Choisy 75013

Bonjour,
En réponse à votre appel de provisions je vous ai envoyé début octobre par lettre prioritaire un chèque daté du 29/9/15 du montant réclamé, soit 14.549,63€.

Je vois que ce chèque n'a pas encore été encaissé et j'ai reçu une assignation du TGI pour une action en recouvrement de cette somme. Veuillez me dire si vous avez reçu mon chèque et sinon, comment je puis vous payer. Cette action en justice sera alors inutile.

Cordialement,
Brigitte Picart

Jeudi 22: RV avec un avocat proche de chez moi, choisi pour que je puisse m'y rendre à pieds. Le cabinet de Me D. est au carrefour av. d'Italie-rue Caillaux. Concernant la poursuite pour non-paiement de Parry's Immo, je lui explique que dans la liste des pièces figure l'arrêt de la cour d'appel de Rouen homologuant l'acte de partage successoral; que celui-ci a été obtenu par escroquerie au jugement et que par conséquent cette pièce est un faux et le syndic, en usant de cette pièce pour justifier sa demande de fonds, fait usage de faux, et fait usage de faux chaque fois qu'il me demande de l'argent. L'avocat me laisse parler et je lui donne une vue d'ensemble de la succession sans rentrer dans les détails mais je lui dis bien que je considère que les membres de ma famille sont des criminels, que je ne suis pas après l'égalité du partage au centime près mais que visiblement, mes co-héritiers ont fait des efforts considérables pour que je reste dans l'ignorance de l'importance véritable du patrimoine. Il me demande «Et le notaire, alors?» Je réponds calmement «Ah! Eh bien, le notaire est véreux. Ce sont des choses qui arrivent!» Il me propose de réclamer par courrier l'état liquidatif au notaire et le règlement de copropriété au syndic, tout en insistant qu'avec les notaires il faut avoir beaucoup de patience et relancer. Comme j'attendais qu'il me propose une solution, je n'ai rien d'autre à lui dire maintenant qu'il a fait sa recommandation. Et il me demande (il avait commencé par dire «Je vous prends...» mais il s'est rattrappé) 600€HT, 720€TTC. Je lui fais un chèque. L'état facture une TVA de 20% sur les honoraires d'avocat, comme si c'était un produit de luxe. On est vraiment dirigés par des gangsters.

De retour chez moi je trouve que ce qu'il m'a proposé de faire ne répond pas du tout à la situation. Après tout, je suis assignée en justice, et le montant en jeu est de 14.000€ dont 8.000€ de travaux sur la toiture, plus 5.000€ de frais d'avocat du côté du syndic, sans compter MES FRAIS! Et tout ce qu'il me propose c'est de demander gentiment des papiers que j'ai réclamé en vain il y a déjà plus de dix ans, et de négocier avec son confrère pour trouver un accord amiable et ainsi éviter la facturation des 5.000€.

Lundi 26: J'envoie un e-mail à Me D. lui demandant de ne rien faire avant d'avoir convenu d'une marche à suivre plus adaptée, et lui demande un RV. Nous fixons le mercredi 28 à 15H.

Mercredi 28: Dans la matinée je prépare les documents qui prouvent que l'arrêt de la CA de Rouen est un faux. Je pense que si Parry's Immo, le syndic, était de bonne foi, il aurait cité en pièce au dossier le règlement de copropriété mais comme le citer l'aurait obligé à le fournir sur simple demande, il a évité car, j'en suis sûre, je n'y suis pas inscrite en tant que copropriétaire. C'est la seule inférence que je puisse tirer de ce refus de me communiquer le document. Malheureusement pour lui Parry's ne savait pas que je savais que l'arrêt était un faux.

Comme je m'y attendais Me D. était passé à l'ennemi et ne m'a conseillée qu'à l'encontre de mes intérêts pour préserver ceux de mon adversaire. Il a nié que l'arrêt était un faux, il a insisté que l'Approbation que j'avais signée en juillet 2002 était valable, que tout avait été fait dans les règles alors même qu'il me disait qu'il y avait seulement deux façons de signer un acte: en personne ou par procuration. Donc l'Approbation n'entrant pas dans la liste, elle était forcément invalide.

Et puis il m'a dit qu'il était trop tard pour contester l'arrêt car l'action se prescrit en trois ans, mais c'était faux, car je n'attaquais pas l'arrêt, mais l'usage de ce faux fait par le syndic. D'ailleurs en cas de fraude, la prescription ne commence à courir qu'au moment de la découverte du faux, pas au moment de sa création. «Mais c'est du pénal!» s'est-il exclamé, comme s'il lui était impossible de représenter la partie civile dans une affaire qui démarre au civil mais se révèle relever aussi du droit pénal.

Me D. avait une parade à tout comme s'il avait passé en revue toutes les objections possibles mais ses arguments étaient très spécieux. Quand j'ai dit que l'avocat que m'avait fourni l'aide judiciaire d'Evreux n'existait pas (Me Sophie Lemonnier), il a ri et m'a dit que ces erreurs étaient fréquentes, et il a commencé à me raconter une anecdote où un expert nommé par la cour avait pris sa retraite. «Mais ce n'est pas du tout la même chose!» lui ai-je répondu. «Mais vous n'y pensez pas! C'est l'Etat lui-même qui a nommé cette personne!» impliquant qu'il était impossible qu'un fonctionnaire puisse être corrompu, alors que justement mes parents ne se cachaient pas d'avoir recours à la corruption de fonctionnaire en cas de besoin. En tout cas il était indispensable pour que l'arnaque échafaudée par Me Olivier Brane réussisse, que je n'aie pas d'avocat, car sinon mon avocat aurait été destinataire de tous les documents versés au dossier, et alors j'aurais été informée de la demande reconventionnelle de ma mère (art 67 du CPC).

Devant la mauvaise foi flagrante de cet homme, après lui avoir présenté tous mes arguments sans qu'il admette une seule fois que j'avais raison, j'étais un peu éberluée. «Bon,» dis-je, «alors qu'est-ce que je fais le 16 novembre au tribunal des Référés?» «Vous, vous ne faites rien, c'est moi qui y vais,» répond il avec empressement. J'avais dit «Je» délibérément, parce que dans les décisions des tribunaux on lit le nom de la partie, pas celui de son avocat (sauf dans l'en-tête évidemment). Et quand j'ai dit «Je» cela voulait dire aussi bien «mon avocat».

J'ai dit que je soupçonnais que l'immeuble avait été vendu à quelqu'un à cause de toutes les anomalies dont je lui avais parlé, y compris le fait que ma mère m'avait empêchée d'assister à la première assemblée générale des copropriétaires après mon retour des USA, en me faisant rater le train Evreux-Paris. Et je pensais que l'idée était de me forcer à habiter cet appartement pour me faire croire qu'il m'appartenait, pour que je ne puisse pas me rendre compte de la supercherie puisque je vivais moi-même dans les lieux. Et que la seule façon de résoudre la situation serait que je meure. Voilà donc qui explique le motif de toutes ces tentatives d'assassinat entre mon retour des USA et le 31 décembre 2004, date de l'agression qui m'a fracturé le tibia et le péroné droits alors que je rentrais chez moi à vélo vers 18H30, et les tentatives qui ont suivi cette date bien sûr.

Quand je lui ai dit que l'entrepreneur à qui j'avais demandé un devis pour rénover mon appartement m'avait fourni un document insensé, il m'a répondu d'un ton ironique, comme si j'étais la seule grosse naïve à ne pas être au courant, qu'il ne faut pas se fier aux annonces de l'annuaire et il m'a proposé quelqu'un de très bien et aux pris très raisonnables. Tout cela commençait à m'irriter. Je ne le payais pas 600€ pour avoir l'adresse d'un entrepreneur et il me faisait perdre le temps qu'il me facturait avec des propos inutiles, et j'ai fini par dire que j'en avais marre qu'on prenne les femmes seules pour des imbéciles. Après coup je me suis corrigée mentalement, car ce n'est pas forcément qu'on me prend pour une imbécile, mais on se dit que seule contre tous je n'ai aucune chance de gagner.

Finalement la seule chose qu'il voulait bien faire c'était de négocier à la baisse les 1.500€ d'honoraires d'avocat réclamés par le syndic, le reste des frais étant incompressible (Art.700 CPC). Il ne s'était pas encore constitué pour me représenter, et s'il devait plaider pour moi au tribunal il me demanderait un minimum de 1.500€.

Jeudi 29: Envoyé un e-mail à Tracy avec les paroles de "Witchcraft" pour célébrer Halloween.

Samedi 31: Une autre solution serait que je parte. J'y ai pensé bien sûr et l'aurais fait depuis longtemps si ma santé le permettait. Mais si je vendais mon appartement il me faudrait me reloger, et comment trouver un nouvel appartement dans l'état de santé déplorable où je me trouve, avec mon genou droit qui a un ligament (ou deux) sauté, m'obligeant à me déplacer péniblement avec des béquilles, avec les soins dentaires toujours en attente, et l'édentation visible de part et d'autre des incisives centrales, avec mes lunettes au verre cassé. Personne ne voudrait me faire confiance et d'ailleurs je ne pourrais pas me déplacer pour visiter des appartements, sans compter que je courrais aussi le risque de tomber dans un guet-apens.

Pour résumer: mes cohéritiers, ayant échoué dans leur tentative d'assassinat de 1990, ont dû modifier leurs plans de manière à conserver le plus possible le partage initialement prévu dont j'étais exclue, et me laiser dans l'ignorance de l'étendue du patrimoine de notre père. En particulier ils n'ont pas voulu partager avec moi le montant de la vente de l'immeuble où j'habite, alors ils m'ont dit qu'on ne le vendait pas, qu'on le gardait dans la famille, et qu'un appartement me serait attribué dans le partage. Pour que je ne m'aperçoive pas que l'immeuble était déjà vendu, on m'a forcée à habiter ledit appartement, car si j'avais voulu le louer à un tiers je n'aurais pas pu, faute du titre de propriété. Mais il fallait me faire partir afin que le vrai propriétaire puisse avoir possession de son bien. D'où ces quelques tentatives d'assassinat depuis 2002. Mais au jour d'aujourd'hui, je suis immobilisée suite à une blessure reçue lors d'un de ces attentats, car mes cohéritiers ne me laissent pas recevoir de soins médicaux et je ne peux plus partir, même si je le voulais!

Autrement dit, ce sont mes cohéritiers avec l'acquéreur de l'immeuble, qui ont créé la situation qui les gêne tellement maintenant. Leur cupidité seule en est la cause.


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