Journal de la Femme à Abattre



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Paris, novembre 2015

Mercredi 4: J'ai vu sur mon relevé bancaire que mon chèque de 14.500€ à Parry's Immo n'a toujours pas été encaissé. Comme je devais aller à la poste pour recevoir un paquet j'en ai profité pour faire opposition au chèque après m'être assurée qu'il n'avait pas été encaissé au cours des 7 derniers jours. Puisque je suis maintenant fermement convaincue que l'arrêt de la CA de Rouen (2007), cité dans la liste des pièces dans l'assignation du syndic, est le résultat d'une escroquerie au jugement, je dois agir de façon cohérente. Je n'avais écrit ce chèque que sous l'emprise d'une vive émotion, dans l'espoir que le syndic se désisterait de l'action en justice, mais un mois après avoir reçu mon chèque il ne l'avait toujours pas fait et le rendez-vous au tribunal continuait de me gâcher l'horizon.

Mercredi 11: J'ai écrit à Me D et contacté un avocat pénaliste (E. Marsigny). J'ai demandé si le cabinet représentait uniquement les accusés ou s'il représentait aussi les victimes d'infractions. La réceptionniste m'a dit «les deux» et m'a demandé d'exposer mon cas par e-mail, ce que j'ai fait, et je n'ai pas reçu de réponse.

Re: convocation en référé le 16 novembre
Time: Wed, 11 Nov 2015 12:23:45 +0100 (CET)
From: "Brigitte Picart"
To: D@gmail.com
Subject: Re: convocation en référé le 16 novembre

Maître,
Comme je vous l'ai expliqué lors de notre première entrevue, l'arrêrt de la CA de Rouen (juin 2007) est le produit d'une escroquerie au jugement. Par conséquent, toutes les démarches et inscriptions aux Hypothèques etc. faites au moyen de cet arrêt sont des faux. Le droit cède toujours à l'argent, malheureusement, et si quelqu'un, du vivant de mon père, a acheté "au noir" l'immeuble où est situé "mon" appartement, cette personne veut entrer en possession de ce bien qui lui appartient.

Le règlement de copropriété reflète la véritable propriété de l'immeuble, et n'est pas en accord avec l'inscription aux Hypothèques. C'est pourquoi le syndic qui me poursuit s'est toujours refusé à m'en fournir un exemplaire. Obtenir ce règlement serait un grand pas en avant pour prouver ma thèse et vous pouvez contraindre le syndic à le faire car c'est une obligation énoncée dans le texte de la Loi de 1966 sur la copropriété.

L'intérêt pour mes cohéritiers de me forcer à accepter ce bien en héritage et d'y habiter, après m'avoir affirmé que l'immeuble restait dans la famille, est que cela leur permettait de partager entre eux le produit de la vente de l'immeuble. La vente n'étant pas déclarée au fisc, l'argent liquide n'a pas été taxé, ce qui rend la manoeuvre bien plus alléchante et les actes de dissimulation et spoliation bien plus compréhensibles.

Les manoeuvres frauduleuses pour faire homologuer l'état liquidatif de la succession sont bien établies, entre autres la désignation par le bureau d'Aide Juridique d'un avocat qui n'existe pas, ce qui a permis à ma mère d'ajouter à sa réponse une demande reconventionnelle qui l'obligeait à m'informer par assignation (art. 67-3 du CPC), ce qu'elle n'a pas fait. Ainsi je suis restée dans l'ignorance de cette demande, car mes cohéritiers ne voulaient pas que j'aie connaissance du patrimoine réel de mon père et de sa répartition.

Vous n'ignorez pas, j'en suis certaine, que l'avocat de ma soeur Sophie Picart est l'avocat qui a été blessé par un colis piégé dans son bureau bd Malhesherbes 75008 quelques mois seulement (décembre 2007) après que la Cour d'Appel ait rendu son arrêt, et en tant qu'avocat il vous incombe non pas de protéger un confrère qui s'est rendu coupable d'une grave infraction pénale, mais d'alerter le procureur de la République sur un lien possible entre ces deux affaires.

Aussi dans une telle situation il me parait dérisoire de pinailler sur quelques centaines d'euros.

Dans l'attente de votre réponse,
Brigitte Picart

lundi 16: C'était le premier jour ouvrable après les attentats du vendredi 13 au Bataclan et ailleurs. J'ai pris le bus pour aller au Palais de Justice. J'ai attendu avec le public après avoir tenté ma chance à l'entrée pour handicapés et avocats, et j'ai fait un grand crochet dont je me serais bien passée. L'endroit était curieusement désert, aucune foule allant et venant dans les longs couloirs ni arpentant la Salle des Pas Perdus comme dans mes souvenirs. A l'accueil j'ai demandé le Salle Argent. L'homme seul dans le grand kioske circulaire m'a dit d'un air à la fois interrogateur et surpris «Au 3ème étage!?» comme s'il me déconseillait d'y aller.

J'ai commencé à monter l'escalier étroit en colimaçon de la Tour Argent. Au 3ème étage la porte était verrouillée alors je suis redescendue. En cours de route je prenais des photos car j'aime bien faire des photos d'architecture dans les constructions centenaires et les tribunaux. Au 2ème il y avait un couloir que j'ai emprunté et j'ai trouvé quelqu'un à qui j'ai demandé mon chemin. Les explications étaient compliquées mais je m'en suis souvenue et les ai suivies à la lettre. Malheureusement cela ne m'a servi à rien car je n'ai pas trouvé la salle d'audience. A un moment j'ai vu une porte sur laquelle était écrit "GREFFE" alors je suis entrée et j'ai dit que je voulais des renseignements pour faire une inscription en faux.

La jeune femme m'a fait entrer dans le bureau du fond, m'a offert un siège et m'a dit que justement, elle venait de recevoir une telle demande et elle a cherché dans une armoire et en a sorti deux exemplaires d'un document relié avec une reliure en plastique, épais d'environ 3cm. J'ai demandé à la femme ce que devait contenir un tel document et elle m'a donné le plan. J'ai alors demandé si je pouvais regarder le document, non pas que je m'intéressais aux détails particuliers mais juste pour me faire une idée, et elle a serré près d'elle les deux exemplaires comme si elle avait peur. Cela n'a duré qu'un moment très bref, elle a vite repris son attitude souriante, et m'a donné l'adresse postale de son bureau puisque c'était chez elle que je devais adresser ma demande.

Pour repartir elle m'a montré un ascenseur et une fois que je me suis retrouvée dans la salle des Pas Perdus 45 minutes s'étaient écoulées depuis mon arrivée au Palais mais j'avais la tête fatiguée par tous les couloirs et escaliers que j'avais pris et qui m'avaient désorientée. J'ai encore pris quelques photos. L'absence de foule m'a permis de faire ressortir la majesté et la solemnité des lieux. Les sols de pierre luisaient comme s'ils venaient d'être polis.

J'ai quitté le Palais vers 11H45 et ai pris des photos d'extérieur. J'ai pris le bus rue Monge après le carrefour du bd St Germain et j'étais de retour chez moi après avoir fait quelques courses chez G20. Mon essai photo est ici.

Samedi 21: Le tueur en série Henry Lee LUCAS raconte que sa mère voulait une fille et qu'elle l'a habillé et coiffé (y compris les bigoudis) comme s'il était une fille jusqu'à ce qu'il ait 6 ou 7 ans. Son père cheminot avait perdu ses deux jambes dans un accident du travail et était devenu alcoolique. Sa mère faisait de l'alcool de contrebande ("moonshine") et se prostituait. Quand Lucas avait 7 ans elle lui a crevé un oeil d'un coup de couteau. Elle faisait travailler dur les deux enfants à la distillerie. Ils vivaient dans une maison au sol de terre battue dans un endroit reculé. Elle recevait des clients et se livrait à son occupation en présence de son fils et chaque fois qu'il s'échappait elle le punissait durement et l'obligeait à rester à l'intérieur. Il a été témoin des ébats sexuels de sa mère.

Quand il est parti vivre à l'autre bout du pays avec sa soeur dans le Michigan sa mère est venue le voir. Ils ont passé la soirée à boire dans un bar et elle a essayé de le convaincre de revenir en Virginie avec elle mais il a refusé. De retour à la maison ils se sont disputés. Le lendemain matin la soeur Lucas a retrouvé sa mère morte d'un coup d'arme blanche dans le cou et Henry disparu. Une amie dit que la mère l'avait menacé de lui faire passer le restant de ses jours en prison s'il ne retournait pas en Virginie.

Ce fait de la mère qui veut que son fils soit emprisonné me rappelle le cas de Tracy Beatty car dans le reportage il dit bien qu'il était persuadé qu'elle le manipulait pour qu'il finisse en prison. Si c'est le cas on peut imaginer que Mme Click, la mère de Tracy, haïssait le sexe masculin elle aussi. D'ailleurs Tracy est plutôt un prénom de fille. Elle avait un sale caractère et Tracy a connu 4 hommes avec qui elle a vécu et a eu connaissance de deux autres qu'il n'a jamais rencontrés. Cette femme ne pouvait garder un homme.

De là à affirmer que les deux femmes ont provoqué leur fils pour qu'il les tue, il faudrait admettre que la haine du mâle est si violente que la mère est capable de sacrifier sa propre vie pour prouver que son fils est mauvais et pour ruiner sa vie, ce qui n'est pas totalement impensable. Il existe en effet des cas réels où ceci s'est produit, concernant pas forcément une mère et son enfant mais des complices de crimes: l'un des complices veut tellement nuire à l'autre qu'il est prêt à tomber lui-même du moment qu'il entraîne l'autre dans sa chute.

Dans le cas de la mère de Tracy, il est possible que comme beaucoup de femmes elle soit tombée enceinte volontairement, pensant que cela forcerait le père à l'épouser, mais la ruse, comme c'est souvent le cas, n'a pas marché et la mère a eu l'enfant «pour rien», et il lui a sans le savoir rappelé son échec, raison pour laquelle elle l'a détesté. Et c'est pour se venger du père qu'elle a caché à l'enfant qui il était. Ce ne sont pas les scenarios qui manquent!

J'ai considéré l'hypothèse où Mme Click avait soigneusement programmé sa propre mort, et obtenu l'assistance d'un tiers pour terminer le boulot au cas où Tracy ne l'ait pas vraiment tuée mais juste blessée, et en amont pris une assurance vie sur elle même et sur Tracy afin que les deux morts soient financièrement productives. En effet dès lors qu'une personne est capable de sacrifier sa vie, prendre une assurance vie semble évident afin que la mort soit le plus utile possible.

Il est choquant d'entendre Tracy dire que sa mère voulait qu'il aille en prison («Elle a eu ce qu'elle voulait, que je retourne en prison!») parce qu'il donne l'impression de n'avoir pas conscience de son propre libre arbitre. Mais il faut convenir que dans certains cas, en particulier quand les sentiments s'en mêlent, et surtout dans une relation mère-fils, le fils même s'il n'est pas émasculé reste très vulnérable aux manipulations de sa mère car tout homme éprouve un respect viscéral pour celle qui l'a mis au monde, même si c'est une harpie.

Mais alors si tel est le cas, n'était-ce pas aussi une manigance de Mme Click qui avait causé l'incident de 84 où Tracy avait parait-il agressé sa nièce de 18 mois qu'on l'avait forcé à garder? Quant à celui de 92 où Tracy avait mis sa mère KO d'un coup de poing dans la mâchoire, c'est encore plus facile à prouver.

Il est possible que Mme Click ait eu son projet funeste de longue date, et qu'elle ait calculé vingt ans à l'avance comment amener son fils à être condamné à mort. Pour qu'un accusé soit condamné à mort il faut démontrer qu'il est irrécupérable. Donc si l'homicide de sa mère avait été son seul crime, il aurait reçu une peine moindre, mais avec deux condamnation pour crimes de violence précédant l'homicide, la peine de mort était garantie.

L'impression qu'on a à la fin du documentaire (Bad to the Bone) est que Tracy a toujours été pris en traître. Il n'a jamais vu venir l'embûche et il est tombé dans le panneau les trois fois.

Dimanche 22: C'est seulement maintenant, fin novembre, que les légumes d'été tombent sous les 2€/kg. Auparavant les courgettes étaient à 3,50, les aubergines pareil sinon encore plus chères, de même que les poivrons. Et voilà, juste avant la période de Noël, tous ces légumes d'été deviennent enfin abordables. J'ai déjà mis en bocaux des aubergines avec poivrons, et aussi une ratatouille sans tomates, pour profiter de ces prix. Ce matin je suis allée au marché car je voulais acheter un filet de 5kg de PdT mais quand j'ai vu les prix des légumes je n'ai pris que 2kg de PdT et fait provision de légumes d'été. Les aubergines et les poivrons étaient à 1,50€/kg! Du jamais vu.

Depuis deux semaines je m'intéresse de nouveau au papier comme matériau de construction. Depuis mes premiers essais d'origami j'ai récemment découvert le kirigami, qui ajoute la découpe au pliage et se confond un peu avec le pop-up. Toutes ces techniques m'intéressent beaucoup.

Je cherchais depuis plusieurs mois du papier léger. Le papier "pelure" avec lequel on faisait des copies-carbone n'existe plus. Il faisait 30g/m². Le papier à lettre par avion a disparu lui aussi. Le papier le plus léger au format A4 fait 50g/m². C'est le Smartprint de Clairefontaine, disponible chez Amazon. Au Casino d'à côté le plus léger fait 75g/m².

J'ai reçu le 16 une réponse de l'avocat D. qui se débine, et j'ai laissé passer quelques jours pour me calmer avant de lui répondre. Finalement je l'ai fait, et le ton de mon message est assez amer. Je lui reproche ne ne m'avoir rien proposé de plus énergique que de faire un courrier simple aux détenteurs de documents (alors que ces documents me sont dus), en réponse à l'assignation en référé, alors que je pouvais contre-attaquer en invoquant l'usage de faux. Et j'ai dû, avec mes béquilles, me rendre en personne au tribunal, faire la queue, passer les contrôles, gravir des escaliers, et en fin de compte je n'ai pas trouvé la salle d'audience. Quel avocat digne de ce nom, laisserait sa cliente dans une telle situation? «Vous n'êtes pas dans mon camp!» me suis-je exclamée. Et je lui ai demandé de me rembourser les honoraires que je lui ai payés en lui laissant seulement 200€ sur les 600.

Re: convocation en référé du 16 novembre
Time: Thu, 26 Nov 2015 17:18:29 +0100 (CET)
From: "Brigitte Picart"
To: D@gmail.com
Subject: Re: convocation en référé du 16 novembre

Maître,
La copropriété a fait usage de faux dans sa demande contre moi. Ceci est le nouveau point de départ du délai de prescription, il est donc tout à fait possible de contre-attaquer en invoquant l'usage de faux, contrairement à ce que vous dites dans le dernier paragraphe de votre message. D'ailleurs pour la création du faux, le délai ne commence à courir qu'à dater du jour où la victime découvre que ledit document est un faux, et non pas du jour de la création du faux.

Vous m'avez dit vous même que l'accord sur un partage des biens successoraux doit se faire soit en signant l'acte de partage en personne, soit en donnant procuration à un tiers. Or le document que j'ai signé ne correspond à aucun de ces deux cas. Ce document ("Approbation etc." de fin juillet 2002) est lui aussi un faux car il n'a aucune valeur et la mention à la fin est une supercherie pour me faire croire qu'il a été dûment enregistré aux Hypothèques.

Vous n'êtes pas dans mon camp! Je vous ai payé pour m'aider et vous ne m'avez soutenue dans aucune de mes demandes pourtant bien fondées! Vous ne m'avez rien proposé qui réponde à l'importance ni à l'urgence de la situation, seulement de faire un courrier simple aux détenteurs de documents. Ce genre d'action ne mérite pas des honoraires de 600€ HT! J'ai dû avec mes béquilles me rendre en personne au tribunal et faire la queue et subir les contrôles et gravir des escaliers et je n'ai pas trouvé la salle d'audience.

Je vous prie de me rembourser 480€ TTC dans les meilleurs délais

Dans cette attente,
Sincères salutations,
Brigitte Picart

On Mon, 16 Nov 2015 14:41:04 +0100, D@gmail.com> wrote:
Chère Madame,
Il n'y a pas eu d'accord, en effet, puisque vous n'avez pas daigné me répondre.

Je ne puis rechercher un accord sans le consentement préalable de mes clients.

Par ailleurs, il n'est pas trop tard puisque aujourd'hui se tenait une audience de mise en état.

N'étant pas constitué, je ne sais pas à quelle date l’affaire sera renvoyée pour le dépôt du dossier du demandeur.

Cela étant rappelé, j'observe que vous ne tenez aucun compte de mes explications et niez jusqu'à l'existence d'un acte notarié que vous avez régulièrement signé.

Autant je veux bien intervenir encore une fois pour clore le chapitre des demandes de la copropriété, qui m'a d'ores et déjà pris du temps, autant il est manifeste que je ne puis vous aider sur des chapitres qui sont manifestement réglés de longue date. Votre bien dévoué,
D.

Le 16/11/2015 01:02, Brigitte Picart a écrit :
Maître,
N'ayant pu nous mettre d'accord sur la stratégie de défense je vous retire mon mandat dès maintenant.
Vous voudrez bien me restituer le reliquat d'honoraires inutiilisé dans les meilleurs délais possibles. Sincères salutations.

Brigitte Picart

Forcée de réfléchir à cette affaire une fois de plus, j'ai réalisé que ma mère n'avait fait sa demande reconventionnelle qu'en appel, et non pas en première instance. L'article du CPC qui s'applique n'est donc pas l'Art.67 mais l'Art.564 qui interdit aux parties de faire des prétentions nouvelles sauf pour opposer compensation, faire écarter les prétentions adverses (...). L'article ne dit pas qu'une partie défaillante doit être assignée comme le prescrit l'Art.67 mais une note dans l'édition Dalloz 2016 précise "L'art. 564 présuppose que la partie à laquelle on l'oppose ait été constituée en première instance." Il s'ensuit des citations de jurisprudence concernant les prétentions nouvelles. Il existe donc un vide juridique car tout ce qui n'est pas interdit est permis, et si la loi ne prescrit pas qu'une partie défaillante en appel doit être assignée, ce ne serait alors pas une infraction que de s'abstenir de le faire. Mais contrairement à ce que disait Sophie dans son e-mail du 26 juin 2006 intitulé « suite donnée » ce n'est pas que la partie défaillante « n'a pas droit » à connaître les conclusions des parties. Mais dans ce cas précis, l'homologation à mon insu de l'acte liquidatif de la succession était le seul but de la manoeuvre, et la demande en justice de Sophie n'était qu'un prétexte pour permettre à ma mère de demander cette homologation en appel.

C'est alors que le geste de Sophie, accompagné d'un e-mail, prend toute sa signification. En effet elle me disait que n'étant pas représentée par un avoué, je n'avais pas droit à connaître les conclusions des parties, et que c'était par pure gentillesse qu'elle me donnait malgré tout une copie de ses conclusions. Ainsi elle s'assurait que je n'irais pas demander à ma mère une copie de ses propres conclusions. Je me souviens que cela m'avait paru injuste qu'une partie non représentée n'ait pas le droit de savoir ce qui la concernait, mais je ne me méfiais pas assez pour creuser à cet endroit. Et c'est justement là le noeud du problème!

Lundi 30: Après mon e-mail à Tracy du 12, je lui en ai envoyé un autre le 23 à l'occasion de l'anniversaire du décès de sa mère. Et lundi dernier je lui ai envoyé une lettre assez brève accompagnée d'impressions d'articles sur les fausses confessions extorquées par la police, les fils de mères célibataires, et des conseils de vie inspirés du buddhisme.

J'ai aussi travaillé assez dur pour faire de la ratatouille et la mettre en bocaux. J'en suis arrivée à ne plus avoir de bocaux de 0,75L, et en regardant dans ma réserve je me suis aperçue qu'il y a une dizaine de bocaux datant de l'année dernière sinon de l'année d'avant! Il ne suffit pas de faire le travail, encore faut-il manger les conserves qu'on a faites!

Et pour remercier mes lecteurs de leur fidélité (les gentils seulement, pas les méchants!) voici un petit cadeau de Noël fait maison: des bandes de broderie Blackwork, brodées en septembre dernier, en forme de marque-page à découper en suivant les pointillés. Imprimer sur du bristol, de la cartoline de couleur, colorier etc. ou laisser tels quels pour mieux apprécier la beauté insolite de ces motifs qui datent de 1575 à 1625. Une petite touche personalisée pour offrir avec un livre. La planche de broderies au format pdf est aussi disponible. Les deux formats s'ouvrent dans un nouvel onglet.

Et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté!


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