Journal de la Femme à Abattre



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Paris, avril 2016

Vendredi 8: Posté une longue lettre manuscrite à Tracy Beatty, en réponse à sa lettre du 4 février où il me posait des questions. J'ai été choquée, en relisant sa lettre, de voir que ce n'était pas une fois mais DEUX fois par jour qu'on lui donnait des médicaments psychotropes à fort dosage. Pas étonnant qu'il ait été défoncé à son procès. La raison pour laquelle on l'a mis dans cet état est la suivante (selon moi, of course!): comme l'évidence contre lui était très mince pour ne pas dire nulle, comme il avait avoué seulement avoir serré le cou de sa mère pour qu'elle se taise et qu'il a arrêté quand elle s'est évanouie et est tombée à terre, et le lendemain matin avait découvert son cadavre dans la position où il l'avait laissée, il a cru, en dépit du sang qui imbibait les vêtements de la défunte, qu'il était responsable de sa mort.

L'équipe représentant l'état du Texas (police, détectives, avocat général etc.) a mis à profit cet aveu de responsabilité pour fabriquer de toute pièce un cas d'homicide passible de la peine de mort, où Tracy aurait tué sa mère pour se venger qu'elle l'ait mis à la porte sans préavis plus tôt ce jour, et pour lui voler son véhicule et son argent. Pour convaincre le jury de cette théorie l'état du Texas a suborné des témoins qui ont dessiné un déroulement des faits qui n'a absolument rien à voir avec la confession de Tracy, à savoir que la mère de Tracy serait venue dans tous ses états se confier à Mme McCarty, lui disant qu'elle n'en pouvait plus de supporter Tracy et qu'elle lui avait demandé de partir le jour même. Et la cousine de Tracy, elle, a témoigné qu'il est venu la voir entre 17H et 17H30, au volant de l'auto de sa mère, qu'il faut environ 30 à 45 minutes pour faire le trajet, que Tracy sentait l'alcool mais n'avait pas l'air saoûl, qu'elle lui a demandé où était sa mère car sa mère ne lui prêtait jamais son auto, qu'il a dit qu'elle était en déplacement avec un ami, et que comme elle, la cousine, n'avait pas le temps de parler avec lui, Tracy n'est resté que cinq minutes.

On voit bien le scénario où Tracy tue sa mère après qu'elle soit revenue de parler avec la voisine, car si la mère ne prêtait jamais son auto, on peut faire l'inférence qu'elle était déjà morte quand Tracy s'est pointé chez sa cousine. Ce que la cousine ne dit pas c'est pour quelle raison Tracy était venu la voir. Il y a aussi une inférence erronnée que Tracy est venu la voir immédiatement après avoir tué sa mère car elle dit que le trajet prend 30 à 45 minutes, mais rien ne prouve que Tracy, s'il était venu, était venu directement, il aurait très bien pu être allé ailleurs en premier et avoir fait un détour pour venir la voir. En plus, s'il était venu voir sa cousine tout de suite après avoir tué sa mère, il devait avoir une forte motivation en rapport avec l'événement. La cousine ne dit rien là-dessus, s'il avait demandé à parler à son cousin, ou fait toute autre demande. Et chose curieuse, la cousine ne dit pas que Tracy avait une attitude inhabituelle, comme on peut supposer qu'un homme qui vient de tuer sa mère pourrait avoir.

En plus, comment savait-elle combien de temps durait le trajet entre la résidence de la mère de Tracy et la sienne? Rendait-elle des visites à la mère suffisamment fréquentes pour connaître ce détail? Et pourquoi a-t'elle donné ce détail?

Tout ceci me mène à croire que les deux témoignages (voisine et cousine) ont été fabriqués de toute pièce par l'état du Texas. Ils ne collent en rien avec la description de l'événement que Tracy a donnée. Ils offrent un scenario complètement différent.

Dans ce cas on comprend mieux pourquoi Tracy a été drogué. On ne voulait pas qu'il comprenne ce qui s'était passé avec sa mère, qu'elle avait été tuée d'un coup de feu par un tiers pendant que Tracy dormait, ni ce qui se passait durant le procès, ni qu'il proteste, et surtout pas qu'il témoigne. Et je me demande même si le Texas a présenté son aveu au jury, étant donné qu'il donnait une version des faits différente. En tout cas la peine de mort n'a pas surpris le malheureux car il était bourrelé de remords même s'il ne pouvait penser à sa mère en d'autres termes que "the bitch".

Et bien sûr ses avocats n'ont pas fait de contre-interrogatoire (cross examination) malgré les nombreux points douteux que moi, qui ne suis pas avocate, ai relevé. D'ailleurs ils n'ont fait aucun contre-interrogatoire des témoins présentés par le Texas, un indice de plus qu'ils voulaient que Tracy écope de la peine de mort.

Donc Tracy a été condamné non pas sur des faits matériels puisqu'il n'y en avait pas à charge, mais seulement sur la foi de témoignages qui donnaient un motif douteux et un déroulement dans le temps très serré. Il y a d'autres facteurs qui me font douter de la véracité de ces deux témoins mais je ne veux pas trop entrer dans les détails ici.

Un autre point crucial sur lequel la version de Tracy et celle des témoins ne sont pas d'accord, c'est sur la date de départ de Tracy. D'après lui il s'était mis d'accord avec sa mère pour partir le 16 décembre. D'après le témoin, la mère de Tracy l'avait mis à la porte le jour même. On ne sait pas si c'est la mère qui a menti pour incriminer son fils, si elle est réellement allée gémir auprès de sa voisine McCarty alors qu'elle n'avait rien dit à Tracy (car dans la vidéo il ne semblait pas être au courant du changement de date) ou si c'est une subornation de faux témoignage par l'état du Texas pour créer une "fenêtre d'opportunité" limitée par les deux repères fournis par la voisine et la cousine.

En tout cas cette plage de temps est très serrée, à une demie heure près. Leanna Wilkerson qui donnait à Tracy des travaux de jardinage a dit qu'à son retour du travail vers 18H il l'attendait assis sur les marches du perron comme d'habitude. Mais s'il avait déjà tué sa mère et s'il était libre de conduire sa voiture, aurait-il agi comme tous les autres jours? Puisqu'il était à 30 ou 45 minutes de distance moins d'une heure plus tôt, pour quelle raison se serait-il dépêché de revenir pour être présent au retour de Leanna? Et elle, a bien dit qu'il se comporta ce jour-là comme d'habitude.

Lundi 11: Cela fait une semaine que je cherche un bien foncier pour me reloger. J'ai commencé par les terrains constructibles, pensant me faire bâtir une maison écologique. Puis je me suis dit que comme je n'ai aucun ami pour former une équipe et m'aider, et que les constructeurs professionnels n'offrent pas la construction écolo autre que préfabriquée, et que le permis de construire et les frais de viabilisation sont aussi des problèmes à résoudre, il était plus simple d'acheter une maison existante. Heureusement je n'ai pas d'idée arrêtée sur la région car la France est belle où que l'on soit, et je n'ai aucune attache familiale.

À la fin de mes recherches pour la journée je suis revenue à la question qui plane dans l'air car récemment j'ai échangé avec mes cohéritiers pour en finir rapidement avec la succession, et il m'est apparu évident que je devais d'abord connaître le montant global de la succession de papa avant de donner un chiffre global comme me le demande Elisabeth, pour me compenser des atteintes à mon intégrité physique et psychique. Je lui ai donc envoyé un e-mail en fin de journée demandant une copie de l'acte de partage homologué par la cour d'appel de Rouen en 2007 sur lequel je n'ai jamais encore mis les yeux. Je lui ai aussi dit que en demandant à être dédommagée, je souhaitais que mes cohéritiers acceptent cette demande comme un passif de la succession.

Jeudi 5 mai: Je n'ai pas reçu de réponse alors vers le 25 avril j'ai relancé. Le lendemain soir il y avait cinq autobus de la RATP immobiles avec le moteur en marche, l'intérieur dans l'obscurité, l'avant dernier de la file devant chez moi. En tête de file au niveau du pont sur la voie ferrée de la PC, je voyais une lumière clignoter comme un gyrophare de la police. Le bourdonnement des moteurs m'a attirée à la fenêtre après une dizaine de minutes.

La même semaine j'ai lu un article sur Rense.com que je visite tous le jours, sur l'échec du programme de couverture médicale d'Obama (Obamacare) et cité en exemple il y avait cette femme qui s'est arraché les dents elle-même pour faire cesser ses souffrances. C'es difficile de ne pas faire de lien entre mes demandes de dédommagement et cet article qui vient comme une réponse d'une extrême cruauté et insolence, tout à fait dans l'esprit de ma mère. Je l'imagine très bien me clouer le bec en me disant d'un ton catégorique une phrase qui commence par «Eh bien t'as qu'à... » On vient de passer plusieurs semaines à discuter l'affaire de mes frais dentaires, leur coût, mes souffrances, le tort que j'ai subi etc. pour en arriver à cette suggestion ahurissante.

Je sais bien que ma mère est décédée mais je n'en ai jamais eu la confirmation car le ministère des Affaires Étrangères n'a jamais trouvé dans ses registres officiels l'entrée indiquant que ma mère était bien décédée chez Elisabeth en Allemagne, et quand je lis les réponses que me font mes co-héritiers, on dirait que c'est ma mère qui leur a dicté quoi me dire. Ou alors ils on tellement bien adopté sa pensée que morte ou vive, cela ne change pas grand chose. Ils ont tous son esprit cruel et inhumain, et ont hérité de son carnet d'adresse secret où elle pouvait demander aux entreprises municipales de transports en commun, à Paris comme à New York, de lui rendre un petit service, et aux organes de presse de faire paraître un article susceptible de m'influencer, comme ce fut le cas avec la jeune femme qui, à la fin des années 80, avait gagné une course à la voile et qui avait fait plusieurs fois la Une du New York Times, et ces articles sur les trous qui se formaient dans la campagne normande, à l'emplacement d'anciennes mines de calcaire, parus dans le même journal au printemps 2002 quand il était question que je rentre en France.


Les derniers jours du mois, j'ai acheté des casiers à tiroirs en bambou pour ma cuisine. J'avais beaucoup de choses à même le sol et elles sont maintenant toutes casées. J'ai aussi acheté des casiers blancs pour ranger mes livres. Cela m'a permis de réorganiser mes rayons et d'éliminer quelques cartons disgracieux.

Ceci fait je me suis senti l'esprit mieux organisé lui aussi, et j'ai ressorti un livre de géométrie arabe qui montre comment construire ces figures qui composent les surfaces décoratives dans les mosquées, les palais etc. et j'ai travaillé là-dessus avec règle et compas.

J'ai aussi terminé la broderie de sept pensées que j'avais commencée au début du mois. Il me reste encore à broder les feuilles, les tiges et les boutons. C'était mon premier essai de point dit « passé empiétant » (« long and short »).

Le 24 j'ai envoyé un e-mail JPay à Tracy, lui disant que je pensais que le témoignage de sa cousine était faux, et qu'il n'était jamais allé au volant de la voiture de sa mère rendre visite à sa cousine, mais que sa cousine avait dû être forcée par le prosecutor à faire ce faux témoignage. Et je l'encourage à prendre contact avec l'OCW (Office of Capital Writs) ou l'organisme indépendent Innocence Project, pour leur demander de l'aider.


Tous les lundis je consulte le registre des visites sur mon site. Étant donné le nombre de visiteurs et les documents qu'ils consultent, il ne peut pas y avoir que des membres de ma famille qui veulent taire ces affaires, il y a forcément des gens qui ne sont pas impliqués personnellement dans mes affaires. Alors je me demande pourquoi, parmi ceux-là, il n'y en a pas un qui ait l'initiative de contacter la police ou le procureur de la république pour lui signaler la situation de détresse où je me trouve. Mais qu'est-ce qu'ils attendent??? Que ma fratrie réussisse à me tuer enfin, après tous ces échecs? (En fait je n'y crois guère) Ne voyant plus de mise à jour de mon journal après plusieurs mois alors que je poste régulièrement en début de mois depuis plusieurs années, ils se diront «Ah! Il y a peut-être un souci, là! » et ils sortiront de leur immobilisme. Mais pour moi il sera trop tard. Il vaudrait bien mieux qu'ils agissent pendant que je suis encore en vie, et aujourd'hui même, ou dès la reprise des heures de travail, serait le meilleur moment.

Il se passe des choses terribles en France. Des enfants sont kidnappés et entraînés dans un réseau de trafic d'enfants pour être violés par des pédophiles, ou même être sacrifiés, et les gens se taisent. Il y a de l'indignation mais pas d'action. Pourtant ne rien dire c'est être complice. La non-dénonciation est une infraction pénale. Si nous nous laissons tomber entre citoyens, alors que nos dirigeants se moquent de nous, comment les personnes comme moi, privées de liberté sans jugement pourront-elles jamais retrouver la liberté et mettre hors d'état de nuire leurs persécuteurs? Faudra-t'il attendre le retour de Jésus?


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