Journal de la Femme à Abattre



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Paris, juillet 2017

Le 2 juillet, un mois exactement après mon email à la fratrie auquel nul n'a répondu, j'ai envoyé un email à Me Sandrine Villoteau lui disant qu'elle savait qu'il y avait eu une escroquerie dans la succession de mon père et qu'elle ne pouvait pas procéder au traitement de celle de ma mère comme si tout était normal, car l'appartement qui m'avait été attribué ne pouvait pas m'appartenir, étant donné que je n'avais jamais signé aucun acte notarié. Je lui ai résumé l'escroquerie et lui ai dit que si elle ne prévenait pas les autorités comme elle en avait le devoir en tant qu'officier ministériel, elle se rendait complice de ce méfait et risquait de perdre sa license pour pratiquer sa profession.

Courant mai Elisabeth avait écrit sans donner d'explication sur le motif, que la notaire avait démissionné du dossier. Peut-être, justement, avait-elle compris le risque qu'elle courait. Elle avait transmis le dossier à un confrère à la même adresse. Elisabeth a eu un entretien téléphonique avec ce nouveau notaire et nous a écrit un petit rapport dans lequel elle dit qu'il a l'air très compétent et compréhensif. Il es question d'utiliser un article du Code Civil qui permet de passer outre l'obstacle d'un héritier (moi en l'occurrence) qui se refuse à vendre un bien. Une fois de plus c'est moi qui fais figure d'empêcheuse, après que mes cohéritiers m'aient escroquée de sommes encore inconnues, mais s'ils ont fait en sorte que je ne prenne pas connaissance de l'acte de partage, il doit s'agir de sommes importantes car même partagée entre mes six frères et soeurs et ma mère, chacun a considéré qu'elle valait la peine de m'éliminer.

J'ai encore reçu une relance de l'agence de recouvrement « DERNIER AVIS AVANT POURSUITES ». J'étais furax à nouveau car j'avais envoyé à la MAIF les preuves d'assurance une quizaine de jours plus tôt. Je leur téléphone à nouveau. L'interlocutrice me dit qu'un courrier de désistement m'a été envoyé hier et que je devrais le recevoir bientôt, et bien sûr l'agence de recouvrement a été prévenue. C'est quand même mal coordonné! Ils auraient pu m'éviter cette menace éprouvante en prévenant plus tôt l'agence de recouvrement. J'ai en effet reçu ledit courrier et cela devrait mettre fin à cet épisode.

Choses du Soir
En calligraphie je copie maintenant des poèmes de la littérature française. Cela me fait un plaisir immense de retrouver la littérature classique, plaisir auquel je n'avais pas goûté depuis si longtemps, à cause d'internet qui consume trop de mon temps. Choses du Soir de Victor Hugo. Ce poème a de nombreuses strophes. À l'école on n'avait appris que les plus gentilles. Pas question de sorcières ni de diables, ni de lutins! Et je découvre celles qu'on avait coupées.

<== Voici le poème entier écrit de ma main en italique avec une plume d'acier montée sur un porte-plume en bois, et de l'encre bleu-nuit.

Le rythme de ce poème, avec ses rimes en sandwich (ABBA), la répétition du refrain, et surtout avec sa longueur considérable qui lui donne le temps de s'implanter, fait l'effet d'une incantation hypnotique. Ce n'est sans doute pas par hasard et on peut imaginer que la lecture ou récitation du poème à un enfant ou un adulte même, couché dans son lit le soir, le faisait s'endormir rapidement. Il y a de nombreuses évocations sensorielles, des nuages, des étincelles, des vagues, du vent, de la fumée, des frémissements. C'est un chef d'œuvre!

J'ai voulu voir s'il y avait une œuvre du grand écrivain que je pourrais lire et je suis tombée sur un roman dont je n'avais jamais entendu parler: Les Gens de la Mer. J'ai appris que Hugo avait écrit ce roman pendant son exil sur l'Île de Guernesey. En lisant le résumé de l'histoire j'ai vu qu'un des personnages principaux s'appelle Lethierry et j'ai eu une révélation: mon mari américain, John Lettieri, était en fait d'origine Normande et non pas italienne comme son nom semblait l'indiquer, et c'est quand ses ancêtres étaient arrivés à New York que l'agent d'immigration avait changé l'orthographe du nom, comme cela arrivait fréquemment. J'avais essayé plusieurs fois de comprendre ce nom qui ne ressemblait à rien d'italien. Il y avait un entraineur de tennis connu qui s'appelait Bolettieri. Les ancêtres de John avaient-ils supprimé la première syllabe de leur nom? Maintenant j'avais la réponse. En Anglais on ne pouvait pas prononcer le nom « Lethierry » comme il fallait, on aurait prononcé le « th » à l'anglaise, et l'agent d'immigration avait écrit le nom phonétiquement.

Dimanche 30: J'ai continué à jeter des objets qui occupaient de l'espace sans me servir à rien. Du temps où je faisais du tissage aux tablettes j'avais accumulé une collection de pelotes de fil de coton de toutes les couleurs. Elles remplissaient une grande malle en osier au milieu de ma pièce à vivre et les souris y avaient élu domicile. Elles avaient rongé des fils et des tubes en carton et même fait des petits là-dedans, dont j'entendais les petits cris en prenant mon café du matin. J'ai tout jeté et posé à un endroit en face du centre commercial où quelqu'un pourrait les voir et les récupérer car il y avait beaucoup de pelotes intactes et je n'avais pa envie de faire le tri.

Il me reste beaucoup de fils de laine à tricoter. Je peux en vendre certains et tricoter les autres. Quant aux tissus ils n'occupent pas beaucoup d'espace et je me suis volontairement limitée. Ce mois-ci après avoir cessé de correspondre avec Tracy j'ai senti un renouveau d'énergie et de créativité et je me suis mise à faire des fleurs avec des hexagones de 4cm de côté, pour me faire un dessus de lit... ou une petite nappe, ou un coussin! Je n'ai pas réussi du premier coup à tracer des hexagones corrects, j'avais d'abord essayé en faisant des triangles équilatéraux, mais ce n'était pas assez précis, il y avait des distortions. La seule façon de les obtenir était au moyen d'un compas. J'ai dû m'y prendre à deux reprises et finalement j'ai été satisfaite. Je n'avais plus qu'à les photocopier et les découper au cutter. J'ai trouvé à presque moitié prix du papier kraft de 140 grammes/m² qui fait parfaitement l'affaire. La découpe demande patience et précision. Cela ne sert à rien de faire des hexas parfaits si on les découpe à la va-vite.

J'ai commencé à faire mes fleurs dans des tissus pastels, puis dans des tons moyens, en utilisant du tissu de coton d'ameublement acheté il y a très longtemps dans des tons qui s'harmonisent. Pourtant je cherchais en vain un coton ou lin de couleur rouge foncé, cerise. C'était difficile à trouver. J'ai réfléchi que j'ai dépensé beaucoup de temps et des sommes non négligeables à collectionner des fils dans des couleurs qui me plaisaient, et quand j'ai une couleur en tête je la recherche dans le fil choisi, du coton à crocheter pour le tissage aux tablettes, ou de la laine à tricoter ou du tissu. Je me suis dit que je ferais mieux de me mettre à la peinture, ainsi en mélangeant les couleurs je pourrais obtenir les nuances qui me plaisent, et cela prendra moins de place. À l'école j'avais fait preuve d'un cetain talent. J'aimais par-dessus tout peindre les vagues qui commencent juste à se briser. Je les avait tellement observées à la plage en Bretagne, quand on passait les vacances chez Papy-Mamy. Chaque couleur que je découvrais faisait naître en moi des émotions différentes. Les nuances de bleu-vert étaient une source infinie de fascination.

Parfois on trouve du linge de lit d'une couleur qui nous plait et rien ne nous empêche d'acheter un drap plat aux bonnes dimensions, ou même une taie de traversin ou d'oreiller si on n'a besoin que d'une petite quantité de tissu. Mais il n'y avait pas ce beau rouge en rayon au Casino. Finalement j'ai trouvé le rouge que je cherchais dans le linge de lit chez Toto et j'ai acheté une taie d'oreiller.

Depuis quelques jours je regarde une émission "Tout Compte Fait" sur les tendances de la société. Je la trouve très intéressante car elle me renseigne sur de nombreux aspects de la vie actuelle dont j'ignorais l'existence, et sur certains services auxquels je peux avoir recours, comme le site "seniorsavotreservice" qui est une plateforme de petites annonces pour les personnes de plus de 55 ans.

J'ai continué à me renseigner sur le marché immobilier (maisons et terrains) dans le Limousin. J'ai aussi exploré des départements voisins comme la Corrèze, l'Allier, le Cantal dont je ne savais rien et que j'ai découverts avec beaucoup d'intérêt. On se sent vraiment dépaysé quand on est plongé dans les cartes et les photos, à lire le nom des villes, des villages et des cours d'eau, et c'est toujours surprenant quand on quitte la carte de réaliser qu'on est en France. Le plus souvent je trouve beaucoup de beauté à ces paysages et à ces maisons anciennes.

Je me demande comment les gens vivaient en hiver autrefois. Ils avaient ces énormes cheminées mais nous savons bien que plus de la moitié de la chaleur se perd. Et pourquoi construisaient-ils en pierre? Etait-ce parce que c'était le matériau le plus abondant et gratuit? Ou fallait-il des murs super-solides pour supporter le poids de la charpente et de la couverture? En tout cas ils ne se souciaient pas d'isolation thermique, qui est l'obsession aujourd'hui.

Il y avait une notice à l'entrée de l'immeuble, annonçant la venue d'un spécialiste de l'élimination des souris. Mais le jour venu je n'ai pas voulu ouvrir. J'ai repris mes tapettes et me suis débarrassée en deux soirées d'une vingtaine de ces rongeurs. Il en reste encore... J'ai dégagé quelques uns des recoins où elles aiment aller. Ce qu'elles aiment c'est les espaces étroits et obscurs, alors si on enlève tout et que la lumière éclaire l'endroit, elles ne sont plus intéressées et cherchent ailleurs. J'aime bien que l'espace au sol soit dégagé mais maintenant j'ai plusieurs piles très hautes, deux grands cartons de vêtements hiver et été que j'ai fait venir des USA à grands frais et dont je ne me suis pas servie à cause de ma prise de poids. Tous ces beaux tailleurs en pure laine ou soie ou coton de marque réputée que j'avais achetés comme des investissements, pensant qu'ils me serviraient encore longtemps... je n'ai plus qu'à les donner mais je serai heureuse de gagner de l'espace.

Lundi 31: Hier j'ai regardé une émission de France 5 sur Youtube, sur l'esclavage moderne. Aujourd'hui j'ai envoyé un message très court au Comité Contre l'Esclavage Moderne (CCEM) disant que j'avais besoin d'aide.

Je n'ai pas fini d'écrire le chapitre 21 de BNNY. Il me faudra encore environ une semaine.


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