Journal de la Femme à Abattre



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Paris, août 2017

Mercredi 30: J'ai perdu le contenu d'une carte SD sur laquelle je stockais mes écrits et photos scannées. J'ai eu le tort de retirer la carte alors que le document était ouvert. Cela avait marché pendant longtemps mais cette fois un avertissement m'a dit que chacun des documents ouverts n'existait plus et m'a demandé si je voulais les garder sur l'écran ou les fermer et moi comme une idiote j'ai répondu "fermer" pour mon journal d'août, donc il a disparu, le contenu de ma carte est perdu mais heureusement tout ce qui était important était copié sur un autre support, à part mon journal d'août qui était inachevé. Moralité, il faut fermer les documents avant de retirer la carte. Donc nous voilà à la fin du mois et je dois tout recommencer depuis le début.

Le mois a commencé avec un message que j'ai envoyé à un flic retraité, dont j'ai eu l'adresse sur le site Seniors à votre Service. Il offrait de faire de menus travaux et moi je lui ai demandé ce qu'il pouvait faire en rapport avec son ancien métier, à quoi il n'a pas répondu. Bien sûr il ne pouvait plus arrêter les malfaiteurs ni se servir de son pistolet. Mais je pensais qu'il avait gardé des contacts. Cependant je n'osai lui demander de s'en servir pour m'aider car alors, s'il avait fait cela moyennant finance, ç'eût été du trafic d'influence. Néanmoins je lui écrivis un message lui résumant la situation quant au rapport qu'il y avait entre l'escroquerie à laquelle l'avocat de ma soeur avait participé, et l'attentat très médiatisé dont il avait été victime. J'ai évité de donner des détails et lui ai demandé de visiter mon site pour en savoir davantage, en précisant que je n'étais pas à la pêche aux clics, étant absente des réseaux socaux et ayant affiché une attestation que je dis la vérité.

Je lui ai dit de faire ce qu'il voudrait de ce message, mais que j'espérais qu'au minimum un sens de solidarité citoyenne le pousserait à agir.

Le lendemain l'écriture du message m'a fait prendre conscience que la police avait joué un rôle essentiel, que ce qu'avaient fait les deux qui étaient venus chez moi fin août 2009 et m'avaient fait faire une déposition subornée au «36 », c'était pour étouffer l'affaire, et que dès lors je pouvais signaler cette inconduite aux « Bœuf-carottes », la police des polices, l'Inspection Générale des Services. Aussi j'ai repris mon message et l'ai adapté et amélioré, et l'ai envoyé au service via leur formulaire en ligne. C'était le 2 août.

Pendant la semaine du 14 au 20 j'ai envoyé un message Orange à mon neveu Youri, lui demandant des nouvelles de mon frère. Il m'a répondu qu'il vit au Togo et qu'il est difficilement joignable, raison pour laquelle c'est lui qui reçoit les messages concernant la succession de ma mère. Comme je disais dans mon journal qui a disparu dans l'éther informatique, n'importe qui peut assumer n'importe quelle identité en messagerie, et il se pourrait que mon frère François qui a beaucoup à se reprocher envers moi, essaie par le truchement d'une fausse identité et d'une résidence fictive au Togo, de se protéger de moi au cas où je voudrais lui causer des ennuis. Car il y aurait de quoi lui demander réparation ne serait-ce que pour son implication dans le vol de mon sac à l'arrachée à New York en 1986 car c'était lui qui conduisait la voiture dans laquelle mon voleur a pris la fuite. Et ce qui est mille fois plus grave, pour sa corruption des policiers au poste de police qui m'ont caché son identité, et ensuite de la justice pénale quand l'avocate générale représentant le Peuple de New York, a suborné mon témoignage pour éliminer des indices de preuve la poursuite sur la voie express et par là-même, me frustrant de mon triomphe pour avoir réussi à faire intercepter la voiture du voleur.

Bien sûr mon frère n'a pas agi de son propre chef, il ne faisait qu'obéir à des ordres, mais il est tout de même responsable de ses actes devant la justice. C'est précisément parce qu'il obéissait aux ordres de mes parents que je le plains, lui et toute ma fratrie. Même s'il a fait le mauvais choix, l'important c'est qu'il avait le choix à un moment de sa vie, de choisir comme moi la liberté à tout prix, ou la servitude abjecte envers des parents mafieux. Personnellement dès l'âge de quinze ans j'en avais soupé, de mon père. Et quand j'ai compris qu'il rêvait d'être chef de bande, même s'il m'a fallu longtemps pour comprendre qu'il menait des activités criminelles, je n'avais aucune envie de me placer sous le joug de son autorité au-delà de ma majorité. Je savais qu'il fallait prendre mon mal en patience en attendant ma 21ème année, c'est pourquoi je ne suis pas devenue une rebelle délinquente. J'avais compris qu'on ne s'attire des ennuis avec les autorités que si on AGIT en rebelle. Mais on est libre de penser ce qu'on veut et c'est ce que j'ai fait. J'étais docile mais n'en pensais pas moins.

Mais je digresse. Après avoir reçu la réponse de Youri, je lui ai demandé ce qu'il en était de la propriété de plusieurs hectares à Laborel dans la Drôme, dont François avait hérité. S'il vivait au Togo, ce bien était-il donc inutilisé? Youri n'a pas répondu.

J'ai acheté un T-shirt jaune parce que la couleur me plaisait. C'était un jaune banane assez doux sans être pastel. Je n'aimais pas trop le message imprimé sur le devant « NOTHING MATTERS NOW » mais c'était à peine visible, car imprimé en jaune aussi, donc ton sur ton. Cela rendait le message presque subliminal. Je ne savais pas que Casino vendait la marque Custer! C'est une assez bonne marque américaine de vêtements pour hommes.

Le T-shirt étant trop petit pour moi je l'ai rapporté pour annuler la vente, et j'étais satisfaite de ne plus avoir ce message chez moi parce que ce n'est pas vrai, rien ne s'est résolu donc rien n'a perdu de son importance, au contraire la liste s'allonge. J'aurais pu acheter une taille plus grande mais je n'ai pas voulu. J'ai profité de ma visite au service-client pour faire une réclamation au sujet d'un achat pas lot où la réduction n'apparaissait pas car chacun des trois paquets de linguini était affiché au prix du paquet acheté à l'unité. La préposée m'a dit qu'elle ne savait pas ce qu'étaient les linguini, comme si cela avait de l'importance. Mais je ne voulais pas m'éterniser pour une différence de 15 centimes alors j'ai laissé tomber.

Le dimanche suivant j'ai fait quelques achats à G20. Devant moi à la caisse il y avait un homme blanc, grand aux cheveux blancs, qui a fait une histoire au sujet de son ticket de caisse. Il chipotait pour une différence de deux centimes. Il disait que le prix annoncé était de tant et sur son ticket il apparaissait plus cher. Le caissier lui expliquait que la réduction s'appliquait automatiquement même si elle n'apparaissait pas sur le ticket de caisse, il suffisait de vérifier en refaisant l'addition. Ah bon?

Je n'ai rien dit pendant longtemps mais il revenait à la charge en répétant toujours la même chose alors j'ai compris que c'était une scène préparée à l'avance qui faisait référence à ma propre réclamation, et que cette scène continuerait aussi longtemps que je n'intervenais pas. Une longue expérience m'a amenée à cette observation. Derrière moi il y avait plusieurs personnes qui faisaient la queue. Alors sans perdre mon calme j'ai élevé la voix: « Vous allez nous faire ch--- encore longtemps pour deux centimes? » Il s'est tourné vers moi et a commencé à m'expliquer la même chose qu'il avait déjà expliquée plusieurs fois au caissier. Je l'ai traité de connard car je savais qu'il était de mauvaise foi et qu'il jouait cette scène pour moi. Il a réagi comme piqué au vif et m'a traitée de connasse et autres noms insultants propres au sexe féminin. J'ai payé mes achats et dit au caissier, un gros noir, que les insultes ne coûtent pas cher. De retour chez moi j'ai trouvé tout cela comique et j'ai ri.

Le lundi 21 j'ai fait venir un plombier car il y avait une légère fuite d'eau à l'embranchement de l'arrivée d'eau. Quand j'avais vu une petite flaque tous les matins depuis quelques temps, j'avais assumé qu'elle venait de l'étage supérieur, qui m'envoie aussi de petits gravats et de la poussière, mais à y regarder de plus près j'ai vu que l'eau suintait au niveau de la soudure, qui était corrodée.

Je ne voulais pas d'intervention en urgence, juste un devis, mais j'ai fini par accepter qu'il me fasse la réparation sur le champ et il m'a dit que cela coûterait 600€ si je payais par chèque et 540€ si je payais en liquide, ce que j'ai accepté. Mais il ne m'a pas dit que c'était le tarif Urgence, ce n'est qu'à la fin de l'intervention qu'il m'a présenté non pas une facture mais un devis, et il m'a demandé de le signer en deux endroits pour indiquer que je l'approuvais. Je n'avais pas le choix. Après coup j'ai lu son tarif préimprimé en tout petits caractères en tête et j'ai vu que les soudures sur plomb sont facturées à 480€. Il n'a donc pas exagéré de beaucoup mais pourquoi ces soudures coûtent-elles si cher? Est-ce parce qu'elles concernent toujours des interventions sur l'arrivée d'eau? Ce n'est pas le plomb en soi mais l'emplacement de la fuite qui rend l'opération coûteuse car elle demande la fermeture de l'eau au sous-sol. Enfin, je crois que c'est la raison.

Pourtant un devis de travaux ne devrait pas indiquer un tarif d'urgence. Le supplément ne devrait être indiqué que comme un élément des frais, au même titre que la fourniture des pièces s'il y a lieu, le forfait déplacement et le coût de la main d'oeuvre au tarif normal. Je n'ai jamais rencontré de plombier honnête. Il m'a tiré les vers du nez (pour employer une expression chère à ma mère) pour savoir ce que je savais. C'était facile d'entrer dans le sujet, il lui a suffi de me demander les clés de la cave et je lui ai répondu qu'il devait les demander au restaurateur à qui les caves appartenaient, et ensuite de me demander si j'étais propriétaire de l'appartement, et je lui ai répondu qu'il y avait un litige. Je lui ai dit que j'en avais hérité mais que je n'avais pas les papiers. Il m'a répondu « S'ils vous ont dit qu'il est à vous, il est à vous » alors j'ai compris qu'on lui avait donné des instructions et qu'il n'était pas neutre, et de fil en aiguille, sans jamais me lancer dans un grand discours mais en répondant brièvement à ses questions, il a dévidé preesque toute la pelote. J'ai fait attention à ne rien lui dire que je n'aie déjà dit. Je lui ai dit que le véritable propriétaire de l'immeuble, le restaurateur du RdC, avait « joué le jeu » sans donner de précision, et quand il m'a demandé « Et alors, le notaire? » j'ai répondu que c'était une pourriture. Mais en fait personne n'est plus pourri que ma famille, car ce sont elles, ma mère avant tout, mes soeurs et eux mes frères, qui ont corrompu le notaire et convaincu le restaurateur de faire semblant et de me laisser occuper son appartement pour une durée qui serait très courte, lui avait-on assuré, puisque je devais rapidement passer de vie à trépas, et ce qui fut dit fut fait ou du moins, tenté. Il n'y a qu'à lire mon journal à partir de mon emménagement fin juillet 2002 pour le vérifier, et début janvier 2005 ça a bien failli!

Pour en revenir au plombier, je croyais qu'il allait rester une heure alors je me suis installée pour faire de la calligraphie mais j'avais à peine écrit deux lignes quand il est rentré dans la pièce. Il fallait juste attendre un peu que ça refroidisse me dit-il, mais à aucun moment je n'ai entendu le souffle d'un chalumeau, et d'ailleurs je n'en ai vu aucun dans son équipement. Il a fait un commentaire admiratif sur ma calligraphie. J'ai mieux compris son admiration quand j'ai vu son écriture sur le devis qu'il a écrit sous mes yeux. Il était gaucher et le document qu'il m'a présenté était à peine lisible.

Il est entré dans la cuisine sans me demander. Je l'ai suivi. Il se lavait les mains. Il y avait une casserole dans l'évier, dont je me sers uniquement pour faire chauffer de l'eau, et il s'est savonné les mains en faisant couler l'eau savonneuse dedans, puis il s'est essuyé les mains sur ma serviette de toilette. J'étais offensée. Il aurait dû me demander de quoi se laver les mains dans la sdb. Il y avait un savon près de la douche et des serviettes.

Comme convenu je lui ai allongé onze biftons de 50. J'ai un peu cafouillé car un instant plus tard je ne me souvenais plus s'il m'avait rendu dix euros et je lui ai demandé s'il me les avait rendus. J'avais bien l'impression de me faire arnaquer mais ce n'était pas une histoire de rendre la monnaie. Il m'a fait un grand sourire et m'a dit que oui, il avait posé le billet sur la table, et en effet, il y était. Il est allé rouvrir le robinet d'eau au sous sol.

Il était chargé de tout son bardas et prêt à partir quand il m'a dit qu'il s'appelait Thierry et que si j'avais besoin de travaux d'électricité, de maçonnerie, de peinture (il m'a nommé presque tous les corps de métiers du bâtiment) de ne pas hésiter à faire appel à lui. Il m'a dit qu'il travaillait avec son père et qu'il avait son atelier au 40 bd Massena. J'étais éberluée. Je croyais qu'il était plombier et rien de plus. Il était sur le palier quand il m'a dit que la propriétaire de son atelier était une chinoise qui vivait à Pékin et que son atelier ressemblait à ma cuisine et sdb avec des dégâts des eaux, la peinture qui pèle et qu'il n'arrive pas à lui faire faire les réparations. J'étais complètement éberluée. Comment, il venait de me dire qu'il savait tout faire, et il travaillait dans un atelier qui avait subi de tels dégâts sans rien faire pour les réparer! « C'est pas croyable! C'est pas croyable! » Sans parler de son assurance qui aurait pris en charge la remise en état.

Après son départ j'ai vu qu'il avait laissé sa lampe frontale dans la sdb. Je ne vois pas comment il a pu la manquer car elle était vert fluo et posée bien en vue. J'ai attendu qu'il apparaisse dans la rue et je l'ai appelé. Il m'a demandé d'attendre qu'il ait posé son bardas dans sa voiture, ce qui a pris assez longtemps. Il me faisait attendre en plus de tout le reste! Enfin il avait les mains libres et je lui ai lancé la lampe qu'il a saisie au vol.

Après son départ j'ai vite compris que le nom qu'il m'avait donné, Thierry, était une référence à ce que j'avais écrit le mois dernier au sujet de mon mari américain. D'ailleurs j'avais reçu trois réponses à une annonce que j'avais passée dans Passerelle Eco, et deux des candidats se nommaient Thierry.


J'avais acheté en ligne chez Coupons de Saint Pierre un coupon de 3 mètres en 150 de large, de pure soie naturelle à l'aspect jeans brut. Quand il y a eu quelques nuits un peu fraîches j'ai eu l'idée de m'en servir comme couverture. J'ai toujours eu du mal à trouver une couverture légère convenable. J'ai d'abord essayé une couverture en mohair tricotée main, que j'ai faite en joignant deux rideaux d'hiver qui ne fonctionnaient pas comme prévu car ils s'étiraient à cause du poids. C'était trop chaud et je passais la nuit à me couvrir et à me découvrir. Peut-être cette soie ferait-elle l'afffaire? Et en effet elle a été parfaite. J'ai donc bâti un ourlet aux deux extrémités et les ai cousus à la machine le lendemain, et laissé les lisières telles quelles. Les couvertures du commerce font 180cm de large pour un lit d'une personne, mais les bords qui pendent de chaque côté sont trop larges à mon goût, ils arrivent presque au sol et 150cm suffisent amplement. Ceci ouvre tout un champ de possibilité car dès lors les tissus d'habillement peuvent être utilisés en literie. Avec la longueur en excédent du coupon, je peux faire un couvre-pied en repliant le tissu au lieu de faire un grand rabat. Je devrai quand même renforcer les lisières.

Dans ma lutte contre les souris j'ai découvert par hasard deux matières qu'elles n'aiment pas: la première est l'ammoniaque, la deuxième est la laine. J'ai remplacé mon imprimante par une boîte à archive en carton sur ma table près de mon lit, car quand j'ai nettoyé mon imprimante avant de m'en servir j'ai vu que les souris ne s'étaient pas contentées de squatter le bac des feuilles vierges, elles avaient exploré les parties internes et laissé des crottes et des lambeaux de mouchoir en papier. Après un nettoyage de fond en comble j'ai mis l'imprimante en sécurité mais comme cela m'amusait de regarder les souris entrer et sortir dans cet abri, j'ai substitué la boîte en carton. Une souris mal en point y a vécu environ une semaine. Je ne savais pas quel était son problème, elle n'avait pas de blessure apparente, et elle ne boitait pas quand elle marchait, mais elle haletait et son pelage était un peu hirsute. Elle a végété une semaine. Je lui apportais de l'eau et de la nourriture juste à l'entrée de la boîte pour qu'elle n'ait pas à se déplacer. Elle restait souvent à l'entrée devant la boîte sans bouger, toujours haletante, mais parfois elle faisait un brin de toilette et elle avait l'air en forme. Avant hier elle est descendue au sol. Je ne l'ai vue qu'au moment où elle a rendu l'âme car elle a gigoté dans un dernier sursaut de vie, ce qui a attiré mon attention. J'ai compris qu'elle était morte de vieillesse, alors c'était une belle mort pour une souris, et j'ai adouci ses derniers jours. Les souris se mettent toujours dehors pour mourir. Elles nous font la grâce de ne pas empester en cachette.

Elle avait reçu des visites et je l'avais vue boire en même temps qu'une souris plus claire. Voir ces deux petites têtes l'une à côté de l'autre lapper de l'eau dans un petit couvercle, c'était adorable et j'ai regretté de ne pas pouvoir les prendre en photo mais il faut savoir apprécier les joies fugaces sans toujours vouloir les immortaliser.


Au Texas, à Houston et sur la côte, il y a en ce moment l'ouragan Harvey qui cause une catastrophe historique. La 4ème ville des USA est submergée, les lacs débordent, les rues sont transformées en rivières. Ceux qui possèdent un bateau aident ceux qui n'en n'ont pas. La catastrophe a été annoncée par un faucon qui s'est réfugié dans un taxi pendent que le propriétaire faisait le plein. Il s'est posé sur le siège à côté du conducteur et n'a pas voulu partir malgré les efforts du cabbie pour le déloger. Celui-ci a fait une vidéo où il explique la situation. Il dit que le faucon a l'air apeuré. Maintenant on sait que l'oiseau donnait un avertissement de la catastrophe à venir. C'était plusieurs jours avant que l'ouragan ne touche terre, et l'oiseau dans son vol avait rencontré l'ouragan et il était venu se réfugier car il n'avait jamais rien vu de pareil et il savait que c'était un monstre.

Le cabbie n'a pas insisté et a laissé le faucon tranquille. Mais on le trouve un peu lent des méninges quand il dit qu'il ne comprend pas et que peut-être ce comportement étrange de l'animal est en rapport avec l'ouragan. Maintenant, il comprend! J'aimerais connaître la suite de l'histoire. Forcément le cabbie ne peut plus se servir de son taxi alors qu'est devenu le faucon?

J'ai cherché sur Youtube et vu qu'il y avait des mises à jour. Il a mis le faucon chez lui et l'a nourri de cœurs de poulet crus pendant les quelques jours où il était bloqué par les eaux, puis l'a apporté à un centre de secours pour les animaux qui l'a pris en charge. Le faucon a une aile cassée mais il s'en remettra et pourra être relâché dans quelques mois. Il y a des milliers d'animaux qui ont besoin de secours.

J'ai continué à broder des hexagones pour faire les cœurs de mes fleurs en patchwork. J'ai essayé quelques motifs de remplissage trouvés dans des sources françaises et anglaises, mais ce qui m'a plu encore davantage ce fut la technique japonaise dite « Hitomezachi » qui consiste à créer des motifs avec un seul point, et avec laquelle on remplit des surfaces. Pour l'exécution j'ai dû d'abord faire une grille et la reporter sur la surface à broder et je suis satisfaite du résultat.


Vers le 27 j'ai ouvert ma messagerie Orange que j'avais délaissée pendant trois jours et un Objet me saute aux yeux: « Obsèques de François ». Je lis divers échanges entre mes soeurs et Norbert où ils discutent du voyage de Véronique au Togo pour assister à l'enterrement de notre frère. Puisqu'elle habite au Sénégal c'est elle qui est la plus proche. Bref la discussion porte uniquement sur les détails logistiques mais il n'y a aucun faire part de décès. J'ai trouvé celà scandaleux de parler d'obsèques sans avoir au préalable fait part du décès. J'ai envoyé un email à Youri lui demandant des détails sur le décès et si possible une copie de l'acte d'état civil. Pas de réponse. J'ai envoyé un email à tous, exprimant mon indignation sur cette façon d'agir et mon incrédulité.


Quelques jours plus tard un email de Véronique intitulé « Funérailles de François » nous raconte le déroulement de la cérémonie et les circonstances du décès: mon frère qui avait 58 ans souffrait d'une mauvaise circulation. Il avait un œdème à la jambe et avait consulté à l'hôpital, qui traitait sa plaie. Mais il y a quelques jours il a eu des douleurs au thorax, il s'est allongé, a fait venir ses deux fils pour leur dire adieu, et a expiré d'un seul coup. La date du décès n'est pas précisée.

Comme Véronique nous invite à lui poser toutes questions et promet d'y répondre dans la mesure du possible, je lui ai demandé la date exacte du décès et des photos de la cérémonie à laquelle les deux fils blancs de François, ceux qu'il a eus avec Sophie Berguglian, le plus jeune des deux étant âgé d'à peu près trente ans, ont assisté.

J'ai aussi écrit un message à Elisabeth concernant la succession, de même qu'à la notaire. C'est le nouveau notaire au nom italien qui m'a répondu en m'affirmant qu'il n'y a pas de "spoliation". Guillemets dans le texte. Ces guillemets indiquent qu'il se moque de moi, comme si je me faisais du souci pour rien.

Elisabeth me répond que la maison d'Emalleville n'a pas été vendue, qu'on n'a pas contourné mon opposition, qu'elle pour sa part n'est pas pressée mais que les « orphelins de François » (Sic) auront grand besoin de l'apport financier qui proviendrait de la vente du bien. Et moi alors?

J'ai répondu à ma sœur que les enfants de François héritent de ses biens et qu'ils peuvent vendre sa propriété de la Drôme, que ses deux fils aînés peuvent s'en occuper et que pour ma part j'accepterai de vendre la maison d'Emalleville seulement si mes cohéritiers renoncent à partager le fruit de la vente à concurrence du moins-perçu à mes dépens, étant entendu que l'appartement où je vis ne compte pas puisque rien ne prouve que j'en suis propriétaire.


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