Time: Fri, 05 Mar 2004 18:09:08 +0100
From: Sophie Picart To: kamo@runbox.com
Subject: fondements historico-psycho scabreux
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En préambule, je veux d'abord te jurer que je n'ai jamais participé à une quelconque machination attentatoire à ta vie. Ensuite je veux te dire que je peux adhérer à ta certitude que l'accident de N Y a pu être une tentative d'assassinat, car j'ai moi-même été empoisonnée 2 fois et j'ai failli l'être une 3è programmée sans doute pour m'être fatale.

Je t'ai fait 2 ou 3 courriels depuis le PC de la documentation où je consulte ton site. Mais je ne sais pas s'ils te parviennent car l'émetteur (moi-même) n'est pas identifié. Donc je renouvelle mon courriel d'hier depuis celui de mon bureau.

Quand j'ai appelé Maman en janvier, elle m'a dit qu'elle ne te verse plus d'argent et c'est ce que tu dis aussi dans ton journal consulté avant-hier. As-tu trouvé une solution ?

Mon avocat a fait délivrer des assignations à chacun des coindivisaires de la succession mais sans me consulter préalablement sur les adresses. Ce qui a pour conséquence que la tienne (et celle de Véronique) transite par le Procureur de la République via NY ; celle de François est partie à Laborel. Maman, Norbert et Agnès ont la leur et celle d'Elisabeth est partie à son ancienne adresse.

Le Juge va donc statuer sur ma demande d'expertise des comptes tenus par Maman avant d'ordonner l'homologation judiciaire de l'acte liquidatif.

Je pense avoir fait le nécessaire pour empêcher la vente de la cave au nom de Maman. Tu avais raison de refuser ta signature car elle nous a spoliées de nos droits. Ma démarche a pour but de nous en réinvestir avant qu'elle n'ait tout vendu et dilapidé.

Tes réflexions sur la perversité de notre mère m'ont fait réaliser qu'elle ne nous a jamais rien dit de ses activités pendant la guerre de 39-45 ; ormis le fait qu'elle était amoureuse d'un Allemand. Quand je vois ses paraphes sur le fameux contrat de mariage, ils évoquent de façon criante le graphisme du svastika nazi. C'est un graphisme "travaillé", complètement artificiel car tout en angles et pointes. Rien à voir avec sa signature contemporaine que nous connaissons. Sache encore que tu n'es pas la seule à être traitée comme "un sous-homme" ; c'est aussi ce que je ressens pour moi-même. Elle se serait donc considérée comme de la race aryenne car descendante d'une grand-mère suissesse-allemande !

Papy avait, lui, le "profil juif caractéristique" d'après les critères physiques normés par les nazis. C'est pourquoi; de mon point de vue, elle méprisait Papa comme étant d'une "race de déchet", selon l'expression nazi à l'époque.

Et nous, ses filles de Papa, nous avons cristallisé toute sa rancoeur, son humiliation, sa haine provoquée par la LIBERATION de la France et la ressition allemande. Ces événements que la famille de Nève n'avait pas entrevus, ont provoqué l'effondrement de tous ses projets d'avenir construits sur la relation amoureuse "coupable".

Tu l'as compris avant moi : nous ne sommes pas tous de Papa qui, lui-même ayant collaboré avec le STO (sans doute la Wehrmarcht puisqu'il avait dit avoir fait son service militaire en Allemagne), était lui aussi convaincu de thèses nazies.

Ce fut donc un maraige arrangé mais obligé pour s'insérer dans la nouvelle société française, je dirais même un mariage à contre-coeur de la part de Maman. Car je suis en revanche convaincue qu'au départ, Papa était amoureux.

Ensuite, les 2 photos que j'avais de Mman avec le père Serge Mingot m'ont été subtilisées dans ma chambre par le vol de ma clé d'appartement. Une les montrant avec l'une de nous devant la Maison de l'Electricité à Annecy et l'autre à la grande table de famille chez Pépé et Mémé sans Papa. Ces 2 photos étaient aux Hurlevents (!). Quand Elisabeth m'a écrit une réflexion désobligeante à propos de photos des grands-parents que j'avais emportées, j'étais à mille lieux de comprendre qu'il s'agissait de celles-là. Mais pour m'avoir été volées, je pense qu'elles représentent des pièces tendant à prouver que tes soupçons sont fondés.

Et puis, pour qu'Elisabeth ait entraîné Alain, mon ami à l'époque, au rez de jardin de la Grande Côte pour lui faire "des câlins" le jour des obsèques de Papa, mon avis c'est que ce n'était pas son propre père et qu'elle le sait. Sinon, peux-tu imaginer une fille trahissant sa véritable soeur le jour des obsèques de son père ? Car, entre nous, qui peut avoir provoqué cet élan sinon une volonté perverse de prouver que Papa n'était pas son père ? Par la même occasion, cette démarche pouvait provoquer une rupture entre Alain et moi pour m'isoler une fois de plus, m'ôter son appui.

Quelle horreur que tout ce champ de bataille où les victimes ignoraient qu'elles étaient nourries par leurs bourreaux !

Cet exposé ne te remontera pas le moral mais c'est une analyse fondée sur un contexte historique. Elle permet d'expliquer toute une tragédie dont tu as été la plus grande victime. C'est aussi parce que je l'ai compris que j'attaque par la voie judiciaire.

Bon courage.