Journal de la Femme à Abattre



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Paris, octobre 2017

Lundi 9: Rien de bien nouveau pour le moment. J'ai commencé à tricoter un pull à manches jusqu'au coude avec le fil qui me reste après avoir fait le pull à manches longues dont je parlais précédemment. J'avais acheté un cône de 1kg.

Je continue à regarder les annonces de vente immobilière, terrains constructibles ou maisons, et aussi forêts et terrains agricoles. La vie a tellement changé depuis que ces fermes en pierre ont été construites, qu'il faut un très gros investissement pour les transformer et les adapter à notre mode de vie. C'est bien beau d'acheter une grange de 160m², encore faut-il y percer des fenêtres, et c'est là que les prix s'envolent. De toute façon je n'ai pas besoin de 160m² pour faire joujou. Mais il est difficile de trouver une maisonnette avec une petite grange et du terrain autour. De toute façon j'ai une réticence à la pensée de m'installer dans le lieu de vie de quelqu'un d'autre. Mes besoins ne sont pas ceux d'une famille. Chaque cas est un cas particulier. Mais il est difficile de concilier tous les desiderata. Avoir la campagne à ses pieds sans être loin du village et de ses commerces. Trouver un bien à un prix abordable sans qu'il faille faire de gros travaux.

J'ai réfléchi que pour pratiquer des ouvertures dans une grange en pierre, on pourrait défaire la moitié supérieure du mur et refaire cette partie en terre, ainsi il serait plus facile de faire des fenêtres. Pour ne pas avoir à démonter le toit il faudrait faire la transformation en commençant à un angle et en progressant sur tout le périmètre sans déranger la charpente ni ce qui la soutient.

Quoi qu'il en soit mes recherches me donnent l'occasion de découvrir du pays et de visiter des maisons anciennes très intéressantes. Si ce n'était pas une question d'argent j'en achéterais plusieurs que je ferais rénover judicieusement car je suis très sensible à la qualité du bâti et à ce qu'on appelle « de beaux volumes ». Il est rare de les trouver dans les fermes modestes, sauf dans les granges. Il faut monter d'un cran dans la bourgeoisie pour trouver cette qualité et cette harmonie dans l'agencement intérieur.

Jeudi 12: J'ai mis à la poubelle tous mes tailleurs d'hiver. Il y en avait cinq ou six. J'ai évité de les regarder quand je les ai mis dans un grand sac poubelle. J'ai aussi des livres prêts au grand départ. Les souris ont marché dessus et leur couverture est collante, très désagréable au toucher. Cela fera un cageot en moins sur le sol.

Dans la nuit de mardi à mercredi les souris ont fait un tel tapage que je n'ai presque pas dormi. En plus une nouvelle poussée de démangeaisons très étendues sur le corps a rendu l'insomnie encore plus pénible. La gale est difficile à éradiquer une fois qu'on l'a attrapée. Le fléau est assez répandu dans le pays, même du personnel hospitalier en est affecté malgré les soins extensifs dont il a pu bénéficier sur son lieu de travail. C'est dire!

Le syndic avait annoncé la venue des dératiseurs pour mercredi 11. Je n'ai aucune idée de la façon dont ils s'y prennent. Un passage n'est sûrement pas suffisant, ils doivent revenir. Mais tant qu'on n'a pas trouvé tous les trous par lesquelles elles entrent, il est inutile de les piéger. Je continue mon travail de nettoyage et recherche des trous. J'en ai trouvé plusieurs. Une étape importante consistera à déplacer ma commode pour voir ce qu'il y a derrière. Il faudra auparavant que je libère l'espace afin de pouvoir enlever tous les cartons de laines à tricoter que j'ai empilés sur cette commode.

Je me suis levée vers 6H30 et j'ai commencé à nettoyer une partie de l'entrée car les souris étaient parvenues à grimper sur le bloc d'étagères qui repose à même le sol. La vieille machine à coudre que je gardais comme un objet précieux, j'ai fini par la mettre sur le palier et j'ai nettoyé tout ce côté de l'entrée ainsi que le seuil, ce qui n'était pas une mince affaire.

Vers 9 heures un grand camion portant le signe de « Santé Publique » était garé devant ma fenêtre quand je me suis assise pour tricoter. Peu après on a frappé à la porte mais je n'ai pas répondu. La voisine non plus n'a pas ouvert.

Mon ordinateur HP Pavilion a rendu l'âme. Le DD est HS. Difficile à comprendre comment un appareil qui était complètement statique et sur lequel il restait plus des 3/4 d'espace de stockage, a pu ainsi subir une panne fatale. Je crois qu'il pourrait s'agir d'une attaque de virus. Cela serait bien tombé si un tueur posant en dératiseur avait eu accès à mon domicile et m'avait supprimée. Mon ordi étant kaputt n'aurait pas pu éclairer les enquêteurs à moins d'intervention par des spécialistes de la récup de données, et ainsi les photos de l'empreinte sanglante ont été rendues inaccessibles mais elles sont toujours dans la mémoire de mon appareil photo.

Question BNNY je continue à raconter divers souvenirs étalés sur plusieurs années, avant de passer à la visite de ma soeur Agnès.

Dimanche 29: Voici la fin du mois et dans l'intervalle depuis ma dernière mise à jour, j'ai fait l'acquisition d'un ordi Thinkpad équipé de Windows 7. Il était d'occasion et m'a coûté 200€ alors que les neufs équipés de Windows 10 ont un prix plancher de 600€ et nombreux sont les usagers qui sont mécontents du système d'exploitation dont il faut désactiver à la main de nombreuses fonctions pour qu'il cesse d'espionner l'utilisateur. Le Thinkpad a un écran de 14 pouces ce qui me donne une impression de luxe comparé au netbook sur lequel je m'étais rabattue après la panne du HP. Ce dernier, je l'ai remis dans sa boîte d'origine, que j'avais conservée, et mis de côté car je n'ai pas pour l'instant la tête à me prendre la tête sur le site d'aide du constructeur.

J'ai continué mon opération débarras. Mon voisin Rosoga veut bien descendre tout ce que je mets sur le palier alors j'ai éliminé une machine à coudre Brother que j'aimais bien car elle avait une carrosserie en métal et avait juste besoin d'un réglage mais qui faisait double emploi. C'est celle que Sophie m'avait apportée avec l'aide de son copain qui la portait dans ses bras car la poignée de la coque de transport était cassée. Moi je l'avais réparée avec de la ficelle et de la mousse pour que le poids ne blesse pas la main. Mais cette machine servait de tremplin aux souris alors, à dégager. Dégagé aussi le système HiFi composé d'un ampli-tuner, une platine tourne-disque et une paire d'enceintes très lourdes de marque Spendor, que Norbert m'avait données pour remplacer celles qu'il m'avait prises pendent mon séjour aux States. Depuis mon emménagement ici je n'étais jamais parvenue à récupérer mes disques 33-tours et ce que j'avais entendu à la radio ne m'avait pas plu alors à quoi bon perdre autant d'espace? J'ai le plus de difficulté à admettre le changement et l'obsolescence du matériel qui est encore en bon état de fonctionnement, surtout quand je pense aux sacrifices financiers que l'équipement m'avait demandés. Dans les années 70 je croyais vraiment que tout individu qui se respecte devait avoir une chaîne hi-fi et peu après que j'en eusse fait l'acquisition les CD et leurs lecteurs étaient venus sur le marché. J'avais eu le sentiment de m'être fait avoir et cela avait fortement influencé mon comportement de consommatrice. J'avais compris que tout était comme ça et j'avais décidé de rester en retrait de cette course à la nouveauté. Je n'avais jamais acheté de lecteur de CD ni de caméscope.

Dégagé ausi le déambulateur orthopédique. Je m'en servais pour y mettre des vêtements avant de les ranger, et je pensais qu'il allait me servir à nouveau quand je me serais fait opérer du genou droit, mais le temps passe et je ne suis pas prête de me faire opérer.

Ainsi j'ai reconquis de l'espace et cela rend plus aisé le nettoyage quotidien du sol pour le débarrasser des crottes de souris. C'est une corvée que je dois accomplir tous les jours dans toutes les pièces et je dois laver avec la serpillière aussi car les crottes fraîches collent et ne partent pas avec un simple balayage.

Lundi 23, jour de l'entrée du Soleil dans le signe du Scorpion, en nettoyant ma table rectangulaire où les souris avaient fait leurs besoins, j'ai découvert ce qui ressemble à des traces de doigts et des éclaboussures de la même couleur que les traces que j'avais trouvées dans le tiroir de ma commode le mois dernier. C'est quand même énervant quand on veut nettoyer, après avoir débarrassé sa table de tous les livres, papiers et babioles diverses qui l'encombraient, de se dire que peut-être il faudrait préserver ces salissures au cas où la police s'en mêle. Nettoyer les crottes et la pisse mais pas le sang! Le plus bizarre est que cette table, qui est dans ma pièce à vivre, je m'en sers pour écrire et que ces traces sont exactement devant moi mais sous le rembourrage que j'ai installé pour mes avant-bras. J'avais toujours cru que c'était des taches d'encre indélébiles car elles étaient noires comme l'encre, alors je n'avais jamais essayé de les faire partir. Ce que je me demande, c'est si le sang (si c'en est mais je crois que oui) vient de la même personne (si c'est du sang humain mais je crois que oui) que celui du tiroir. Y a-t'il UNE ou DEUX victimes?

J'ai reçu un email de Me Costagliola où il parle des appartements que ma mère parait-il possédait dans l'immeuble. Un des locataires (Wang) se porte acquéreur de l'appartement qu'il occupe tandis que mon ex-belle soeur, mère des enfants de Norbert a cessé de payer son loyer. Le notaire dit qu'il n'a pas mandat pour gérer la locations de ces appartements et qu'il faudrait que quelqu'un s'en occupe. Apparemment il pense à moi puisque je suis la seule des enfants de Claire à vivre sur place. Il joint un énième projet de partage que je n'ai même pas regardé car je sais qu'il est plein de fausses informations.

Je regarde assez souvent des vidéos sur les régions de France. Le 30 ou le 31 j'en ai regardé une sur les Cévennes. Dans le courant du reportage on rencontre une femme qui se bat (elle a fondé une Association) pour réhabiliter sur la commune de Vialas en Lozères (48220) le site et les bâtiments d'une ancienne fonderie. J'ai regardé l'emplacement sur Google Maps. Mais auparavant un homme parlait de la mine de plomb argentifère du Puits Ricard à la Grand Combe.

Le lendemain les actualités faisaient état d'un fait divers horrible: dans la nuit un vieil homme, habitant de la commune de Bessèges dans le Gard (30160) avait été victime d'une invasion de son domicile et d'un tabassage mortel. Il a été retrouvé ligoté sur son lit, le visage tuméfié, et mort. Il avait été battu à mort! Ses voisins avaient appelé les gendarmes à la vue d'une échelle qui montait à sa fenêtre, et d'un carreau brisé. Et moi, en donnant du riz aux pigeons j'ai vu une échelle toute neuve allongée devant ma fenêtre. Il y avait d'autres échelles ou plutôt des escabeaux qui étaient rangés contre le mur depuis longtemps, mais celui-là était flambant neuf et en retrait du mur comme pour le rendre plus visible à mes yeux. Je l'ai photographié. J'ai regardé la carte à nouveau et vu que les communes de Ricard/la Grand Combe et de Bessèges ne sont distantes que d'une trentaine de kilomètres, et toutes deux sont des cités minières. Comment n'aurais-je pas fait le rapprochement entre la vidéo vue récemment, le fait divers, et l'échelle neuve devant ma fenêtre?

Ce qui est extrêmement étonnant, c'est qu'à mi-chemin entre Ricard et Bessèges, se trouve le village nommé "le Martinet", et c'est aussi le nom du lieu-dit où s'est déroulé la tuerie de Chevaline il y a deux ans! Aveu inconscient? Cela ne prouve rien évidemment, mais même avant de trouver le Martinet sur la carte j'avais pensé que le crime de Bessèges me rappelait la tuerie de Chevaline par sa violence et par son motif.

Dans le courant du mois j'écoutais sur Youtube une vidéo consacrée aux meilleurs adagios de la musique Baroque. Mais une certaine pièce était vraiment très laide, avec des dissonnances maladroites qui ne se résolvaient pas, et une mélodie étriquée de quelques notes, statique comme une flaque. Alors au milieu des compliments et des commentaires enthousiasmés j'ai mis ma note de désaccord, disant que je doutais fortement qu'un authentique compositeur baroque soit l'auteur de cette pièce pour telle et telle raison. Quelqu'un m'a répondu en disant que ce devait être la mauvaise qualité de l'enregistrement qui était la cause de mon insatisfaction. J'ai répondu que je m'y connaissais assez bien en musique baroque et que je savais faire la différence entre une mauvaise qualité acoustique et une mauvaise composition, que cette pièce était statique et répétitive avec des harmonies horribles.

La même personne m'a répondu qu'il n'y a pas de quoi s'offusquer, que la musique baroque en général est statique et répétitive. J'étais indignée. J'ai écouté à nouveau et cette pièce était vraiment horrible et j'ai répondu que c'était outrageux de dire que la musique baroque était statique et répétitive. Que cette pièce devait être un faux, qu'une personne qui ne connait rien à la musique mais qui a accès à un synthétiseur a pu produire les sons du clavecin et des violons. J'ai aussi indiqué le début (40:20) et la fin (56:14) de la pièce pour que les auditeurs puissent se faire leur opinion. La réponse de la même personne a été très longue. Elle y fait état de son statut d'étudiante en musique ou musicologie comme si d'emblée cela lui donnait une autorité supérieure aux autres auditeurs. Je la soupçonne d'être l'auteur de cette musique très désagréable, qu'elle aura essayé de faire passer pour de la vraie musique baroque, et en lisant les compliments des auditeurs, elle se sera sentie gratifiée comme s'ils s'adressaient à elle personnellement. Pas étonnant qu'elle ait été en colère quand j'ai mis en doute l'authenticité de ladite pièce. Elle a dit que le compositeur de l'adagio en question était J.S. Bach! Quelle audace, quelle malhonnêteté et quelle ignorance d'attribuer cette pièce minable à l'un des plus grands compositeurs! Certains auditeurs ont pris son parti, d'autres on pris le mien, admis que la pièce est très mauvaise, j'ai reçu quelques pouces positifs. J'aurais pu répondre à la longue diatribe mais je n'ai pas voulu me mettre les sangs en ébullition pour si peu. J'aurais pu facilement prendre l'esprit combatif, je sentais que tout était prêt en moi pour rentrer dans la bataille mais à quoi bon? Ce n'était au final qu'une bataille d'egos.

Depuis fin septembre j'ai tricoté au moins deux heures par jour pour me faire un pull avec le même fil de soie et laine. En effet il faut passer un nombre d'heures considérables pour tricoter 250 mailles par rang sur une hauteur de 40cm (cela fait environ 14.500 mailles) et je ne voulais pas que cela traîne alors la seule solution était de faire un gros effort sur une courte période. Maintenant j'ai joint les manches au corps et je fais les diminutions en raglan alors cela devrait être bientôt terminé. Les températures sont restées assez hautes pour la saison, et j'ai eu parfois du mal à m'endormir car j'avais trop chaud sous ma couverture d'hiver installée prématurément.


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